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 T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]

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Ryan Camara

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MessageSujet: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mar 18 Jan - 11:58

&



Je ne saurais dire quelle heure il était quand j'ai ouvert les yeux.. ni quel jour nous étions..
Je n'étais même pas sur de l'endroit où je me trouvais.
Je ressentais seulement le fait d'être allongé et de ne pouvoir penser qu'un minimum..
Autour de moi, tout était calme, la lumière tamisée rendait le plafond beige et les ombres des marbrures suivaient les lignes du relief. Si le plafond me paraissait si près, j'étais alors dans le salon au fond de mon appartement... car ailleurs il y avait l'étage. Sans savoir pourquoi, je n'arrivais pas à bouger.. J'étais allongé, épuisé dans le canapé de cuir écru, le plus chic que le designer avait pu trouver. Cependant le confort avait troqué sa place au luxe, et m'assoupir ici, n'étais surement pas dans le but de prendre soin de mon dos. J'avais à peine la force de lever mon bras pour regarder ma montre, qui je le constata après cet effort herculéen n'était pas à mon poignet.
Je soupire et ne pensa qu'une chose: J'étais vraiment en piteuse état.. Phylis, ne m'avait pas loupé cette fois-ci... Comment ai-je pu croire que je m'en sortirai mieux. J'ai beau intelligent, elle aime blessé les gens..

~ Je venais d'être jeté dans cette salle avec tout le matériel qu'il fallait pour bien faire souffrir n'importe quel cobaye.
Mais ce qui me dégoutait, c'est que je n'étais pas l'un deux, non, j'étais le put*** d'homme de main de Mme Anderson et cette garce me traitait de la même façon que ces répugnants mutants..
Je savais que seules quelques minutes me séparaient de mon sort..
Et j'avoue que cette fois, je ne savais pas ce qu'elle allait me réserver..
Dans la voiture tout à l'heure, j'ai eu comme l'impression qu'elle était lassée de moi.. que maintenant, elle pouvait bien me torturer, ça lui faisait presque du bien.
Deux scientifiques rentrèrent dans la salle, bien informé et prêt à s'occuper de moi.
L'un des deux hommes me menotta les chevilles et les poignets. Je ne pouvais pas me débattre, histoire de ne pas aggraver mon cas pour l'instant. Je n'avais pas peur, mais j'étais en colère..
L'armature de la pièce protégeait les chercheurs de mon pouvoir cependant il n'inhibait pas le mien.
Pourquoi ne désiraient-ils pas me réduire à la faiblesse la plus totale..
Le second homme me posa des électrodes un peu partout, sur mon torse qu'il avait mis à nu, sur mes tempes et sur ma gorge. Elles étaient toutes reliées à des grosses machines et étrangement à un écran.
Je ne compris pas immédiatement, pour l'instant il était sombre et il n'y avait pas d'image.
Il plongèrent la salle dans le noir, pour me déstabiliser, et Phylis entra :


"Ryan, tu sais pourquoi je t'ai puni?"

Je ne répondrais pas.. il fallait que je reste concentré..

"Ryan, nous allons devoir un peu faire le ménage dans ta tête."
"Vous la prenez pour un disque dur ?" osais-je lui demander.

Elle sourit en s'approchant de moi : "Bien sur ma petite machine, je t'articule, te désarticule à ma guise, je profite de toi comme je veux, tu es à moi et c'est CA qui doit rentrer dans ton esprit ou devrais plutôt dire ton subconscient."

Elle fixa l'écran et rigola.. c'est quand je m'aperçus dedans que je réalisa...
Le plus dur aller commencer, et je devais rester concentré.. L'écran reflétait l'intérieur de ma tête. Ce moi là, c'était mon subconscient, je l'ai vite tilté à la vue de sa réaction quand il a compris la situation à travers mes yeux...Il avait l'air penaud mais je venais de lui communiquer à l'instant de rester fort. Je pus alors le voir prendre un air renfrognée et fixer Phylis.


"Tu ne veux pas te laisser faire mon chien-chien" me demanda t-elle en m'ébouriffant les cheveux de sa main..
"Alors nous allons nous permettre de te rendre un peu plus tangible." et l'un des deux hommes m'enfonça les tiges d'un taser dans les côtes, me faisant sous le choc basculer la tête en arrière. Phylis me retint d'une main serrant ma nuque. Je sentais mon ego vaciller mais ne pas lâcher et ne pas ouvrir sa main? Car Phylis ne l'avait surement pas remarqué mais je cachais quelque chose.. de profond, je l'avait confié à mon subconscient et son devoir principal et de se servir ou de protéger tout ce que je lui apporte, et il choisissait quoi faire selon sa volonté.
Mais il semble savoir, ce qu'il tenait dans sa paume, qu'il protégeait au péril de son existence..
Je n'y penserai pas pour ne pas donner de chance à Phylis, mais je savais qu'il avait décidé de protéger Jenny, et enfin en protégeant, tout nos souvenirs, tout ce qui se rapporte à elle.
J'espérais qu'il soit plus fort que moi et qu'il la protège mieux que moi...
La torture avait durée plus de 4h, non stop... j'avais étais flagellé, tasé, mis sous onde électrique pour créer la confusion entre mes conscience... Si bien qu'après avoir facilement perdu 1/2 litre sang et ma respiration, je m'effondra au sol, le regard vide, abbatu.. Elle avait juste eu envie de se venger.. je voyais mon subconscient à genoux, toujours le poing fermé... Je sussura :
"sois courageux, fais le pour elle" et ma vision se troubla.

Phylis me releva alors aidé des deux hommes et me pris la mâchoire d'une poigne forte et ferme ce qui me tira un éclair de douleur toujours plus intense que les précédents.


"Qu'as tu dit Ryan? Répéte-le où je t'achève!"
finit-elle par me hurler dessus.

Je ne répondis pas, cet ultime effort pouvait bien me coûter la vie, tant qu'il pouvait sauver celle de Jen'

Les sbires me laissèrent alors tomber, me frappèrent à tour de rôle avec un barre de métal et mon dernier regard se portait sur Phylis, quittant la pièce, et rejoignant derrière la vitre Natasha Greene !
Si je ne perdis pas la vie à ce moment là, je n'en étais pas loin.
~

Je me souviens avoir repris connaissance devant la porte de mon appartement... agonisant..
Il ne fallait pas que l'on me trouve dans cet état là.. mais j'entendis une voix dans mon dos..

"Oh mon dieu, Monsieur Camara, que vous est-il donc arrivé?" me demanda t-on en s'approchant de moi.

C'était Breny, le vieux concierge... Il fallait que je m'occupe de lui, qu'il m'aide et qu'il oublie ce qu'il venait de voir.
Je récupéra toutes les forces de mon corps, le rendant ainsi aussi mou qu'un mort tout frais, et les confièrent à mon esprit qui souffrait. Je ferma les yeux et pénétra la conscience affolé du gardien de l'immeuble et le força à m'aider et à me faire rentrer dans mon appartement.
Le vieil homme me souleva tel un zombie, et me déposa sur le canapé dans le salon et il me fixa comme un chien attendant un ordre. Je nettoya quelques un des souvenirs et l'envoya faire une course assez loin, pour qu'il ne se réveille pas immédiatement. Ce dernier effort m'avais achevé, j'entendis la porte se fermer, et je m'évanouis sur ce sofa.

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Ryan Camara

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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mar 18 Jan - 20:56

Je fixais le plafond, je ne savais pas quoi penser... servais-je toujours le centre où m'avait-on ramené chez moi pour me faire comprendre que j'étais congédié?
De toute façon dans l'état où j'étais, je ne pouvais pas servir grand monde.. Ni les filles des bars, ni le monde, ni le centre, ni Jenny... non jenny, il fallait que je l'oublie, si je ne l'avais pas croisé ce soir là, j'aurai pu ce soir continuer à vivre ma petite vie.. Si j'essaye de me trouver une excuse en me disant que c'était de ma faute, ma conscience avait elle bien compris que ce n'était qu'un début de jalousie.. surement le fait d'être seul constamment, et d'entendre un fille que vous appréciez vous dire qu'elle vous aime, enfin qu'elle vous aimais.. vous tombiez de haut à tout en bas, à une vitesse phénoménale,vous croyais que votre quotidien va changer et paf il aurait pu changer peut-être il y a longtemps...
Voilà comment je m'en résolu à rapidement retourner travailler et redevenir le méchant que je suis vraiment.. cette espèce de moi sentimental m'épuise et de toute façon à quoi bon quand vous savez que vous plaisait pour vos sous, ou que vous "plaisiez".
Et il est vrai que le conflit coeur-esprit m'empèche d'utiliser mon plein pouvoir, et j'avoue que pour le mutant que je suis devenu c'est assez frustrant !
Mon coeur s'est laissé une chance, une chance qu'il a imaginé en n'écoutant pas la terminaison correct du verbe aimer utiliser par Jenny. Lui supposait du présent, elle repensait au passé.. mais jamais sur l'onde logique il n'y avait de futur programmé.
Je me rendit compte à quel point malgré mon état physique pitoyable, j'arrivais à philosopher. Comme quand j'avais trop bu.. en pensant à boire, si j'avais la force de me lever j'irai me chercher un verre, un bon verre de ce whisky anglais.. au moins l'ébriété aurait pu justifier mon état et mes reflexions.
Mais je restais là dans ce canapé, et je fixais le plafond incapable de donner suite aux prochaines heures.. J'étais perdu et je n'aimais pas les problèmes sans solution immédiate...
Et si tout simplement j'essayais à présent de me remettre en état physique et mentale.. car les bleus et les plaies n'étaient rien face à l'image de mon subconscient agonissant pour me protéger... A m'écouter, je suis devenu un vrai schyzofrène.. on est beaucoup dans ma tête mais c'est moi le chef.. je me mis à rire de ma blague stupide...et la contraction de mes muscles me tirèrent un rictus de douleur cette fois. Il fallait bien de toute façon que je me lève, au moins pour rejoindre la salle de bain, me changer, me soigner et me laisser glisser dans mon bain.. Un bain chaud pour renouer avec une certaine vapeur mentale.. Oui pour dire de telles conneries, je devais être en piteuse état.
Je me redressa pas sans mal mais ne me leva pas, de peur d'un vertige.. Je pris tout mon temps, de montrer à mon corps qu'il avait encore la force de me bouger jusqu'à la salle de bain. Et c'est ce qu'il fit... d'un pas lent et hésitant mais me tenir droit me permettait de ne pas oublier qui j'étais : le grand et puissant Ryan Camara..
Assis sur le bord de ma baignoire d'angle, dont j'avais mis l'eau et la fonction remous en marche. Je commença par retirer ma chemise, taché de sang et abimé à de nombreux endroit, dire qu'elle finirait à la poubelle au prix qu'elle coûtait, cela m'embêtais un peu mais je dirais que l'argent que j'ai me rendra la tache de reconquérir l'une de ses merveilles en soie assez facile. Je nota quelque chose dans la poche, je sortit un papier, écrit de manière rapide.. Je me souvins immédiatement.. Jenny s'était collé contre moi et m'avais glissé cette lettre, il fallait que je la lise mais plus tard... mais plus tard quand? quand je serai mort pour lui sauver la vie, quand elle aura tout dit à Seth, et que ce dernier vienne m'attraper pour me faire la peau.. ayé je repartais sur la bonne voie, ma conscience s'était remis en tête la bonne chose: la colère pour "eux" cependant c'est en jetant la feuille en l'air et qu'elle atterri sur la surface de l'eau que mon subconscient me fit tendre le bras pour la récupérer et la faire sécher. La baignoire était remplie, je fini de me déshabiller et me glissa dans l'eau brulante qui titilla chacune de mes plaies.. mais une fois dedans je fermais les yeux.. pour un tête à tête avec moi même. ou tout d'abord de la relaxation, histoire de détendre mes muscles meurtris par les coups de taser répétés..
Une bonne demi-heure après, de ma main pleine de mousse j'attrapai la lettre de Jenny et me mis à la lire..

C'était écrit sur le vif. Elle avait déballé tout ce qui lui passait par la tête, ce qui s'oppose à l'organisation constante de chaque chose que je fais. Mais sa franchise enfantine me paraissait loin, ainsi me parler du passé.. de Seth.. alors lui, j'aurais surement du le tuer.. Stupide comme elle dit, j'ai était stupide... j'étais devenu un homme et le protecteur qu'elle avait vu en moi, n'avait pas été assez intelligent, erreur de jeunesse surement, pour voir à quel point elle m'aimait bien.. je croyais qu'elle avait juste besoin de ne pas être seule et avant que je devienne celui que je suis vraiment, j'avais encore de la compassion.. J'étais à ses côtés, moi aussi j'aimais bien cette Jenny là, mais aujourd'hui petite fleur fragile est devenue une forte orchidée, bien décidée à se battre contre le centre, son copain lui, à m'abattre... On est vraiment mieux tout seul quand on sais que la personne qui vous touche le plus, vous aime au passé. Je crois que je ne désire pas me faire du mal ainsi... penser à elle, la nostalgie est la plus grande source de faiblesse.. Si elle ne veut pas être mon présent à quoi bon alors me soucier d'elle qui s'est trouvée la vie qu'il fallait avec les gens qu'elle voulait..
Voilà.. les dernières touches de gentillesse venaient de se dissoudre dans mon bain.. A quoi bon, être de ce côté, si ce n'est pour servir personne.. Je me sentais vide et je laissa les heures continuées à me détendre dans ce bain.
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Jeu 20 Jan - 17:50

Voilà que je me rendis compte que j'avais barboté jusqu'après l'heure du souper.
Mon corps encore endolori des coups et de la fatigue se sentait tout de même mieux et je songea malgré mon état de sortir.. oui ce soir j'avais envie de sortir, pour moi, pars pour aller traquer.. rencontrer quelques jolies filles qui feront semblant de m'apprécier le temps d'un soir..
Je repense à ma mère qui disait à toutes ses copines: "Oh voyez comme ryan est mignon, il va vite se trouver une jolie femme et nous annoncer que bientôt nous serons grand-parents." et elles et toutes ses amis se mettaient à pouffer de rire comme des pintades, comme je n'aimais pas ces tea's party qu'elle aimait organiser et à mon souvenir, mon père n'appréciait pas ça non plus, ne pouvant travailler en paix.
Mais ce temps est loin, un peu comme tout le reste d'ailleurs.. ainsi je finirai seul et esseulé..
Cela me fit rire et je m'abandonna à ce moment avec moi-même.
Je sorti du bain et attrapa la serviette pour me sécher.. Mon corps était couvert de bleu et de plaies qui cicatrisaient bien tant que mal. Je resta un moment comme ça nu, devant le miroir à me contempler et il me sembla apercevoir mon CES (cogito ergo sum) à mes côtés.
Je commencerais à insinuer sois que je suis fou, sois que je suis en train de développer mon pouvoir au point de ne plus être seul physiquement.. mais cela restait surement que ma tête mais il était bon d'être en compagnie de soi-même...
Je me traina gentillement vers mon dressing la serviette autour des hanches.
Ah mon dressing, je l'aimais bien.. parce que je choisissais toujours des vêtements très classe chez les plus grand tailleurs
J'enfila un polo à carreaux dont je raffolais, que je compléta d'un veste sans manche, très élegante. Et je fini de m'habiller et chercha mes lunettes. Elles étaient sur la table basse, près de là, où le gardien m'avait posé.. En me penchant, j'eus un vertige qui me fit douter de la bonne idée de sortir qui me trottait. Mais bon j'avais envie de changer d'air pour aujourd'hui, enfin pour ce soir, vu l'heure.
Je quitta l'immeuble discrètement et pris le premier taxi pour la boite la plus près... pour souffler un peu.
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Sam 22 Jan - 1:00



Je me réveillais lentement, il devait être aux alentours de neuf heures et demie. Le soleil venait à me caresser de ses rayons transperçant les rideaux, j’avais passé une nouvelle nuit à faire ce cauchemar qui tourne en boucle dans ma tête, je sors du train, en entendant de la musique je me dirige vers elle, seulement au bout de quelques minutes je commence à me faire pourchasser par quelqu’un qui au bout d’un moment me coince dans un cul de sac, je ne voit pas son visage, impossible de dire si c’est un homme ou une femme, seul ses mains sont éclairées, l’une tient un scalpel et l’autre une seringue, alors qu’il ou elle s’approche de moi, je veux ouvrir la bouche pour crier mais aucun son ne sort de ma gorge et c’est à cet instant que généralement je me réveille. Et cette nuit ce fut le même rêve, la même fin… le même réveil vers les quatre heures du matin, le cœur palpitant et le souffle court. J’avais un peu de mal à me rendormir mais au bout d’un certain temps, et forcée de constater que j’étais bien dans ma chambre aux côtés de Seth, je me résolvais à me rendormir enfin.

Il était donc neuf heures et demie, je m’éveillais, mais, seule. Seth n’était pas à mes côtés et je me trouvais seule dans le grand lit de la chambre. Etrange. Je me levais en prenant soin d’éviter une nouvelle fois le coin de l’armoire dans la quelle j’avais l’habitude de m’éclater le petit doigt de pied en voulant ouvrir les rideaux. C’est la première fois en plusieurs mois que ça ne m’arrive pas… coup de chance surement. J’ouvris donc le rideau laissant pénétrer la lumière à l’intérieur de la pièce, il faisait beau et je devais avouer que c’était plutôt agréable de voir le soleil briller sans aucuns nuages à l’horizon. Je me redirigeais vers l’armoire et en tira de nouveaux vêtements, je n’avais pas l’intention de sortir mais j’avais toute fois envie de me faire coquette, certes, comme à mon habitude, mais aujourd’hui plus que les autres jours, allez savoir pourquoi… Je pris donc une robe légère blanche avec un cache-cœur noir et les escarpins qui vont avec. J’allais donc dans la salle de bain et pris une douche bien chaude, je laissais l’eau couler sur mon corps, la laissant le réveiller doucement et agréablement, tous mes muscles se détendirent un à un me laissant une sensation de bien être envahissante.
Une fois sortie de la douche je filais m’habiller, et m’apprêter. Toujours aucuns signes de Seth, de plus en plus étrange. Personne ne pouvait me dire où il était allé. Je commençais à croire que notre discussion d’il y a deux jours le perturbait toujours…

Je retournais dans la chambre voir s’il n’était pas revenu entre temps, rien, de plus sa veste était, quand à elle toujours posée sur le bureau, elle n’avait pas bougé depuis hier soir. Je m’enfonçais dans le bizarre. Je pris sa veste que je secouais un peu pour faire tomber quelques peluches qui s’y trouvaient et c’est alors qu’un papier étrange tomba de sa poche, je rangeais la veste dans l’armoire et attrapa l’objet de ma curiosité. Lorsque je le dépliais je trouvais une adresse griffonnée à la va-vite, l’écriture du jeune homme était bien reconnaissable « rue Zanaro W. Swich, 3ème étage. -> R.C. » Pourquoi inscrire une telle adresse ? S’il se situe au troisième étage… pourquoi écrire Rez-de-chaussée à côté… Oh non je viens de comprendre… Jenny you really are an idiot ! R.C. c’est loin d’être rez-de-chaussée, et j’ai d’autant plus sous-estimé la colère que pouvait avoir Seth… R.C. … Ryan Camara. Bon sang mais qu’est ce qu’il s’était mis en tête encore… et c’est moi qui joue les dangereuses hein ! Je glissais le papier à l’intérieur de mon soutien-gorge maudissant l’inventeur de la robe qui n’a pas pensé à nous mettre des poches dessus. D’un côté rare étaient ceux qui allaient te fouiller jusque dans ton soutif… ‘fin bon. Je pris le même papier, imitant l’écriture de Seth, et griffonna une autre adresse à l’autre bout de la ville, le reglissant dans sa poche et en reposant la veste sur le bureau comme à l’origine. Ni vu, ni connu. A mon avis il n’y est pas encore allé. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas pris le papier, ni sa veste, il ne sort jamais sans sa veste !

Je ne pouvais tous simplement pas cautionner ça. Il me dit que c’est moi qui joue avec le feu mais lui il se met à découvert volontairement, par orgueil ou machisme j’en sais rien du tout, je n’ai jamais été confrontée à une telle situation avant. Je me devais aussi de prévenir Ryan… mais comment… Je repensais au petit bout de papier collé contre ma poitrine, Seth m’en voudrait surement… mais il n’en saura rien, déjà que je n’aurais absolument pas lui parler de l’autre soir, ça il n’en saura rien du tout point. Ca m’évitera de me faire engueuler comme une gamine que je ne suis plus, et de deux ça évitera au autres d’en partir de la tension qui règne entre nous depuis, on sent que le sujet peut retomber à tout instant sur le tapis et que la chose allait s’envenimer. Alors autant ne rien dire même si nous en avons gros sur la patate comme dirait l’autre. La chose étant tout à fait réfléchie je me décidais à sortir et à aller à cette fameuse rue Zanaro W. Swich, au 3ème étage. Je ne sais pas si j’allais être la bienvenue mais après tout, je m’en fou. J’attachais correctement mon cache-cœur et sortis donc de la grotte avec précaution pour ne pas me faire suivre, je croisais Abbigail et lui demanda, s’il elle croisait Seth, de lui dire que je suis allé me balader dans les bois. Au moins le temps qu’il le ratisse, je suis peinard. Je n'avais pas pris mon téléphone portable pour la simple raison que je n'allais pas le mettre lui aussi dans mon soutien-gorge. A cette pensée j'eus un petit sourire, je me trouvais parfois stupide.

Je m’enfonçais enfin dans la ville, cherchant sur les plans du métro ou pouvait bien se trouver cette foutue rue Zanaro machin chose. Au bout de dix minutes d’investigation il s’avérait que je n’étais pas loin. Plus je m’en approchais, plus les rues devenaient de plus en plus chic, tu as même l’impression que les réverbères te snobent… Enfin, je me trouvais devant la porte de l’immense immeuble apparemment récent. Malheureusement il fallait une clé pour pouvoir ouvrir l’entrée. Ah mais aucun souci, il suffit juste d’un petit tour de poignet et je peux facilement faire bouger le verrou à l’intérieur pour qu’il me laisse entrer. Suffit juste d’être discrète, faire semblant au moins que j’ai une clé. Les caméras ne me louperaient pas, déjà, ne pas montrer mon visage serait parfait. Discrètement, je bougeais les doigts et la caméra de l’entré dévia de son objectif se tournant contre le mur, je pus alors m’approcher sans mal et faire ce que j’avais à faire avant de remettre l’espionne sur son axe. Bon et bien maintenant 3ème étage… Par précaution je préférais prendre les escaliers, on ne sait jamais sur qui ou quoi on peut tomber. Le luxe dégoulinait des murs et des décorations, à tel point que ça en devenait, pour moi, vulgaire. J’avais certes un gros montant sr mon compte en banque que je n’avais pas touché depuis belle lurette, j’ai toujours eu de très grosses sommes mais ce n’est pas pour autant que j’aimais l’exhiber. Pour moi, l’argent n’est pas une caractéristique propre à une personne, tu ne regarde pas le compte en banque de quelqu’un pour devenir son ami, enfin… je pense ? Personnellement non. Je m’en fou, qu’il y ait un ou dix zéros derrière le chiffre des unités je m’en fou totalement.

Au bout de deux à trois minutes je me trouvais au 3ème étage devant la porte de Ryan. Comment je le sais ? C’est la seule porte où la sonnette n’avait pas de nom d’indiqué… élémentaire mon cher Watson. Il était aux alentours de onze heures, quelque chose du genre. J’allais me mettre à toquer doucement mais je remarquais que la porte était légèrement entrouverte. Le stress me pris soudain au ventre. Et si Seth était déjà à l’intérieur ? Et si j’arrivais trop tard pour prévenir Ryan ? Je poussais lentement la porte m’introduisant dans l’immense appartement, la refermant derrière moi. Et dire que j’avais pratiquement le même à deux ou trois choses prêt. Je n’entendais aucun bruit, sur la table du salon, un verre de Whisky et sa bouteille, surement anglais à le regarder ainsi. Il y avait un silence de mort dans l’appartement, ce qui n’avait rien de rassurant. Je continuais ma progression, ne trouvant aucun signe de vie, même pas un poisson rouge. Je passais devant la salle de bain ou je vis une chemise ensanglantée dépasser de la panière à linge. Mon cœur se serra avant de faire un pique dans sa vitesse de course. Après le stress c’est au tour de la peur de faire son entrée dans ma tête.

Je m’approchais de la chambre dont la porte était légèrement entre-ouverte elle aussi, je fermais les yeux, prenant une grande inspiration et la poussa, retenant mon souffle. Je ne vis que Ryan allongé sur son lit, entrain de dormir. Toute la pression et la peur redescendirent en flèche, un sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je poussais un soupire de soulagement. J’étais, semble t’il, pile à l’heure. Seth n’avait pas l’air d’être venu et Ryan dormait comme un bébé… bien alcoolisé ont dirait. Je retirais mes chaussures que je posais à côté de la porte, et, sans bruit m’installa tout contre le jeune homme, assise, le dos contre la tête de lit, essayant de faire le moins de bruit et de mouvements possible. Il était bien enfoui sous la couette, et je ne pus m’empêcher de sourire en le voyant ainsi. Je passais doucement ma main dans ses cheveux, comme ça il avait l’air si inoffensif. Le subconscient prenant alors le relais, j’avais l’impression de le revoir à mon arrivé au Centre. Je continuais de passer tendrement ma main dans ses cheveux ne voulant pourtant pas le réveiller. Je détachais mon cache-cœur de l’autre main, il n’y avait pas de vent ici cela ne servait donc à rien de le laisser attaché. Je redoutais un peu l’heure de son réveil sois j’allais avoir droit à une engueulade dans les règles de l’art, soit j’allais avoir droit à l’incompréhension total avec des yeux globuleux et un effet de surprise gigantesque, soit j’allais… finir au Centre…. Ou bien alors j’allais avoir le droit au mix des trois ? Je n’en savais fichtre rien.

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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Sam 22 Jan - 14:09

C'est la nuit la plus étrange que j'avais pu passer.. dans la boite la plus ringarde que j'avais pu trouver... et ce mutant Liam.... vraiment très étrange...pour tout dire, je ne me souviens pas trop de ce qui s'était passé... mais il me semble que personne d'autre que la fatigue, l'alcool et la douleur avait eu raison de moi.. J'étais rentré chez moi ivre et seul, ce catin ne remplaçait pas une jolie fille qui aurait surement pris de soin de moi. J'aurais du aller au Mood-killy bar, là-bas, j'y adorais l'ambiance et les filles connaissaient et aimaient bien Ryan Camara... Certes ma réputation de snobinard était presque détesté de tous, mais ces gens qui critiquent ne vivent pas dans notre monde.. La vie aisé, l'étiquette fils à papa, riche et possédant ce qu'il veut, humain ou matériel, rendait ces gens en dehors de notre univers quasi exécrable à notre encontre et à notre existence.. Cependant je le vivais vraiment bien, ce luxe, ces choix d'achats multiples, ce pouvoir et ce regard de haut sur le monde, j'adorais !!! Et discuter ou boire un verre avec les filles du mood-killy, se trouvant être des bonnes filles à papa, bien fringués, plutôt mignonne ou ayant payé pour l'être me rendait quelque peu jouissif.. Oui j'aimais mon monde..
Mais hier, vu le déroulement de ma journée et de mon épuisement, je n'avais ni la force, ni le courage de me présenter à ces charmantes donzelles dans cet état.. Elles qui pensaient que j'étais un brillant avocat, comment aurais-je pu leur expliquer les cernes, et les bleus si la nuit s'était prolongée chez moi? Alors je m'étais fais allié avec l'alcool pour la nuit et d'une force incommensurable, j'étais arrivé à me ramener chez moi, accompagné d'un gigantesque mal de tête. Mon appartement de célibataire désespérément vide de toute âme vivante. J'avais tout de même noté que dans le grand espace qu'offrait mon T6, y trônait pas un bazar monstre mais un peu de rangement quelque peu nécessaire ne serait pas inutile. En me disant ça j'ai réalisé à quel point la soirée avait été banale et contrastait pas mal avec les évènements de la veille et ma vie réelle.. Moi, Ryan Camara, sbire de mesdames, Anderson et Greene, j'avais passé une soirée normal bien que peu jubilatoire.. loin de la traque du centre et de mes ennemis les rebelles.. Je m'étais avachi dans mon grand canapé et j'avais pour finir d'imbiber mon corps, pris un verre de ce Whisky qu'un de mes cousins de Standford m'avait envoyé lors de son voyage en Angleterre. Fort bon, dois-je dire, et j'étais satisfait de pouvoir encore apprécier un verre de whisky, vu mon taux d'alcoolémie..
Je resta un moment planté là, à fixer la bouteille dont les dorures ambrées dansaient langoureusement dans leur prison de verre.. Je remerciai l'alcool de m'avoir offert cette liberté et cette sensation de bien-être pour ce soir et je souris bêtement et malgré-moi à la bouteille.. unique compagnon de jeu de cette soirée simplement banale..
Je me leva et bien sur comme sur un bateau, un seul mouvement me vint, celui de tanguer.. fortement à gauche, manquant de peu de m'éclater la tête sur la colonne, fortement à droite, manquant de peu une fois de plus de me ramasser au sol en rigolant.. hélas.. le sol m'avait attiré à lui plus douloureusement que j'avais prévu, et je rigolais bêtement en massant mon une blessure à mon bras qui en tombant dessus s'était ré-ouverte... J'étais bien à rigoler tout seul par terre mais j'aurais il me semble était mieux à rigoler tout seul dans mon lit, me supposa soudain mon CES. Ivre mort, le regarde dans le vide, je me mis à lui dire :

"Ah, tu es revenu toi !! tu fais du gringue aux filles de basse-cour et tu disparait.."

Inconsciemment, je me parlais à moi-même sans réaliser le sens de mes mots, ni la présence de mon interlocuteur..
Ryan, mon grand, il était temps que tu regagnes ta couette et vite... avant de t'endormir bêtement sur le tapis en mohair au milieu du living.
Aussitôt dit aussitôt fait, j'avais même eu la bonne idée, de passer un moment dans la petite salle de bain, adjacente à ma chambre pour me laver les mains, me passer le visage à l'eau d'avène et de me laver les dents, de défaire ma chemise déjà à moitié déboutonnée, et de quelques pas titubant finir ma course torse nu sur ma couette, étalé de tout mon long. Mes dernières forces me servir à retirer mes chaussettes en cachemire et mon pantalon et dans un ultime mouvement, me glisser sous la couette bien au chaud.

Une nuit paisible s'annonçait, car l'esprit trop embué pour rêver, je dormirai d'une traite pour me réveiller dans quelques heures, hs, mal de tête et gueule de bois mais surement heureux..

Mon réveil avait sonné onze heure mais sa faible amplitude sonore n'avait pas atteint les méandres de mon esprit encore empatté d'alcool. Ni le fait qu'une personne pénètre chez moi et vienne s'installer à côté de moi, dans mon lit.

"Bonjour Jenny, que fais-tu là?" demanda une voix qui provenait de vers la salle de bain, d'une personne accoudé à la porte de la pièce.

Enfin une personne était un fort grand mot et je pense que le fait que Jenny soit télékinésiste l'aidait pas mal à voir qui c'était.. c'était moi.. enfin non pas moi, mon subconscient, mon ami cogito ergo sum, bref la partie enfouie de l'être, qui cache nos tréfonds, nos souvenirs et nos envies refoulées, celui avec qui les personnes possédant mon don pouvait interférer et communiquer..

Mais là, l'on m'aurait cru, posé contre cette porte me fixant donc moi en train de dormir et cette fille posait à mes côtés.
Mon CES s'était semi matérialisé et avait réussi à adresser la parole à Jenny.
Sans savoir comment cela, était possible, l'évolution de mon pouvoir devait y être pour quelque chose. Cependant, il y avait bien deux Ryan distinct dans la pièce.. l'un qui commattait sous sa couette et celui qui fixait Jenny d'un air interrogateur et protecteur.
Mais la faiblesse de mon état mentale ne pouvait surement donné vie à mon CES que momentanément et il était supposé que dans quelques instants, nous serions de nouveau seul, rien que tout les deux..
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Dim 23 Jan - 2:13


Le jeune homme semblait dormir profondément. Je continuais doucement de passer ma main dans ses cheveux, il ne semblait pas m’avoir remarquée ni même avoir senti que je m’étais introduite chez lui, puis, installée à ses côtés. Ce qui est, quand on y pense, assez dangereux. Une personne souhaitant sa mort n’aurait même pas eu besoin d’entrer par effraction, on lui avait déjà mâché tout le travail si je puis dire. Puis je fus interpelée par quelques traces suspectes sur ses épaules, curieuse comme je le suis-je décidais de soulever un peu la couette, je restais, à la limite du choc, les yeux rivés sur son dos couverts de plaies en tout genre… et fraîches en vue de la couleur rouge vive qui faisait leur contour. Mon dieu Ryan… mais qu’est ce qu’ils t’ont fait… comment peux-tu supporter tout ça ? Il devait avoir souffert le martyre, le nombre incroyable de blessure laissait sous-entendre un acharnement totalement inhumain sur le jeune homme. Il faut être fou pour cautionner de tels actes, encore plus pour es commanditer, et tel que je connaissais la garce elle avait dut assister avec plaisir à la séance de torture… J’étais complètement dégoutée, aussi, pour éviter qu’il n’ait froid je reposais la couette sur son dos en prenant soin de couvrir ses épaules. Il ressemblait à un enfant lorsqu’il dormait, au moins, pendant ce temps, personne ne lui fait de mal, il ne ressent les émotions de personne, il n’entre dans la tête de personne, il se repose tout simplement, se ressource, se répare.

Je me laissais glisser pour m’allonger au lieu d’être assise, j’avais un mal de dos horrible depuis plusieurs jours, et à vrai dire je ne me sentais bien que lorsque j’étais allongée. Ma main glissait toujours dans ses cheveux, non pour le réveiller, non, je resterais là à le regarder dormir autant de temps qu’il lui faudra pour se ressourcer complètement. Si je faisais ça c’était pour une raison que j’ignorais totalement. Là aussi je ne savais pourquoi, mais je me sentais sereine, alors qu’en réalité un sentiment de peur et de stress devrait m’envahir, après tous, je me trouvais dans l’antre du loup… Or, je ne ressentais pas ces sentiments, juste une grande sensation de bien être… Bien loin d’un sentiment normal, doté de sens, mais, après tout, tous le monde me disais qu’en ce moment je n’avais rien d’une personne sensée et normale, à commencer par Seth. Mon dieu s’il savait que je ne trouvais ici je ne donnerais pas cher de ma peau… A vrai dire je ne sais même pas s’il resterait quelque chose de moi. Mais au moins, j’avais indiqué une autre adresse sur le bout de papier dans sa poche au moins il sera loin d’ici, et loin de se douter que je m’y trouve. N’empêche j’aimerais bien voir la tête qu’il va tirer lorsqu’il va voir la tête de mon ancien employeur et directeur du plus grand journal de Washington à la place de Ryan… A cette pensée j’eus un rire léger. Ah j’aimerais bien être une petite souris pour voir sa tête et ne rien comprendre. Il va finir par croire que le don de Thomas n’est pas infaillible lorsqu’il s’agit de repérer un mutant. Oui Thomas avait ce don spécial de pouvoir repérer ses congénères et ce, peut importe leur localisation sur la planète, il vous suffit d’en faire une description détaillée et poussée, de donner quelques renseignements sur sa vie tel que l’âge, le nom, le prénom, le lieu de travail et le tour était joué. Autant dire : fascinant.

Quand j’y repense, Set m’avait dit que nous ne parlerions plus de ce qui s’était passé rue Sheldon Edward, que c’était une page de tournée… Il m’avait eu en beauté à essayer de tenter une opération kamikaze dans mon dos. Et le pire c’est que je ne savais pas s’il avait décidé de venir seul, ou accompagné. Peu m’importe, il me l’avait caché et ça j’ai du mal à l’avaler… J’avais eu la franchise de lui dire ce qu’il s’était passé et lui agit en secret… Je me demande le quel est le plus mature des deux du coup, il était le premier à me faire la morale et puis finalement c’est « fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais » et ça, ça à le don de me porter sur les nerfs plus que l’on ne pourrait l’imaginer.

Soudain, je sortis de ma torpeur interpellée par une voix que je connaissais bien et qui semblait se trouver dans la salle de bain. Lorsque je redressais la tête ce fut comme un choc. Je poussais un cri de surprise en observant la scène. Ryan se trouvait devant moi, appuyé contre la porte, me fixant, on dirait, avec une pointe de tendresse. Je tournais la tête vers celui qui dormait à mes côté, puis vers celui qui se trouvait contre la porte, répétant le processus un nombre incalculable de fois. Sois j’étais folle, sois vraiment fatiguée, sois je rêvais, soit il y avait un mutant capable de prendre l’apparence des autres juste en face de moi, ou à côté qui sait, ou bien alors ce n’était rien de tout ça et il y avait bien deux Ryan dans la même pièce.

« Bonjour Jenny, que fais-tu là? »

« Je… Je… Qui êtes-vous ? C’est quoi ce délire ? »

Ce fut les seules paroles que j’arrivais à articuler, je m’étais rapidement rassise ramenant mes jambes contre moi les entourant de mes bras. Je ne comprenais rien à ce qu’il se passait… et si c’était l’évolution logique de son pouvoir ? Et s’il avait le don de dédoubler ses consciences au-delà de sa propre volonté. Si c’était le cas, combien de temps cette illusion allait demeurer ? Je restais là à fixer le Ryan de la porte n’arrivant plus à détacher mes yeux de lui. Je restais là pendant quelques instants espérant une réponse à mes questions. Cependant au bout d’un court moment je ne pus m’empêcher de secouer doucement mais vivement le Ryan endormi ne quittant toute fois pas celui qui se trouvait dans l’embrasure de la porte.

« Ré… Réveilles-toi… Debout… s’il te plait… J’ai peur Ryan... S'il te plait... Je t'en pris réveilles-toi... »

Effectivement ça me foutais à moitié les jetons une telle scène, j’avais l’impression de voir… un fantôme. Car je sentais bien que le jeune homme à mes côtés était bien réel, je sentais sa peau, ses os, la chaleur si douce de son corps, je pouvais entendre sa respiration si calme, alors la personne en face de moi ne pouvait pas être faite de chaire et de sang. C’était tout simplement impossible, c’était une sorte de fantôme d’hologramme en quelque sorte une projection astrale ou quelque chose dans ce genre là. Je me faisais un peu plus pressante pour le réveiller, j’avais de plus en plus la trouille réalisant que non, je ne rêvais pas.

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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Dim 23 Jan - 12:38

Toujours endormi, mon CES me regardait dormir me surveillant tout en surveillant Jenny.
Il restait là à la fixer, satisfait d'avoir pu exister et enfin rencontrer pour de vrai Mademoiselle Jenny Alice Shepard, celle dont il avait pour "mission" intérieurement de la protéger. Car Ryan, protégeait malgré lui la jeune fille, ses sentiments, c'est son CES qui les avait, il était le coffre-fort des secrets de Ryan et dans cette boîte blindé se trouvaient les sentiments amoureux de Ryan. Voilà pourquoi mon CES à cette porte paraissait si attentionné pour Jenny.

Quand elle nota la présence de mon CES, Jenny fut prise d'une légère angoisse..
Il fallait comprendre, elle avait déjà peur d'un Ryan, alors de deux !
Je sentis tout d'un coup, que l'on essayait de me sortir de mon sommeil, mais ma torpeur physique, surement liée à l'alcool que j'avais ingurgité m'empêchait de réagir pour le moment, laissant mon CES en paix pour s'expliquer un peu.

"Ne le réveillez pas, il est épuisé"

Elle continuait à me secouer et je commença à comprendre que quelqu'un s'acharnait sur mon sommeil..

"Nous nous sommes battu pour vous, il est mon corps et mon esprit, je suis le fond de sa tête et de son cœur, je suis son subconscient, la matérialita de ce que les gens ont au fond d'eux et dont lui à la capacité de communiquer librement avec et depuis peu de me laisser vivre comme une seconde personne, à pars entière.
Cependant tout ça est encore fragile, mêler conscient et inconscient mène bien souvent à la folie et à la déperdition mais le pouvoir qui s'en extrait, l'union des deux niveaux de conscience est une chose mentalement impressionnante et redoutable.. c'est comme d'avoir toutes les cartes sur table, sans avoir aucun doute sur soi-même... mais il ne maitrise encore pas grand chose, il doute tellement et mélange tout, la haine qu'il a pour les vôtres comme votre ami Seth et l'amour qu'il a pour vous, lui font des conflits cœur-esprit si violent qu'il pourrait en perdre la raison ou même la vie... cependant tout ça se maitrise et nous pourrions marcher l'un à côté de l'autre lui et moi et quand nous y aurons travailler, ce jour là, il sera invincible, car il est le jour, l'actuel, je suis la nuit, la partie caché.. associé nous ne douterions plus et plus rien ne ferait vaciller notre volonté.. Mais je suis également ce que l'on appelle sa raison, celle qui lui conseille les actes à exécuter, qui recueillie ce qu'il a de plus cher au fond de lui et sachez que c'est vos souvenirs que physiquement il m'a demandé de protéger quand Phylis s'en est pris à nous.
Jenny, je suis Ryan et je vous aime.."
fini mon CES avant de disparaître.

Il avait disparu car je venais bien tant que mal d'ouvrir un œil, un peu ébloui, par le rayon de lumière qui passait par la porte entrebâillée.
C'est quand j'ouvris le second, que je nota la présence de Jenny, recroquevillée sur elle-même apparemment désappointée et qui continuait à me secouer en fixant la salle de bain. Étrangement, je ne m'étonna pas de sa présence, comme si j'étais déjà au courant qu'elle était là et posa ma main sur la sienne qui vivement continuait à me balloter comme un sac à patate..

"Calme-toi, y'en a qui dorme.."
lui annonçais-je tout bas, tout en essayant de dégourdir mon cerveau de la mélasse d'alcool qui collait mes neurones..
Je tira la couette jusqu'à ma taille et étira mon bras droit qui me tira une grimace de douleur... certaines plaies étaient encore douloureuse..
De ma main libre, je me passa la main dans les cheveux et me frotta les yeux, mais sachez une chose, le réveil est toujours la chose la plus difficile après une bonne cuite. et j'aurais bien retirez la couette jusque sur ma tête pour me rendormir, jusqu'à que mon CES qui avait bien gentillement repris sa place au fin fond de ma boîte crânienne me pinça pour me rappeler la présence "anormale" de Jenny dans mon lit..
Mon esprit de mâle lui ne voulait pas chercher à savoir pourquoi j'avais cette jolie fille dans mon lit et n'avait qu'une envie : en profiter.. cependant certaines pulsions n'ont aucune chance contre mon CES totalement éveillé qui gouvernait ma tête, bien qu'il se rendit compte qu'il contrôlait difficilement certaines réaction de mon corps...

"Puis-je te demander ce que tu fais dans mon lit, avec une frousse pareil..
Je ne suis pas un monstre ou alors le souvenir que j'ai de ma soirée n'est pas celui correspondant à la réalité et dans ce cas, je ne peux répondre de mes actes..."
commençais-je à lui dire.

J'étais étrangement calme mais surement que l'engourdissement me tenait encore assez peu réactif et il valait mieux pour les nerfs de tout le monde de bon matin..
Derrière la silhouette de Jenny, je nota l'heure sur mon réveil, bientôt midi. Mais dis-donc Ryan c'est un gros dodo que tu nous as fait la me fis-je remarquer pour essayer d'éclaircir ma mémoire qui soudain s'emmêlait les pinceaux. Sois tu avais fait des folies de ton corps avec la jolie jeune fille à tes côtés, sois le whisky de mon cousin était le meilleur des somnifères, oh grâce qu'ils sont bien quand ils veulent ces anglais.
Je n'avais vraiment pas envie de me redresser, ni de sortir de ma couette qui tenait mes jambes au chaud. Je resta allongé là, la main posait sur celle de Jen', l'autre sur mon ventre dénudé. Si quelqu'un avait la réponse à la situation qu'il me la donne ou se taise à jamais et laisse mon imagination refaire ma soirée.. Sans savoir pourquoi c'est le visage de Seth que je vis en regardant la demoiselle, et me demanda si j'avais loupé un épisode ou si ils étaient tous derrière la porte à m'attendre pour me sauter dessus et m'abattre.. Mais là non plus la situation ne me paniqua pas.. mais qu'elle soit bonne ou mauvaise j'aurai bien aimé que l'on me laisse dormir une heure de plus... Comprenez-moi, je reste un homme et les hommes sont des lève-tard!
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Dim 23 Jan - 15:26


J’avais le cœur battant à une allure folle, cette rencontre avait quelque chose de limite irréelle et pourtant non je ne rêvais pas, il y avait bien deux Ryan dans la pièce. Le Ryan de la porte semblait avoir un regard remplis d’affection à mon intention, et je ne sais absolument pas pour quelles raisons. Puis il reprit la parole, cela me faisais drôle de me faire vouvoyer par la même personne qui habituellement me tutoie, c’est comme si on repartait de zéro, bien que je ne me rappel même plus si le jeune homme m’avait vouvoyé un jour. La mémoire me fait défaut en ce moment. Certaines propos tenus par le CES résonnaient dans ma tête et tournaient en boucle, à vrai dire tout son discours se répétait sans cesse, comme la piste d’un CD rayé qui n’arrêtait pas de passer et repasser encore et toujours. Alors c’était bien un second lui, enfin, son subconscient qui avait prit forme, il avait réussi à se matérialiser. Le pouvoir de Ryan était bel et bien entrain d’évoluer de manière considérable, atteindre un tel niveau était déjà exceptionnel, alors s’il arrivait à faire en sorte que lui et son subconscient ne fassent plus que deux êtres bien distinct… se serait tout simplement fabuleux, car très rare. Rare car peu de personnes arrivaient à atteindre se stade si poussé, chaque pouvoir évolue par pallier, et donc chaque mutant possède un stade ultime… Ryan semble ne pas en être loin, du moins il entame l’apprentissage de la dernière phase.

Mais plusieurs autres phrases me concernant m’ont fait comme un choc, quelque chose au quel je ne m’attendais pas, au quel j’ai encore du mal à y croire malgré le fait que ce soit le subconscient du jeune homme qui s’adresse à moi, malgré ce regard protecteur. « Nous nous sommes battu pour vous » Battu quand ? Contre qui ? Pourquoi ? Pourquoi pour moi ? «L’amour qu'il a pour vous » second choc, première grosse claque en pleine figure, et pourtant les mots sortaient calmement et si naturellement, c’est totalement paradoxal… Aussi, comment quelqu’un, désireux de me ramener au Centre pouvait éprouver des sentiments à l’égard d’une pauvre erreur de la nature telle que moi ? « Ce qu’il a de plus cher au fond de lui et sachez que c'est vos souvenirs que physiquement il m'a demandé de protéger quand Phylis s'en est pris à nous. » C’était bien alors Phylis qui lui avait fait tous ça, je ne m’étais pas trompée, je posais un regard triste sur le corps meurtri du jeune homme, deuxième grosse claque, il avait protégé nos souvenir au péril de sa vie, il m’avait protéger quitte à ne plus être de ce monde… Oh Ryan mais pourquoi t’infliges-tu tout cette douleur… je relevais les yeux vers le second Ryan, ces mots claquèrent comme le bruit d’un coup de feu, j’avais l’impression d’avoir reçu un coup de taser tellement ces mots me firent avoir une sorte d’électrochoc « Jenny, je suis Ryan et je vous aime.. » jamais je n’aurais imaginé une seule seconde entendre le jeune homme me tenir de tels propos un jour. J’eus l’impression que mon cœur loupa un battement, c’est sur ces mots que le CES disparu, je restais là à fixer l’embrasure de la porte, scotchée, n’arrivant pas réellement à saisir le sens des paroles qui venaient de m’être confiées.

Sans m’en rendre compte j’avais continué à secouer Ryan, mais je sentis alors une main se poser sur la mienne ce qui me fit sortir de mes songes et me ramena à la réalité. Je retournais doucement la tête vers le jeune homme, c’était sa main qui s’était posée sur la mienne. J’eus un petit sourire mais je m’en voulais finalement de l’avoir réveillé. Sa voix était calme et posée, je relevais la tête vers la porte mais il n’y avait plus que nous deux dans la chambre. Je reposais alors mon regard sur Ryan, reprenant alors tout mon calme. Il ne semblait pas être surpris de me voir là, sur son lit, contre lui. Il grimaça de douleur en voulant passer sa main dans ses cheveux, il est vrai que je l’avais un peu décoiffé tout à l’heure en ne cessant d’y passer ma main, mais ça il ne devait pas s’en douter. Il avait du mal à se réveiller, surement dut à la grande dose d’alcool qu’il avait dut ingérer. Et puis, tout à coup il prit conscience que ma venue ici et surtout le fait que je me trouve sur son lit, n’était pas chose normale. Ce pendant il gardait une voix calme et tranquille.

« Tu veux que je commence par quoi ? Pourquoi je me trouve sur ton lit ou pourquoi j’ai eu l’air d’avoir vu un fantôme ? » Je parlais doucement aussi, un léger sourire aux lèvres, puis, je me rallongeais à ses côtés, n’enlevant pas main de sur lui. « Pour commencer si je suis venue ici parce que j’ai gaffé… comme à mon habitude tu me diras… Seth est au courant pour ce qu’il s’est passé l’autre soir. Je pensais, à tord, qu’il allait tourner la page et ne pas revenir sur le sujet comme je lui avais demandé, ce qu’il m’avait confirmé, or, ce matin, un papier est tombé de sa poche… » Je sortis alors le papier se trouvant à l’intérieur de mon soutien-gorge, à défaut d’avoir des poches… et lui tendis « c’est sur ce papier que je suis tombée… tel que je le connais ce n’est pas pour t’offrir un bouquet de fleur qu’il comptait se rendre ici… et ça… je ne pouvais pas le permettre. Il est hors de question qu’on lève de nouveau la main sur toi… J’ai noté une autre adresse sur un papier identique et l’ai remis dans sa poche et je suis donc arrivée ici, tu dormais tellement bien que je me suis installée sur ton lit, je suis désolée j’ai assez mal au dos en ce moment… et je t’ai regardé dormir, je voulais attendre que tu te réveilles naturellement pour que je puisse t’en parler, mais il y a eu ce quelque chose qui m’a fait avoir cette tête un peu paniquée… » Je ne pense pas que je lui révélerais ce qu’à dis son subconscient, à moins qu’il ne le sache déjà je ne sais pas… « J’ai eu un petit tête à tête avec ton subconscient, au départ je pensais qu’il s’agissait d’un leurre, d’un mutant capable de prendre l’apparence d’un autre, ou même que je déraillais complètement. Mais non c’était bien ton… ton toi qui me parlais alors que t’étais allongé à mes côtés, ça à de quoi faire flipper… il m’a dit aussi que c’était Phylis qui t’avait fait tout ça… pour me… pour je ne sais pas quoi. » Et j’allais gaffer une fois de plus. Je pris doucement sa main dans la mienne et avec mon autre main je caressais doucement ses cheveux. Jamais nous n’avions eu le droit à de moment rien que tous les deux, au calme, sans être épiés à chaque instant. Intérieurement je savourais cet instant, sachant pertinemment que cela ne se reproduirais pas de si tôt, voir eut être jamais… Je me sentais vraiment bien, complètement détendue, apaisée, et cette image, cette phrase qui ne cessait de tourner dans mon esprit « Jenny, je suis Ryan et je vous aime.. » l’avais-je rêvé cette phrase, ou était-ce vraiment le cas. Si ça l’était cela expliquerait bien des choses, mais autant de questions me reviendraient sans cesse en tête. Mais allais-je un jour savoir si c’était vrai ?

« Tu sais ce qu’il a dit ou, tu n’en aucune idée ? »

Contournons le problème par une question parallèle, je continuais de caresser doucement ses cheveux le regardant avec douceur. Un moment privilégié qui me faisait oublier tout le reste.

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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Dim 23 Jan - 19:26

Je dormais ou je rêvais... Chose sur, je ne pouvais pas être éveillé..
J'étais dans mon lit, avec une femme que j'appréciai énormément sur tout les points, qui titillait mes sens avec ses doux doigts dans mon cuir chevelu... osais-je me demander comment hier soir, je n'étais pas arrivé à ramener une fille canon, mais que ce matin, je me réveillais aux côtés de mademoiselle Jenny.
J'avais envie de profiter de ce moment si incompréhensible et unique soit-il...
J'avais souvent rêvé d'avoir une copine, enfin à supposer que le subconscient de ma mère avait réussi à ligoter le mien et me faire penser ça..mais je me gardais ses sentiments, le passé devait être le passé... et zut d'abord pourquoi le passé se trouvait dans mon lit, un lendemain de cuite et de torture par Phyllis...
Elle finie par reprendre des couleurs et vint poser son regard sur moi.. sois elle me confondait avec Seth, sois vraiment, je ne boirais plus jamais de Whisky.

Elle décida de s'expliquer un peu sur sa présence, mais au fond de moi, je n'avais qu'une envie c'était de profiter qu'elle soit là et ne pas perdre de temps à parler...
Mais trop tard, elle s'était lancée dans son explication et obéissant comme je le suis de nature, je l'écoutait, toute ouïe, sa voix était vraiment des plus agréables et me remémorait de beaux souvenirs..
Elle commença à me parler des intentions de Seth, et elle sortit un papier de son décolleté, gentillement probant par ailleurs, que je me permis de regarder quelques secondes, sa peau était sublime et toujours ma main dans la sienne, je pouvais aussi confirmait qu'elle était douce.
Sa présence ici ? Elle était venue une fois de plus me "sauver"...
Pourquoi elle n'était pas une saleté de rebelle comme les autres, pourquoi elle me rendait si docile alors que je détestais son espèce et sa vie actuelle de réfugié, tapis dans leur cachette stupide avec cet homme pas beaucoup plus censé...
Je ne savais sur quel pied danser, à savoir que si nous continuions à nous côtoyer ainsi, il nous faudrait une raison et de bons alibis.. alors qu'il serait peut-être plus simple que nous nous détestions et venions à nous traquer... mais mon cœur et ma tête se battaient la raison et je sentis comme un éclair de douleur me traverser la tête... Mon pouvoir avait des limites, et ne supportait pas les conflits cœur-esprit...
Je devais vite me re-concentrer et revint au monologue que Jenny que commençait à faire tellement mon esprit parfois partait vite loin des choses principales.
Elle me disait qu'elle attendait que je me réveille, tout en restant à coté de moi...chose que je n'expliquais pas... devais-je d'ailleurs lui demander la raison "réelle" de sa présence, car se servir du passé comme excuse certes, ça marche un temps, mais nous sommes au jours d'aujourd'hui et mademoiselle Jenny ne devrait-elle pas choisir son camp et pour qui vont ses sentiments..
C'est le confucius entre sa présence et son amour idyllique avec Seth qui me contrariait le plus sur le plan actuel et je fini de faire mon air renfrogné quand au détour de notre conversation, elle venait de me déballer sois des sornettes, sois j'avais mal entendu mais pendant que je dormais paisiblement dans MA chambre, elle s'est amusé à papoter avec MON CES, qui lui s'est amusé à se montrer à; dire ma serait possessif, et je ne suis pas de ce bord, mais MA Jenny. J'avais presque envie de balancer comme ça, "un faites comme chez vous, ne vous dérangez pas pour moi, toi Jenny joue bien avec mon cœur et toi CES, t'as qu'à tout raconté". Mais je restais calme, ce monologue exacerbé restait dans ma tête et je continuais à compenser mon incompréhension et ma colère avec la douce présence de la jeune femme à mes côtés..
Et soudain, je me crispa, j'en revint à mes réflexions. Que lui avait dit mon CES...il était le gardien des plus fortes émotions chez les humains et il était le premier à en savoir faire le tri et de conserver le plus important pour lui... et si de par l'intensité de mes "sentiments" pour Jenny, il avait bien décidé de les mettre de côté pour les honorer de sa "protection" lui aurait-il confié quelque chose que j'ignorais ou que j'avais caché tellement au fond de moi qu'il m'était impossible de le récupéré, et mon CES s'en étant chargé. et donc impossible de savoir... Je restait bêta et cela expliquait plus la présence attentionnée de Jenny envers moi... ah si seulement j'étais resté dans le coltard comme tout à l'heure au lieu de me mettre à cogiter... si seulement mon cerveau s'était tut et avait laissé place aux réflexes de mon corps... non il fallait que tout le temps mon cerveau travail...
Soudain elle me posa la question qui me fit douter et ma réponse n'arriva qu'un instant après...

"Non, mon CES s'est bien gardé de me dire quoi que ce soit, si par hasard toi et lui avait conversé et vu le mal de tête que j'ai ... plusieurs solutions s'offre à moi, pour ne pas dire nous, car c'est un terme irréaliste et prisonnier de la scène actuel..."

Oui j'avais le don de la rhétorique mais chez tout les fils à papa, le bien parler et la manipulation était un art offert de part l'éducation reçue et je me plaisais à faire des phrases un peu moins banales que "oui", "non", "je sais pas", "pourquoi pas"

Cependant sans le vouloir, il se pouvait que j'ai quelque peu refroidi mon amie, et je le regretterai de pars le plaisir que m'apporte sa présence, ses caresses et la douceur que je trouvais dans ses mots si naturels et naïfs. Son regard tourné vers moi, elle me fit quelque peu rougir... et j'espérai bien fort qu'elle ne le note pas... mais je n'étais plus un enfant à me mettre sous la couette pour me cacher.. cependant l'envie ne manquait pas.. la situation actuelle me fit réaliser qu'hélas elle n'allait surement jamais se reproduire, et je me redressa comme pour me relever pour affronter la réalité, et le dos nu appuyé contre la tête de lit, je reprenais une position équivalente face à la télékinésiste et bien malgré moi et mes envies, je du reprendre ma place dans MON lit.
Assis sérieux et tout plaisir dissimulé derrière un visage inexpressif.. Nous étions dans le présent mes sentiments qui se terraient sous la couette était du passé pour Jenny, voilà tout... Je n'avais qu'à essayer de trouver une suite logique au fait que l'on soit posé tout les deux dans mon lit, moi à moitié nu, elle gracieusement bien habillée, histoire de revenir au moment présent qui il me semble malgré les dernières vapeurs d'alcool et les doutes, était plutôt critique : sa moitié me cherchant pour m'envoyer au 7ème ciel par l'enfer...
bref comment ne pas se rappeler que je n'étais que Ryan Camara, traqueur de mutant.. chien-chien de Phyllis, et que je me demandais depuis le retour de Jenny dans mes réflexions, qui j'étais réellement et de quel côté je devais allé.. et ce sentiment ajouté à la douleur de certaines de mes blessures dans mon dos, me fit serrer la main, enserrant celle de Jenny que je n'avais toujours pas lâché...
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mar 25 Jan - 17:17


Je continuais de regarder le jeune homme qui s’était redressé à son tour, se posant contre la tête de lit. Alors il ne savait donc pas ce que m’avait révélé son cogito ergo sum. Des choses qui pourtant en expliquent bien d’autres, comme le fait qu’il ne m’ait pas envoyé au Centre alors que je me trouvais à terre, qu’il m’ait réchauffé à l’aide de sa chemise, qu’il ne m’ait pas dénoncé à Phylis tandis que j’étais pourtant si prêt et qu’il ait préféré l’éloigner de moi, soi-disant par facilité. Généralement l’être humain choisi toujours la facilité, cela lui permet de ne pas se fatiguer à une tâche, de la faire plus rapidement. L’être humain est de nature fainéante, c’est bien connu. Et Ryan auraient plus de raisons que quiconque de choisir la facilité dans son travail, augmentations certes, mais surtout cela lui éviterait les mauvais traitements, voir les tortures infligées par la tigresse. Donc, la raison qu’il m’a donnée l’autre soir était un prétexte ? Je pense que oui, après tout, quand j’y songe, ce bout de papier e sa cause est aussi un prétexte pour moi pour me permettre de le revoir. Disons qu’il tombait plutôt bien. Pourquoi ? Je ne sais pas, ou plutôt il ne vaudrait mieux pas que je sache réellement pourquoi. Cela remettrait beaucoup de choses en questions dans ma vie, tout ceci deviendrait trop compliqué, voir, ingérable. Avait-il vraiment des sentiments pour moi ou n’avais-je que rêvé ? Aucune idée.

« Et quelles sont ces solutions ? »

Curieuse de nature, désireuse de tout savoir, j’étais comme ça. Me sentir si proche de lui ne m’avait pas été donné, ni même autorisé à imaginer depuis bien longtemps. A vrai dire je ne m’imaginais même pas le revoir, même de loin… alors si prêt… je me l’interdisais tout simplement. Je me retenu alors de sourire un instant, remarquant que mon ôte eu un léger rougissement qu’il ne tenta pas de cacher pourtant. Il avait soudain l’air plus sérieux, comme si les derniers grammes d’alcool qui pouvaient être encore présents s’étaient évaporés, comme s’il venait de se réveiller pour la seconde fois de la journée. Je sentis alors sa main se crisper doucement sur la mienne, je le fixais, légèrement inquiète, caressant le dos de sa main avec mon pouce.

« Ryan ? Ça ne va pas ? » Je fis une pause en continuant de le fixer « Attend ne bouge pas de là, je reviens vite.»

Pendant quelques secondes j’avais omis la présence des blessures pourtant si visible sur son corps. Il ne devait pas les laisser ainsi s’il voulait que ça guérisse vite. Un peu à contre cœur mais pour une bonne cause, je me levais lâchant ainsi sa main, me rendant dans la salle de bain, la même où j’eus la grande surprise de rencontrer le CES du jeune homme. Ce que je cherchais était simple : une trousse de soin, une pharmacie ou un truc dans ce genre là en réalité. Il ne pourrait pas atteindre certaines de ses blessures tout seul il ne fallait pas se leurrer. Pas que j’aimais fouiller chez les gens, loin de là, mais je n’arrivais pas à mettre la main sur cette trousse à pharmacie, au bout de deux bonnes minutes je réussis, enfin, à trouver le fruit de ma convoitise. Je revins alors dans la chambre, me réinstallant à côté de Ryan.

« Ça va piquer un peu, ou beaucoup ça dépend, mais tu peux pas rester dans cet état, il suffit que ça s’infecte et là ça deviendra plus grave. Tu voudrais pas d’un nouveau séjour à l’hôpital n’est-ce pas ? Alors laisse-moi faire et je te promets de ne pas te faire mal, ou du moins le moins possible…. Mais l’alcool ça pique toujours plus ou moins intensément… »

Je le dégageais doucement de la tête de lit et me glissa derrière lui, plaçant mes jambes le long des siennes, appliquant un peu d’alcool sur un coton. Je fis un petit décompte avant de poser très doucement le coton sur les plaies, les effleurant pour ne pas lui faire trop de mal mais assez toute fois pour désinfecter. Je me mordais l’intérieur de la lèvre, dégoutée que l’on puisse s’en prendre à lui de cette manière. J’y allais doucement, soigneusement, délicatement pour que la douleur ne soit pas trop vive même s’il était évident que ça ne faisait pas du bien. Une fois les plaies du dos nettoyées, je farfouillais dans la trousse, restant toujours derrière lui, et en sortis un tube de crème cicatrisante, H.E.C. Je commençais à appliquer le baume d bout des doigts sur ses blessures m’appliquant à la tâche, il avait pris soin de moi bon nombre de fois, c’était à mon tour en quelque sorte, de prendre soin de lui, même si aujourd’hui tout nous prédestine au contraire.

« Je ne te fais pas trop mal j’espère ? Tu me le dis sinon, et je fais une pause. Ça ne me dérange pas, c’est toi qui gère. »

Je me replaçais devant lui, et, pour être sûre d’appliquer les soins comme il le faut, sans risquer de lui faire mal plus qu’il ne risque de le faire, je m’installais sur ses cuisses en passant mes jambes autours de sa taille pour être plus à l’aise. J’attendais un peu que l’alcool est finit de lui piquer le dos, qu’il souffle un peu. Je répétais très doucement le même rituel : alcool puis crème. J’essayais de ne pas croiser son regard, me connaissant le rouge me monte très vite au joues et contrairement à Ryan, il se voit beaucoup, ce qui est assez gênant il faut l’admettre. Je me penchais doucement sur le côté attrapant une des bandes encore neuve sous emballage, et quelques compresses que je commençais à dispatcher sur ses blessures pour ne pas que la crème adhère et colle à la bande de tissu médical. J’enroulais soigneusement la bande autours de son torse avant de redresser la tête vers les yeux du jeune brun.

« Il faut que tu la garde jusqu’à ce soir, tu dois la remettre après ta douche, après… je pense qu’une infirmière sera apte à le faire sans soucis… tu la garderas ensuite jusqu’à demain soir et normalement les plaies seront cicatrisées en grande parties et ne risqueront rien avec le frottement des tissus. »

Hier, dans mon lit, je me suis posée la question de savoir comment ma vie se serait déroulée si jamais je n’avais pas rencontré Seth. Me serais-je toute fois évadée ? Aurais-je péris entre les mains d’un savant un peu trop barge ? Serais-je toujours là bas à l’heure qu’il est ? Serais-je avec Ryan ? J’essayais de trouver des réponses à chacune de mes questions, mais la plus dure était sans doute la dernière, comment aurais-ce été possible ? Phylis n’aurait jamais laissé faire une chose pareille, et lui, ne me l’aurait sans doute jamais proposé. Il ya parfois es questions qui resteront sans réponses.
Je repensais à tout ça maintenant, alors que je finissais de faire son bandage en m’assurant de ne pas trop le serrer mais assez toute fois pour éviter qu’il ne glisse. Je passais ma main dans ses cheveux le recoiffant un peu, me rendant compte que ce geste pouvait être déplacé je retirai ma main rapidement me mordant la lèvre en baissant les yeux vers la couette. Oubliant complètement que je me trouvais sur ses genoux

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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mar 25 Jan - 21:48

Les solutions, elles voulaient les solutions mais certaines d'entre elles me brulaient les lèvres et les yeux.. le cœur en berne à vrai dire..
Des solutions bien qu'elles soient toutes diverses et variées.. elles restaient improbable, de par le facteur Seth, Phyllis et bref tout ce qui nous oppose..
Je ne répondis cependant pas tout de suite..
Elle avait perçu mes angoisses et mes doutes, et ses doigts continuèrent d'effleurer ma main, ne laissant pas indifférent tout les capteurs de ma peau et de légers frissons se mirent à courir de ma nuque jusqu'à mon échine..
Mais ce contact fut rapidement stoppé, elle venait de se lever, en me demandant de ne pas bouger.. Si elle me garantissait qu'elle reviendrait, certes je l'aurai écouté, mais quand je fit un semblant de mouvement certaines blessures me rappelèrent à l'ordre et me clouèrent au lit.
Jenny s'était dirigée vers la salle de bain, et je l'entendais ouvrir tout les placards.. malgré la petite taille de la pièce, il y en avait des rangements.
Soudain je nota qu'elle avait stoppé ses recherches, elle avait du trouver ce qu'elle cherchait..
Que pouvait-elle bien chercher chez moi, dans ma salle de bain?
Je la vis revenir avec la trousse à pharmacie que ma mère m'avait un jour composée, en cas de besoin m'avait-elle dit...
Jenny s'installa de nouveau à côté de moi...et m'annonça que je n'avais pas fini de souffrir.. Je serrais les dents à la vue de l'alcool, avec tout ce que j'avais ingéré je devais bien être désinfecté de l'intérieur non? Ah les filles, c'est une passion la torture chez elles... ma sœur s'amusait tout le temps à me soigner quand j'étais petit et il est arrivé plein de fois, que par maladresse, elle renverse l'éosine sur moi et que je passe le reste de la semaine teinté de rose...
Après avoir donné les recommandations de madame l'infirmière, elle se glissa derrière moi et la partie commença, le coton vint se poser sur les entailles profondes qui parsemaient ma peau et je fus quelque peu satisfait de la savoir dans mon dos, elle ne voyait pas ainsi les grimaces que me faisait faire la douleur..
Elle appliqua une pommade qui piquait le temps qu'elle imprègne le moindre recoin de la plaie à vif et qui faisait soudain disparaître la chaleur et la douleur de la plaie.
Quand elle eue fini de parcourir mon dos, elle me demanda, si ça allait, si elle ne me faisait pas trop mal et elle repassa devant, m'encercla de ses jambes pour s'occuper des plaies sur mon torse...

"Tu t'en sors très bien Jen'" lui ai-je répondu timidement.
Elle n'avait pas levé les yeux et continuait à me barbouiller de crème et d'alcool et je m'efforçai de ne pas la mordre en réaction à la douleur que me tirait ses soins.
Je nota que chacun de ses mouvements rendaient ses joues un peu plus rouge à chaque coup. Que ressentait-elle... qu'avait pu lui dire mon CES?
Puis elle se pencha pour attraper des bandages, elle avait décidé de faire de moi, une momie un invalide de guerre, en tout cas, je ne savais ni comment réagir, ni comment la remerciai pour ces gestes.. Elle me saucissonnait avec délicatesse et fit plusieurs fois le tour de mon tronc pour enfin lever les yeux et me regarder..
Ses yeux étaient tout aussi expressif que ses joues, et sa gène la rendait tellement candide..
Puis elle bascula de nouveau, en mode infirmière et me conseilla justement d'aller en consulter une pour refaire les bandages dans quelques jours.. j'aurais presque était tenté de lui demander à elle de revenir, car elle se débrouillait vraiment bien et j'avais confiance en ses doigts de fée.. mais déjà que la situation était extrême, je ne me permettrai pas de la mettre tant en danger pour quelques égratignures..

Je venais de réaliser ce à quoi je venais de penser.. qu'autrement, que différemment de la situation actuelle, il aurait été possible que je lui demande.. Je divaguais, avais rebasculé dans le passé,où n'en étions pas au stade, "protégeons nous", mais "oserais lui dire qu'elle me plait et lui demander que nous sortions ensemble..."
Elle me sortit du drôle d'état, où j'avais l'impression d'avoir été mis, en passant sa main dans mes cheveux pour me recoiffer..mais arrêta son geste et baissa de nouveau la tête comme fautive... fautive de quoi Jen', d'être l'ami d'un monstre? d'avoir de la compassion pour lui... il ne fallait pas...
Je pris sa main et la tint fort dans la mienne et de l'autre, je saisie doucement son menton et releva son doux visage.. Les yeux toujours baissées, je me mis à chercher son regard que je croisa en la regardant par en dessous.. je souris, comme apaisée comme si j'avais eu la réponse à mes tourments, comme si tout était résolu alors qu'il n'en était rien et je m'accorda chose que jamais je n'aurais osé autrement, je m'approcha et en douceur, je déposa mes lèvres sur les siennes et fermais les yeux, ne sentant, ni ma conscience, ni la sienne, comme si mon pouvoir s'était mis en veille pour me laisser apprécier ce moment..
Geste que je risquai de regretter par la suite, au vu de qui j'étais et qui je ne devrais pas être, et des conséquences de mon acte envers Jenny et d'autre, mais je m'en fichai, pour une fois, depuis une éternité, j'avais fais un choix libre et personnel, dénué de logique mais nécessaire...j'avais été moi-même...
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mer 26 Jan - 22:05


Je sentais la chaleur me mordre le visage, oh non pitié, je devais être rouge à l’heure qu’il est, et le pire… c’est que cela s’aggravait en sentant le regard de Ryan sur moi. Je n’osais pas le croiser, sinon dieu seul sait dans quel état je serais, et personnellement je n’ai pas envie de savoir. Ou peut être que si… Rahhh ça m’énerve, un coup oui un coup non… même si c’est plus oui que non. Je m’en sortais bien ? Tant mieux alors parce que je ne voudrais surtout pas lui faire mal, ce n’est pas du tout mon but, au contraire, je voudrais qu’il arrête de souffrir. Il semblait parti dans ses pensées lointaines, et nul ne peut savoir à quoi il peut penser à cet instant. A l’infirmière qu’il va appeler pour faire son bandage ? C’est le genre de femme qui m’insupporte à un point inimaginable !! Puis elle viendra l’effleurer, lui parler d’une voix suave presque enchanteresse, comme les sirènes dans l’Odyssée, les garces.
Mais… pourquoi est-ce qu’à la simple pensée de cette scène je sentais en moi la colère qui grimpaiti, voir… de la jalousie ? Non, non, je me l’interdisais tout simplement. Ne serait-ce que par respect pour le jeune homme. Je ne suis pas sensée savoir ce que m’a dit son CES, s’il ne m’était pas apparu jamais je ne l’aurait sus.

La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde. J’avais mal au fond de moi, cette crevasse qui sans doute jamais ne se refermera. Cette douleur causée par des sentiments qui jamais n’ont aboutis à quelque chose. Alors oui je m’en voulais de me rendre compte que des sentiments persistaient pour un homme avec qui tout nous sépare. Je me sentais à moitié fautive de ce geste, pas que je le regrettais en tant que tel, mais je le regrettais par rapport aux issues débouchant sur un cul de sac qu’il pouvait y avoir. Ne serait-ce aussi que par respect pour mon petit-ami. Je souffrais de me rendre compte que mon cœur battait aussi pour un autre, pour des raisons totalement différentes que je ne cherchais pas à éclaircir. Mais ne faut-il pas accepter l'amour avec tout son cortège de souffrances ? Parce que l'amour ne vient pas sans souffrance, et c'est par là qu'il est grand ! Aie ça y est je me perds dans des propos, pourquoi est-ce que je me mets à penser à tout ça hein ? Bonne question… je me mélange les pinceaux à vrai dire mon esprit est totalement perdu lui aussi.

Je sentis alors sa main prendre la mienne, la serrant fort comme s’il voulait que je me rende compte qu’il était bien là, que je ne rêvais pas, puis son autre main se posa sur mon menton qui releva. Je sais qu’il voulait que je remonte les yeux, mais je savais aussi que si je le faisais, je ne répondrais plus de rien, si jamais je croisais son regard je… il le trouva quand même, me regardant par en dessous. Il afficha alors un sourire, pourquoi ? Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire c’est qu’il me fit sourire à mon tour, refaisant partir la rougeur de mes joues au quart de tour. Ryan, explique-moi pourquoi tu me fais cet effet là… Je relevais alors le regard vers lui et c’est alors que je sentis ses lèvres venir à la rencontre des miennes, et à cet instant c’est comme si mon cerveau s’était déconnecté, plus rien ne parlait en moi, je sentais juste mon cœur qui s’emballait et qui semblait vouloir sortir de ma poitrine pour respirer. Je ne cherchais pas à comprendre et posa ma main libre sur sa nuque tout en serrant un peu plus sa main de l’autre, laissant le baiser se prolonger encore un peu. Lorsque j’écartais un peu mon visage du sien, je gardais les yeux fermés encore un instant. Du mouvement à l’extérieur attira mon attention, je tournais la tête vers la fenêtre et remarqua qu’il s’était mis à neiger, je me mis à sourire, puis, murmura au jeune homme :

« Laisse tomber l’infirmière… »

Sans réfléchir encore une fois je l’embrassais un peu plus intensément, me collant tout contre lui. L'avenir n'est interdit à personne après tout. Je me fichais du reste, plus rien n’avait d’importance que le moment présent, à vrai dire, je n’avais même plus conscience de ce qui pouvait m’entourer à l’heure qu’il était. Je savourais l’instant T avec délectation. Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit. Avais-je trop résisté ? Surement, puisque soudainement je me sentais libérée d’un poids invisible. On m’a souvent dit que la conscience ne nous interdit pas de faire ce que nous ne devrions pas, elle nous empêche de nous en réjouir. Seulement là… ma conscience est tout simplement bâillonnée et je me réjouis à grande échelle de la scène qui se joue actuellement, mon cœur continuant de faire des piques d’accélération. Je me sentais tous simplement comme sur un nuage. Peut m’importe ce que les gens pourront dire, à supposé qu’il le sache, il n’y avait personne pour nous observer. Nous étions seuls tous les deux, cela ne nous était pas arrivé depuis tellement longtemps. Et c’est la première fois, que je m’avouais enfin mes sentiments envers lui, à tord ou à raison seul le temps nous le dira. Mais une chose était sûre… Seth ne devait pas le savoir, car il serait capable de s’en prendre à Ryan… Au pire je me prendrais une bonne engueulade, bien forte, c’est sur, mais ce n’est pas sur moi qu’il passera physiquement ses nerfs… Toute fois je caressais longuement la nuque du jeune homme laissant mon esprit se vider de toutes pensées. Était-ce alors ça, sa solution ? Si c'était le cas elle me satisfaisait pleinement et même au delà.
Je ne sais pas pourquoi mais j'avais l'impression de revoir le vrai Ryan à cet instant, comme si le traqueur avait disparu et que l'homme attentionné et tendre que j'avais connu au Centre avait enfin refait surface, qu'il commençait à se libérer progressivement.

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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mer 2 Fév - 12:54

Plonger dans l'intensité et l'éternité du moment, je ne voulais plus me séparer d'elle mais bientôt le rêve laisserai place à la réalité et même si je la sentais se rapprocher de moi, elle reculerai, de peur de.. de je en sais pas quoi d'ailleurs, surement de ne pas arriver à faire un choix.. son coeur qui balance pour Seth et moi qui la torture pour mon plaisir personnel.. Je l'aimais cette fille, mais aujourd'hui, ses sentiments et son avenir étaient ailleurs..
Je ne sais pas ce que je ressentais réellement à l'instant présent, la passion qui doucement remontait de mes souvenirs, pour me bruler les entrailles, de par ce geste déplacé....

Jenny se rapprocha et se colla à moi.. je me permis d'intensifier ce baiser, moment unique.. J'avais su donner le sourire à ma Jen' comme avant, comme avant que je devienne un monstre, avant qu'elle me blesse, avant qu'elle ne se voue cœur et âme à Seth.... et comme si elle venait de réaliser tout ça en même temps que moi, elle se décala doucement, les yeux toujours baissés.. surement honteuse de ce laisser-aller.
Puis elle tourna son visage, regarda par la fenêtre et sourit et sans comprendre.. elle me demanda de laisser tomber l'infirmière... Elle avait du penser que je me serais confier à l'une d'elles, expérimentées ou non, pour qu'elle s'occupe de mon corps et de mes blessures... Hélas Jen', j'ai enfreint et osé t'avoir imaginé toi avec la croix rouge sur la tête tout à l'heure, ce n'est pas pour me mettre à fantasmer sur une doctoresse.
Mais d'un baiser, quelque peu plus langoureux que le précédent, elle vint chasser les méandres de l'infirmière qu'elle m'avait collé dans la tête. Elle se colla tout contre moi, et malgré moi, je souris, elle n'avait pas froid aux yeux, se jeter ainsi dans les bras de son ennemi juré... Pourquoi n'effrayais-je plus personne...
Je nota rapidement que tout finalement se dégradait... Jenny profitait du moment présent, l'image de Seth dans ma tête réduisant en cendre la moindre perspective appréciable avec cette fille que j'aimais, Phyllis, finirai plus prochainement que l'on ne le pense, par se lasser de moi et par me tuer.. après tout ce n'était qu'une chose logique et après tout si j'allais bientôt mourir, il ne fallait pas que je perde de temps, terminer mes missions et ... profiter de la présence de Jen' ici, chez moi, dans mon lit, profiter du fait que nous n'étions que tout les deux...
Que même si Phyllis arrivait là maintenant, qu'elle m'exécutait comme elle savait si bien le faire.. j'aurai le sourire au lèvres, d'avoir essayer de me défendre, de la tuer elle et au meilleur d'avoir protéger ma Jenny.

Ses doigts qui glissaient le long de ma nuque, me rendait tellement faible... comme à genoux par quelques caresses.. après tout, j'avais été éduqué ainsi par Phyllis, mais là, je me soumettais, de plaisir, chaque seconde plus intense.. à une fille que je devais capturer.. A ce moment là, mon cerveau déconnecta... la folie remplaçait chacun de mes sens logique, c'est ce qu'il arrivait quand on manipulait un manipulateur comme moi, qui mêlait grâce à son don, plusieurs conscience.. complétement perdu, le résultat se trouvait là, je perdais la raison.. Lucie m'en avait parlé, et j'avais su que mon don à ce niveau était dangereux... mais permettait bien des sacrifice du plus banal au plus ultime. Chaque chose à un prix, aimer la femme qui se trouve avec moi, détestais celle qui se sert de moi, protéger Lucie... tout ça m'avait mené à ces conflits...

Je saisie Jenny par la taille et la bascula sur la grande couette grise de mon lit et me pencha au dessus d'elle...
Je la fixais, pas le regard totalement vide mais encore convaincu de quelques idées cachées derrière ma tête.

"Jenny tu n'es qu'un rêve," commençais-je par murmurer, "tu ne dois pas comprendre tout ce qui se passe, et s'il te plaît, ne me demande pas, je n'en sais pas plus, mais doux souvenir éphémère que tu es, je te remercie pour cet instant de grâce, et les pansements.. tu es un ange, alors laisse moi te serrer une dernière fois contre moi, avant que tu ne t'envoles pour de bras plus surs.."

Je m'allongea à côté d'elle et vint l'enlacer.. doucement pour ne pas lui faire encore plus peur.
J'avais perdu la raison mais pas oublié que je vivais encore.. grâce à elle en partie..
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mar 8 Fév - 21:13



Je m’abandonnais complètement entre ses bras. J’avais soudain en moi en confiance et une assurance à peine croyable. La peur qui habituellement m’habitait s’était totalement envolée, dissipée, disparue. C’était comme si je n’avais plus de passé, que ma vie débutait ici à l’instant présent, sur ce lit, dans les bras de Ryan. Je ne cherchais même pas à comprendre cet enchainement d’évènements car je savais qu’il n’y avait aucune suite logique à proprement dite dans tout cela. Tout ce que je savais c’est qu’une chaleur agréable venait s’installer sur mes joues et au creux de mon ventre. J’avais l’impression d’être une adolescente lors de son premier rendez-vous, lors de son premier baiser. Cette sensation de chaleur qui te réchauffe tout le corps et qui te hurle d’aller encore plus loin, de continuer à braver les interdits, car, jusque là, tout ce que je faisait était loin de m’être permis, à moi, mais à lui aussi. Toute cette angoisse qui disparaît petit à petit du simple fait de pouvoir sentir sa chaleur tout contre moi, d’entendre sa voix, de sentir son cœur battre tout contre ma poitrine. Les baisers étaient d’une passion et d’une douceur peu croyable.

Cet instant était d’une intensité qui me faisait frissonner, était-ce donc ça le bonheur d’être libre ? De pouvoir faire quelque chose sans avoir peur que le monde vous tombe dessus en vous hurlant que vous êtes une honte, complètement irresponsable ? Si c’est ça alors par pitié faites que cette journée ne finisse jamais. Je sentis alors les mains du jeune homme glisser sur mes hanches pour me retourner et m’allonger sur le lit, je passais alors mes bras autours de son cou, plongeant mon regard océan dans le sien. Les paroles qui suivirent étaient mélancoliquement magnifiques, il s’allongea contre moi me serrant alors dans ses bras. J’avais envie qu’il me serre fort, vraiment fort, comme s’il voulait que je rentre à l’intérieur de lui pour que plus jamais nous ne soyons séparés.

« Jene suis pas un ange... je suis même très loin de l’être Ryan… si je le suis alors cela fait bien longtemps que l’on m’a coupé les ailes. Je ne veux en rien m’en aller, je ne veux en rien m’éloigner de tes bras, de ta chaleur, de ton odeur, de toi tout simplement… Oui tu as raison je ne comprends pas tout ce qu’il se passe, mai mon cœur me hurle de rester là, de te dire trois petits mots qui ont pourtant si peur de sortir… »

Je passais ma main sur la joue du jeune homme, la glissant dans son cou puis la faisant glisser le long de son torse dénudé. La chaleur dans mon ventre s’intensifiait en glissant dans mon bas ventre, l’avoir pratiquement nu dans mes bras et contre moi me faisait quelque chose. Je plongeais mes yeux dans les siens, prenant doucement sa main dans la mienne, la posant sur ma cuisse en la faisant remonter doucement sous ma robe. Mes joues devinrent rouge, j’en mourrais d’envie, même si certains pouvait penser que j’étais complètement folle alliée, je le désirait lui, maintenant. Je n’avais pas baissé les yeux mais m’étais mord la lèvre inférieur en sentant le contact de sa main sur ma peau.

« Ryan je…. Je… » à vrai dire j’avais peur de la réaction qu’il allait avoir si je disais ces mots. Allait-il les accepter ? Ou au contraire les renier et me repousser comme un déchet ? Je pris mon courage à deux mains, faisant glisser sa main sur mon ventre, ayant des frisson et cette chaleur dans mon bas ventre qui ne faisait que croitre de secondes en secondes « Je t’aime… » Je lui avais dit, enfin c’était sorti. Je n’osais plus le regarder, de peur du verdict final. J’avais peur d’avoir gâché ce moment privilégié que nous avions en ce moment même si son CES m’avait confié ses sentiments à mon égard…
J’avais besoin de lui, je ne voulais plus que l’on nous sépare, plus jamais.

« J’ai l’impression de rêver, que tout ça n’est pas réel…. Si tu savais le nombre de fois où j’ai fait le rêve que tes lèvres entre en contact avec les miennes… que nous corps se frôlent jusqu’à ne former plus qu’un… » J’embrassais de nouveau le jeune homme imprégnant dans ma mémoire son odeur et la forme exacte de ses lèvres, de son visage, de son corps. Je reviendrais, quitte à risquer ma peau je reviendrais. Ne serait-ce que pour au moins soigner ses blessures, passer du temps avec lui, le regarder dormir, partager des moments à deux, intimes...



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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Jeu 10 Mar - 11:42

Je ne sais pas si c'est la crainte ou la folie qui m'a envahie au retour de ma soirée en boite de nuit, était-ce Addair, qui m'avait corrompu la tête, si parfait homme qu'il était peut-être était-il arrivé à me manipuler et faire de moi ce qu'il voulait et de perturber ainsi mes convictions.. Où était passé ma fidélité à Phyllis?
En tout cas, une chose est sur, je me sentais faible, mon CES, si fort et si présent contrasté avec mon état personnel de perdition..

La situation, je voulais, d'un dernier moment comme si après j'allais fermer les yeux pour toujours... J'étais complétement perdu mais j'avais la plus merveilleuse des femmes dans mes bras. Une femme, que l'on m'a forcé à rendre étrangère à ma vie, telle une ennemie, j'ai traqué cette enfant que j'avais protégé...
Ma vie ne correspondait pas à la sienne, et je savais que cette étreinte serait l'une des dernières.
Cette pensée me ramena vite au moment présent, et je pris 10 secondes pour admirer le rose qui teintait les douces joues de Jenny. Elle était si belle et si rayonnante quand je pense à tout ce qu'elle a subit, je me demande comment elle a su rester si belle.. moi qui suis si laid à ses côtés, surement le fait d'être le méchant dans tout ça me vieillit et me fait plisser le front.

Je supposais que ce moment arrivait bientôt à sa fin, mais elle me rappela auprès d'elle quand d'un dernier ordre, elle me fit plier, trois mots qui résonnèrent et me firent fermer les yeux... Que pouvait valoir ce je t'aime... alors qu'elle tient si fort à Seth? Ces quelques gestes si délicat qui me donnait un nombre de frissons incalculable sur la moindre parcelle de ma peau, j'en devint presque pudique d'être ainsi dénudé face à elle...
J'avais honte de moi en faites, de m'être autant affaibli, je suis une ordure, et j'avais sous mes yeux la plus jolie de princesses...
Il aurait fallu que je me pose moins de questions comme mon CES essayait de m'en persuader.
Elle pris ma main auparavant posée sur sa jambe, la posa sur son ventre.. si doux, plat, parfait..
Les battements de son coeur résonnait dans ce dernier, ils me semblaient intense, comme je le supposais semblable ce que ressentait Jen'.
Je me rendis compte que je ressentais là-même chose, car mon coeur battait si fort et ce qu'elle m'offrait là, était digne d'un rêve.
Si nous rêvions, je ne voulais pas me réveiller.. J'étais trop bien là, ses magnifiques courbes entre mes mains, son doux visage près du mien, ses lèvres qui papillonnaient délicatement sur les miennes...
J'aurais été un homme comblé, si j'étais sur qu'elle m'appartenait, qu'elle ne partirait pas, pour fuir de nouveau le chasseur de mutant que j'étais...
Alors je désirais l'instant, je glissais doucement mes mains, le long de ses hanches, remontant jusqu'à la douce courbure de ses seins, et fini mon chemin, une main posée sur sa gorge, l'autre caressant avec sensualité son épaule ainsi dénudée offerte à mes doigts et mon regard.
Je sentis que le désir venait titiller mes sens, le désir que je n'avais jamais ressenti pour cette femme avant, fleur trop fragile, ma petite protégée, à l'époque, il aurait été malsain et déplacé de ma part, d'avoir envie de ton corps si frêle et pur.
Mais aujourd'hui, sur mon lit, c'est une femme qui a drôlement bien grandi, que j'ai le droit d'enlacer, une femme si passionnante de par la beauté de ses yeux, la finesse de son corps...
Je n'étais qu'un homme, qui plus est la principale source de ses malheurs, mais elle se trouvait là, avec moi...

Soudain, mon plaisir fut paralysé, comme le retour de la petite Jenny dans ma tête... Ce que je ne m'étais pas accordé il y a quelques années, je ne pouvais me l'accorder aujourd'hui...
Je n'étais personne pour ainsi profiter de son corps, si je le faisais, ne serais-ce pas le méchant qui abuserait de sa proie, et dont la satisfaction jubilatoire qu'il en tirerait,ferait grandir son orgueil, sa grandeur, sa persuasion que rien ne résiste au méchant...

Ce méchant était en moi, comme l'ombre de mon CES, celui qui depuis que j'ai recroisé Jenny, se bat en vint pour reprendre sa place.
Comment pourrions nous moi et mon CES le laisser l'effleurer, alors qu'il est celui qui après ce rêve éveillé, devra repartir se repaître des siens?
J'en conclue tout de même rapidement qu'à ce stade, nous étions trois, énorme déformation du à mon pouvoir, certain me dirait schizophrène, d'autre me souhaiterait bon courage avec mes consciences..
Et ceux qui comme Jenny, en toute naïveté, viendrait accepterai les trois...

Cette réflexion fut stoppé par le rappel de la présence de Jenny, ses lèvres qui sur les miennes, essayait de me faire comprendre que son je t'aime avait toute la valeur du monde.
Le goût de ses lèvres, relança mon envie, et tout mon corps frémit comme si plus rien ne pouvait se contrôler.
Je glissa alors ma bouche dans son cou, apposant mes lèvres sur sa peau sucrée.
et je sussotta avec délectation ce moment de plaisir..
Mes lèvres avaient fait connaissance de la moindre partie à cet endroit, et c'est quand elles allèrent se glisser dans le décolleté du pull de la douce femme naïve que j'avais pour moi, que je posa ma tête sur le haut de son buste..mes mains mémorisant la douce courbes de ses hanches..
Ma Jenny, que puis-je faire quand ma conscience refuse à aller plus loin, de peur de te blesser... "mais je te promet, moi je ne te veux pas de mal..." lui sussurais-je la tête toujours dans le creux de son épaule..
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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Dim 10 Avr - 23:19

On s'aimait bien, on s'aimait trop, peut-être trop mal mais c'était beau. La souffrance, c'est magnifique ... C'est magnifique quand le mal est passé parce qu'on apprend, parce qu'on comprend, parce qu'on peut se mettre à la place de l'autre.
Il n'est pas aussi confiant qu'il veut bien le montrer, je le sens, il est effrayé, au fond. Cette histoire ne lui plaît pas et son brusque départ lui donne l'envie furieuse de s’en aller… Encore plus loin peut être ? Pour l’instant il est près, si près que je ne le vois pas. Sa colère est tombée, l'inquiétude l'a remplacée. Je suis incapable de ne pas comprendre, de ne pas pardonner. On tient aux miettes que l’on s’abandonne : Nous passons notre vie à nous demander si ce qui nous arrive est important ou pas. Et on comprend toujours trop tard. Cette fois-ci, j’avais compris très vite que je ne voulais pas qu'il parte.

* J'ai rencontré des hommes, l'un m'a fait oublier tes manies, l'autre ton visage, le dernier ta présence. Mais vois-tu, si j'en suis à te dire tout ça c'est qu'ils m'ont tous ramenés à toi.*

Je voudrais être capable de pouvoir formuler ces phrases à voix haute aussi bien que je les formules intérieurement, pour qu’il puisse les entendre sonner comme tocsin résonnant dans ma voix. J’ai besoin de lui comme jamais encore, peut-être même plus que dans ma détresse passée… J’aimerais tellement lui dire d’autres choses.

*Je te voulais toi, toi et ta tête de con, ta tête de mec qui me rappelle tous les jours que je ne compte pas pour lui, et qui me dit qu'il m'aime quand même. Je te voulais toi, parce qu'il y a ce trou béant dans ma poitrine certains jours. Mais il y a rien de nous deux, il y a plus rien de ce passé qui maintenant me hante. Comme un fantôme des instants oubliés tu sembles pourtant si présent. J’ai besoin de toi… *

Ça aussi ce sont des paroles qui peut être ne parviendront jamais à ses oreilles et qui pourtant sont tellement représentatif de ce que je ressens… Cette impression fiévreuse que mon cœur va transpercer ma poitrine pour enfin prendre la bouffé d’air dont il a besoin, il bat tellement fort que ça m’en fait mal… On est libre quand on a tout perdu. Alors voilà comment commençait ma liberté. Sur une défaite, un manque, un vide, appelle ça comme tu veux peut m’importe à présent.
On a toutes un homme avec qui ce n'est jamais simple, on crie, on se déteste mais au fond c'est la seule personne avec qui on s'entend. Car c’est l’unique personne qui a pu connaître votre passé en partant de A à L… Oui je n’en suis qu’au L de ma vie, du moins c’est ce que je pense après avoir fait quelques calcul… mais tu sais, j’suis si nulle en math que si ça se trouve j’en suis à X ou Y… Mais tu sais quoi ? Je m’en fou… du moment que mon cœur balance contre le tiens tout me convient.

Il disait que j’avais peur de la vie, que j’étais paralysée par l’idée de vivre. Que la pensée même de l’amour de deux corps m’emplissait de terreur. Que je papillonnais pour oublier ma détresse. Il disait que j’étais semblable à ces fleurs qui, lorsque la nuit tombe, s’entrouvrent, et qui, le jour à peine levé, se recroquevillent, comme si elles étaient honteuses de se montrer en pleine lumière. Que j’étais une fille de l’ombre. Que la clarté me faisait fuir. La vie me faisait fuir… Voilà ce qu’il disait, et il avait raison. Mais il ne savait pas à quel point on peut souffrir d’avoir été jeté là par hasard, sans amour. Il ne savait pas qu’en réalité mon cœur battait déjà pour celui-là. Celui-là qui n’était autre que lui, déjà.

*Il faut occuper ses mains quand le cœur flanche. C'est le plus sûr moyen de repousser le chagrin. J'avais besoin d'amour, peu importe de qui ça venait, quelles mains me touchaient, j'avais besoin que ça te ressemble, et que ça ait l'air vrai. Alors maintenant, je t'attrape la main, je te la sers, je te cours après, je me cache dans tes cheveux, et je t'aime, oui je t'aime.*

Je sentais ses lèvres parcourir chaque parcelle de ma peau ce qui me faisait frissonner de plus belle. Son souffle chaud glissait le long de mon cou comme pour ne pas me faire oublier qu’il était réel et bien présent, mais ne t’en fais pas, Ryan, je ne t’oublierais pas c’est certain ! Vinrent alors ces quelques paroles, semblant si sincère et sonnant tellement vraies.

« Je sais Ryan… Du moins… Je me doute un peu… Si ce n’était pas le cas tu m’aurais déjà renvoyé là-bas, tu aurais pu le faire à trois reprises… La première fois quand nous étions sur le toit, tu m’as sauvée au péril de ta vie, la seconde dans ma chambre d’hôpital, la troisième dans la cafétéria de l’hôpital… Et si je puis dire… maintenant… une quatrième fois, tu pourrais décrocher ton téléphone et les appeler tout en m’immobilisant… pourtant tu ne l’as pas fait, tu ne le fais pas, tu ne le feras sans doute pas. Après je peux toujours me tromper, je ne suis pas infaillible, mais, si tu me voulais vraiment du mal Ryan, comme tu le vois, tu aurais déjà eu plusieurs occasions de le faire. C’est pourquoi je veux pouvoir continuer à te voir… J’ai presque envie de dire continuellement mais je sais très bien que c’est irrationnel. »

Je glissais à mon tour mes lèvres dans son cou, au commencement de son épaule, posant ma main sur sa nuque, je ne voulais pas qu’il oublis cet instant, je voulais qu’il en ait une preuve visible et entama alors un tendre suçon, laissant ses mains vagabonder, s’égarer totalement. Je sentais les battements de son cœur entre mes doigts, tout contre moi, et j’étais certaine qu’il s’agissait des mêmes battements que les miens. Bonjour destin.

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MessageSujet: Re: T6-lodge au 3ème étage, rue Zanaro W. Swich [Jenny & Ryan]   Mer 27 Avr - 21:07

Ses lèvres me paralysaient et je sentais son corps frissonner entre mes mains.

Elle tremblait comme quand je la ramenais à sa chambre après les séances de torture que lui infligeait le centre.
Qu'inconsciente dans mes bras, son corps souffrait et ne demander qu'une chose : la paix et la liberté... Moi, je ne pouvais que l'étreindre contre moi, pour essayer de calmer ses frissons et quand elle s'apaisait et s'endormait enfin, je n'avais que le droit de la déposer et de m'en aller...
Mais mon cœur, se déchirait de voir cette si belle fleur ainsi piétinée, et moi j'y contribuait à chaque fois.
C'est moi qui l'emmenait à ce qu'ils appelaient la "salle d'exercice" et je la voyais s'épuiser et se battre contre ces liens dont elle ne pouvait se défaire..

C'était moi son boureau, et son plus proche confident et ami.
si j'avais simplement tout renié à cet instant là, je t'aurais emmenée avec moi, loin pour que tu puisse respirer de nouveau, libre de tes mouvements, sans que tu n'es plus jamais à souffrir... et au lieu de ça, trop faible, je les ai laissés te pousser à bout et me récompenser de cette blessure mémorable...


J'étais moi-même tremblant d'avoir la possibilité d'effleurer ainsi ce corps et cette femme qui m'était interdit, cette femme que j'avais brisée..
Pourquoi ne m'en voulait-elle pas plus que ça?
Pourquoi, alors qu'elle aimait Seth, elle déposait sa marque sur ma nuque..

Si tu fais ça ma Jenny, alors je devrais te garder auprès de moi, ne plus te laisser partir.. Je devrais renoncer à tout et te protéger pour ne plus te perdre, comme je n'étais pas arrivé à faire quelques années auparavant...

Tu n'avais pas le droit de m'offrir une seconde chance, tu devrais me haïr comme tout ces mutants qui se cachent de moi...
Je ne peux pas te perdre une nouvelle fois...

Mes mains continuaient leur affaires, ainsi elles s'étaient glissé sous le top de cette ange face à moi, et s'amusèrent à le remonter et par le lui retirer..

Son corps si beau, si fragile que j'avais à portée de mains, que je soignais malgré moi quand elle souffrait après les tortures, mais dont j'abimais le cœur à chaque instant quand j'enfilais cette blouse blanche des chercheurs du centre...

Pourquoi ne me fuis-tu pas alors que je suis un monstre...
Ces mots me tirèrent une larme, que je ne pu retenir et que je laissa perler sur ma joue.

Je devenais fou, de l'avoir avec moi ainsi, sachant qu'elle était tout ce qui était contraire à ma vie.... celle de chasseur de mutant, de chien-chien de Phyllis, d'ennemi de son espèce et ennemi de son cœur...

Cette folie, me brulait la tête... je ne ressentais plus que les battements de son cœur et les légères ondulations de son corps.
Si j'abusais maintenant, je brulais mes ailes qui tenait encore raisonné, et je m'abandonnais à ce destin...

Ma bouche vint alors se plaquer contre la sienne, l'embrassant fougueusement, collant son corps au mien d'une étreinte, dont elle ne pouvait pas se défaire.
Je me redressa, toujours son corps collé au mien, et ainsi à genou, ma main tenant sa tête, mon bras libre étreignant ce corps qui m'était offert, je l'embrassait de plus belle, lui mordillant les lèvres.

La jeune fille, dévêtue de son haut, venait de perdre toute chance de se libérer de mon emprise.. je la serrais, si fort contre moi, de peur qu'elle ne s'envole !

"Je t'aime Jen, je t'aime, je suis surement le mutant le plus stupide qui existe d'ainsi désirer et aimer mon ennemi mais je t'aime... je t'aime, je veux te protéger, et pouvoir t'enlacer, te défaire de ce monde, qui te tiens loin de moi.. je t'aime et n'ai jamais cessé de t'aimer !"

Mon CES avait parlé, plus fort que moi, ou que le monstre de hunter que j'étais.
Il avait la force que lui donnait notre cœur, il avait le physique que je m'efforçais d'entretenir, et le regard de cette bête au fond de nous, qui ne souhaitait que chasser!

Je ne comprenais plus rien, ni pourquoi elle n'avait pas encore fuis, mais je restais là, ses lèvres contre les miennes, sa petite langue, se jouant de ma peau!

Tu ne peux plus t'en aller maintenant Jenny A. Sheppard ! Tu es notres. Notre coeur, notre raison et notre passion...



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