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 Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]

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T. Addair Reynolds

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MessageSujet: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Sam 15 Jan - 19:06

« Washington, la nuit. Partout la ville illuminée semble soudain plus menaçante. Dans les ruelles sombres, des groupes de jeunes murmures. Vous rabattez votre col sur votre nuque: il ne fait pas bon être dehors. Le péché est a chaque coin de rue, à chaque gemissement jouissif échappant d'une fenêtre. Mais cela ne vous concerne en rien. Vous, vous haussez les épaules, et vous continuez votre route. Enchaînant un complexe parcours à travers les petites rues du quartier, vous arriver dans une zone étrange: Il n'y a pas un chat, pas un être, pas une âme. Le silence mortuaire s'abattant sur la petite rue vous indique que vous êtes au bon endroit. Même vous, vous pouvez sentir comme l'air est dur. Irrespirable, presque. L'endroit semble repousser les êtres qui n'ont rien a y faire. Enfin, vous y voila. La boîte de nuit la plus huppée de la ville. La porte d'entrée est simple, noire. Au dessus, clignote un néon rouge, portant le nom de ladite boîte. Une musique faible se fait entendre, essentiellement les basses. Cela ne rend l'environnement que plus hostile. Vous ne pouvez vous empêcher de sourire. Presque pudiquement, vous toquez à la porte. Une visière s'ouvre, laissant apercevoir un regard d'acier, ponctué d'une voix glaciale. Vous le rassurez, en lui indiquant votre âge. La porte s'ébranle, et il vous invite entrer, non sans vous jeter un regard appuyé: C'est le videur, et ici, on ne rigole pas. Après un petit hall, vous arrivez dans le coeur de la boîte. La lumière est tamisée, et tout est de rouge et de blanc. Il y a réunit dans ce bar toutes les créatures envisageables. Mutants & humains coexistent. Malgré les différents entre toutes ces groupuscules, l'ambiance est ardente. Partout, on peut respirer le doux parfum de l'interdit, on peut sentir les désirs des uns, on peut entendre les fantasmes d'autres. La tension, aussi, est palpable: C'est comme s'il y avait une bombe glissé parmi les invités, prête à exploser. Après vous être remit de l'endroit, vous vous dirigez vers une table. La pièce est constituée en rond, avec en son centre une piste de danse. Sur cette piste, accroché à la bar métallique, un garçon danse. Presque nu. D'un rapide coup d'oeil, vous le jugez: Ce doit être un démon incarné. Seuls ces créatures acceptent de jouer les catins. Ses pieds - animés d'une nouvelle vie fugace – semblaient ne pas toucher le sol. La petite princesse tournoyait en rond. Encore plus vite, encore plus déhanché, encore plus fort. Encore, encore… Encore ! Le monde s'éteint autour de vous, il ne reste que la catin, et vous. Ses mèches noires tombent éparses, et volent autour de son visage. Son corps harmonieux vous hante. Et lui, le danseur, il s‘en fout. Il danse, il danse avec les yeux fermés et un doux sourire aux lèvres. Ce n'est rien d'autre qu'Addair, qui passe le temps. Il ne connaissait pas le propriétaire du bar. Il ne connaissait personne, et personne ne le connaissait. Alors il dansait. Vous, tout cela, vous l'ignorez. Addair n'est qu'un danseur de plus. Votre Danseur. Un individu vous accoste, vous faisant sortir de la rêverie.

_Vous voulez boire quelque chose? »

_Un Morrito serré, s'il vous plait. »

_Très bien... Appréciez la Catin de ce soir! »

Puis il s'en va, avec un sourire satisfait aux lèvres. Vos yeux se tournent à nouveau vers le danseur. Un œil expert aurait put comprendre énormément de chose sur lui rien qu’en le regardant se mouvoir, puisqu’il dansait la danse Baroque, la belle danse, la danse du cœur. En effet, cette danse était apparue au 18e siècle humain. C’était un enchaînement de mouvement précis exprimant les sentiments de l'âme, dépouillée de tout artifice. On pouvait donc y lire la sympathie, l’amour, l’envie d’être aimé et aussi – d’une manière moins optimiste – la folie, le besoin de chair et l’envie de comprendre. Mais le tout était si harmonieusement mélangé que la danse en devenait mélancolique, entraînante, chaleureuse. Impressionné, vous vous tournez vers les gens de salle. Les gens rient, parlent, sont bruyants même. Mais très peu semblent fascinés par le spectacle de l'individu sur scène. Personne, sauf vous. Soudain, le danseur s'arrête. Il vous regarde. Il vous sourit. Puis il descend de la scène dans son plus simple appareil. Il s'enroule un drap blanc le long de ses reins, couvrant ainsi ses jambes et son intimité avec. Et alors qu'il s'approche, vous vous rendez compte de votre erreur. Ce garçon n'est pas l'incarnation d'un Démon, mais bien celle d'un Ange. Addair savait reconnaître les pigeons lorsqu'ils en voyaient un, et ce soir, il avait envie de vengeance. D'une vengeance toute particulière.

_Vous m'offrez un verre? »

_O... Oui. »

La mantes religieuse avait encore frappée. Le barman - qui observait la scène - eut un petit rire en constant que le client était tombé dans la toile du jeune mutant. Parfois, il n'avait pas besoin de pouvoirs pour charmer les hommes, il suffisait juste de savoir quoi offrir. Addair vous demanda votre nom, et vous lui répondit, fasciné par son visage imparfait. Fasciné par sa pâleur morbide, par ses mèches trop noires, par son corps trop fin, par ses yeux trop bleu... On lui apporta un whisky pur qu'il but d'une traite, et explosa d'un rire cristallin à votre regard perdu. Addair n'aimait pas les gens. Il n'aimait pas parler. Mais il avait de tel besoin physique qu'il savait prendre sur lui pour obtenir ce qu'il souhaitait. Après une soirée à parler de tout et de rien, il propose que vous le rameniez. Arrivez là bas, il vous sauta dessus comme une chienne en chaleur. Car c'était le seul moyen qu'Addair avait afin de se rappeler ce que cela faisait d'être en vie. C'est une drogue comme une autre. Et vous, vous étiez sous le charme de l'alcool et du danseur que vous avez vu sur scène. Pas sous le charme de cette catin qui écartait les cuisses devant vous. Après avoir fait ce qu'il y avait à faire, vous êtes tombé dans les bras de Morphée. Mais cela faisait longtemps que le Roi-Sorcier n'avait pas dormit. Sa conscience, lentement, semblait quitter son corps. Il s'alluma une cigarette, puis alla chercher dans son sac un petit flacon. Vide. Il n'avait plus de coke. Plus rien. Plus rien pour lui rappeler ce que vivre signifiait. La leucémie le rongeait lentement, mais sûrement. Et même si le Gêne X semblait repousser les plus gros effets, le cancer ne faisait aucuns doutes quant à son aboutissement final.

Agacé, frustré, et gravement en manque, il s'habilla en vitesse, jeta sa clope dans les toilettes, vida le portefeuille de son hôte, puis sauta dans un taxi. Instable, et complètement perdu, Addair ne comprenait rien au monde. Rien à la guerre. Rien aux responsabilités. Rien aux valeurs américaines. Habillé d'un jean serré, d'un haut marin rayé rouge et blanc, d'une paire de converse rouge, il avait une écharpe enroulé maladroitement autour de son cou. Il flottait encore dans son imperméable trop grand pour lui. Sur sa joue, il avait une plaie fraîche. Lorsque la drogue n'était pas là, la douleur l'aidait à se maintenir conscient. Parfois il se blessait lui même, parfois il allait rechercher d'autre pour le blesser. Voulant qu'on vienne le chercher, il tenta quelques numéros, mais personne ne répondit à ses appels. Où était donc John lorsqu'il avait besoin de lui? D'une humeur exécrable, il se jeta sur le trottoir à la recherche d'un taxi. Evidemment, ils étaient tous bondés. Addair haïssait les endroits de foule où il n'était personne. Où il n'avait pas tout le contrôle. A la limite de l'agoraphobie, il se sentait oppressé. Il se mit à courir derrière un taxi qui partait. Bien sur, celui ici ne s'arrêta pas. Mr. Reynolds maudit tous les êtes peuplant cette foutue planète. La drogue, le cancer, la fatigue, la rage, la tristesse, la solitude... Tous ces sentiments entremêlés fatiguaient lourdement notre petite Princesse. Sans même s'en rendre compte, elle créa un champ magnétique qui attira les objets métalliques vers lui. Ralentissant les taxis, perturbant les ondes téléphoniques, déviant les avions mêmes de leur trajectoire. Cela demandait de l’énergie, car l'onde électrique nerveuse n'est pas la même que celle magnétique usée pour attirer les objets. Traversant devant un taxi, il s'arrêta, prit d'une violente toux. Dès qu'il utilisait ses dons en ce moment, il avait une fâcheuse tendance à flancher. Heureusement pour lui, personne ne sembla se rendre compte de la bizarrie des évènements, et tout retourna vite à la normal. Toussant, soufflant, crachant ses poumons sur la capot d'un taxi, il réussit à reprendre son souffle. Ledit taxi klaxonnait ainsi que tous les autres bloqués derrière lui. Mais mister T n'était captivé que par la tâche sanguinolente qui habitait sa main. Lorsqu'il revint à lui, il se rendit compte que tous les taxis étaient arrêtés. Il redressa la tête et planta ses prunelles lapis dans celles du chauffeur. Lui, il aussi avait vu la tâche. Soudain, Addair voulu encore sombrer dans la dépendance de quelque chose. Boire, fumer, baiser ... Qu'importe, il voulait déconnecter son esprit. Il fit demi tour, et retourna à la boîte d'où il venait. Là, il balaya la salle du regard, et choisit sa nouvelle cible.

_Vous m'offrez un verre? »
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Ryan Camara

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MessageSujet: Re: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Ven 21 Jan - 15:22

J'étais arrivé dans une de ces boites coincées dans de petites ruelles qui gardaient pourtant une bonne réputation. Cependant celle-ci ne m'était pas habituelle mais après tout elle se ressemblait toute et pour boire un verre, ça allait.
Je toqua à la porte, une visière s'ouvrit puis l'homme qui se trouvait derrière me laissa entrer sans rien dire. Les basses virent heurter mes tempes encore un peu douloureuse et je fixa la salle avant de m'asseoir. La lumière tamisée, le rouge et le blanc étaient malgré mes lunettes des tons vifs qui n'arrangeaient rien à mon mal de crane, mais après tout parti comme c'était j'allais continué à avoir mal alors autant y prendre du plaisir.

Je pris place sur un des canapés en satin rouge et me laissa vite emporté par le moelleux de mon assise... Un bras posé sur le dossier du canapé, une serveuse en mini-jupe me pris ma commande... j'attaquais par un whisky sans glace..
La musique et le fond sonore m'abrutirent assez vite et je sombra dans l'état de transe que l'on trouve quand on est en boite...
Mon verre à la main, je nota la présence de quelques jolies filles et cependant et étrangement mon appétit de célibataire ne se sentait pas affamé...J'avais plus l"impression d'être posé avec moi même, histoire de passer le temps, temps d'une nuit, histoire de me retrouver et de savoir quoi faire.. j'eus soudain Phylis dans la tête, je ne pouvais pas abandonner le centre.. et pis d'abord pour faire quoi d'autre... et de toute façon elle ne me laisserait pas tranquille si je partais comme ça... Elle irai surement jusqu'à me tuer pour être sur que personne ne puisse user de sa créature...
Je recommanda un autre verre et je sentais l'alcool me donner le sourire alors que mon CES (cogito ergo sum = subconscient) lui restait sérieux... l'homme que j'étais savait s'amuser et rester tout de même fort malgré la progression de mon taux d'alcoolémie.
Une femme s'approcha de moi, me demanda pourquoi mon frère ne souriait pas..
En 30 µsec, j'avais bien saisi sa phrase mais n'en avait pas compris le sens...
Je n'avais qu'une sœur et à pars moi il n'y avait personne..J'allais lui répondre quand elle se retourna pour répondre à une de ses amies qui l'interpellait. Quand elle en revint à moi, elle paru déçu...

"au moins vous avez l'air de plus profiter que lui..enfin j'espère ne pas l'avoir vexé...j'espère qu'il n'est pas parti à cause de moi.." et elle retourna se fondre dans la foule.
Le discours qu'elle avait tenu n'avait aucun sens, à part le compliment qu'elle avait pu me faire. Je notait autre que sur moi, les ravages de l'alcool et cette humaine aurait surement un mal de tête énorme au levé.
Je fus sortis de ma réflexion par une demande

"Vous m'offrez un verre?"

Je me retourna et vis face à moi habillé très légèrement un jeune homme, de ceux que l'on appelait dans ce genre d'endroits, les catins...
Je fixa ses beaux yeux bleus et sa peau blême. Il avait l'air épuisé, comme saturé... un peu comme bien qu'à son regard, il me semblait que ce soit quelque chose de plus profond.
Je ferma les yeux et me concentra malgré le bruit et la musique.
Je tentais de rentrer dans sa tête, en savoir un peu plus dans ce quoi je m'accordais à dire oui..
La serveuse passa et je lui demanda de prendre sa commande et de me rapporter la même chose que précédemment. J'invita mon jeune hôte à s'assoir à mes côtés.
L'alcool et la fatigue me firent sourire quand je le regarda. Sourire surement un peu bête mais après tout, personne ne me jugerait ce soir, enfin qui le pourrait..

"Comment vous appelez vous"
osais lui demander sans hésiter, en remettant mon col en place.
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T. Addair Reynolds

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MessageSujet: Re: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Ven 21 Jan - 19:02

The Witch-King's Madness___
« Une goutte coulait le long de ses poignets. Du sang, sans doute, dernier symbole visible de son état physique. Addair pouvait la sentir, lentement, glisser le long des pores de sa peau, suivre le dessin de ses veines, harmoniser la courbure de sa main, et tomber sur le sol. L’esprit d'Addair était cette goutte. Il était dans chacune des liaisons électromagnétiques qui liaient les cellules entre elles. Il était l’énergie. Il n’était plus humain, il n’était qu’électricité. Valsant de molécules en molécules, sautant de noyaux en noyaux, il vivait ce qu’il aimait le plus: Il vivait la vie. Son âme était si abîmée & son cœur meurtris, que son esprit ne voulait pas faire face. Addair n’avait jamais sût faire face. Face au monde, face aux gens, mais aussi face à lui même. Il s’était toujours contenté de passer sa vie à fuir le destin. Le grand Plan que la Terre, que Dieu, que les Esprits - qu’importe qui - avaient pour lui. Il s’était contenté de croire qu’il existait des choses telles que le libre arbitre, la liberté, le choix. Mais rien de tout cela n’était réel, ce n’était que des facéties crées par les hommes afin de rendre leur servitude plus douce. Ce n'était qu'un autre moyen de contrôle des foules. On leur offrait l’impression d’êtres libres. Et Addair n’en pouvait plus, de cette impression. Il voulait vivre vraiment.
Allez, faisons des généralités! Les humains - en la personne des Américains - étaient totalement illogiques. Oui, oui, ne vous sentez pas si outré: Addair adore faire des jugements de valeurs. Après tout, les gens se permettent bien d'en faire sur lui. Et étant donné qu'il est anglais de pure souche, généraliser au terme péjoratif 'Américains', cela ne le gênait pas du tout. (bien qu'évidemment, la notion de pure souche soit assez abstraite dans son cas...) Creusons un peu, voulez vous: Les Américains sont arrivés sur une Terre vierge, fuyant un pays où ils ne pouvaient plus vivre leurs croyances librement. Et oui, au départ, les américains ne sont ni plus ni moins que des anglais camouflés! Des hommes hantés par la peur, qui fuyaient un pays en proie à une guerre de religion. A première vue, on pourrait croire qu'ils aient comprit la leçon. Et pourtant!!! Une fois arrivée, ils ont exterminés les indigène locaux, par peur de la différence. Ils ont organisés un génocide en écrasant les amérindiens comme des insectes. Ils ont apportés l'alcool comme appât, et lorsqu'ils étaient tous imbibés et dépendants, ils leur ont volés leurs terres. Se forgeant un nouveau monde basé sur leur peur primaire, ils continuaient à fait erreurs sur erreurs sans même s'en apercevoir: Au lieu de comprendre qu'une politique sévère avec des jugements de valeurs (qu'ils soient de religions, de couleurs, ou d'origines) étaient source de destruction, ils ont continués à se créer de nouvelles peurs. Mais ils étaient heureux dans leur Nouveau Monde. Voulant travailler moins, et profiter de cette paix, ils cherchèrent de la main d'oeuvre. Main d'Oeuvre gratuite, évidemment. Instaurant l'esclavage, ils importèrent des noirs d'Afrique pour travailler à leur place. Mais à importer autant d'étrangers a esclavagiser, ils se sont rendus compte que les "Nègres" étaient partout. Leur peur primaire revint au galop, sous la forme d'une forte xénophobie sans fondements. Cédant aux pressions des diplomates censés, ils leurs donnèrent des droits, et rectifièrent un peu la balance de l'égalité. Mais ce n'était pas fini pour eux. De plus, tout le monde n'était pas de cette avis, et des groupuscules se mirent à créer leur propre Justice en usant de violence. (Notamment avec le KuKluxKlan) Si les gens ne voyaient rien, ils savaient. Et très peu de blancs se sont levés contre cette pratique. L'Homme - voulant être libre depuis des temps immémoriaux - était esclave de sa Peur depuis le début.

Toute l'Humanité n'est qu'un paradoxe: Vivre sa vie en souhaitant la paix, mais en cherchant constamment la guerre. En poussant le vice jusqu'à créer des situations où les fossés entre les classes sociales se creusent jusqu'à n'avoir plus qu'un échappatoire: La Révolution. En instaurant partout le règne du Dominant et du Dominé, poussant les Dominés à se rebeller, et les Dominants à chercher d'autres personnes à écraser. En essayant constamment de devenir quelqu'un de connu, non pas pour le mérite, mais pour la gloire. Qu'importe la manière, car ce n'est plus le pourquoi qui compte. Le stéréotype semble basique et pourtant j'ose le dire: Les Humains ne fonctionnent que par la comparaison, en cherchant constamment à en avoir plus que son voisin. "J'en ai une plus grosse que la tienne", se disent les adolescents. "Petite bite" est une insulte commune, et si pleine de sens. Cherchez. Cherchez, et vous verrez que les insultes n'ont qu'un but: Créer une hiérarchie basée sur la force. Pointer du doigt la Différence, et essayant d'en venir à bout. Créer un Moule Universel à l'Homme. Addair n'aimait pas spécialement les êtres humains et leurs agissements. Et il était clair que les Humains étaient rempli de défauts. Les éradiquer de la surface de la planète était il pour autant une solution? Addair n'y croyait pas. Car les Mutants avaient de loin prouvés qu'ils étaient les descendants des Hommes: Ils sont tout aussi coupables de grandes erreurs. Et sûrement en feraient ils encore! Ce n'étaient que des enfants capricieux, considérant le Monde comme un immense terrain de jeu. Bon bon, d'accord, notre mister T était loin d'être un homme parfait (ou mutant parfait, qu'importe) Mais il portait sur le monde un regard sans tâches. Au plus profond de son âme, il était innocent. Mais coupable de biens des erreurs. Car, vous voyez - même si Addair était loin d’avoir un potentiel oméga (ceux qui offrent la possibilité de réduire la terre en cendre) - avec de la concentration et un bon relai - tel que les piliers électriques - il pouvait faire brûler le cerveau de pas mal d’humains et mutants. Sûrement pas tous, mais de quoi rendre la guerre obsolète dans l’ordre des priorités. Et l’idée lui avait déjà traversé l’esprit.

Addair était fatigué. Fatigué de ces gens qui n'apprenaient rien. Fatigué physiquement. Mentalement, aussi: La seule personne qui lui mettait du baume au coeur était loin, depuis trop longtemps... John était comme un drogue pour Addair, essentielle au bon fonctionnement de son métabolisme. Il était la corde qui l’empêchait de sombrer dans la folie. Il était les mains qui nettoyaient son corps souillé par le temps. Il était l'esprit qui apaisait le sien. Il avait envie de tout lâcher, de s'offrir entièrement à ses pulsions. Mais pas pour le moment. Pour le moment, il se devait de répondre, de faire la conversation. D’entretenir cette pâle imitation de sociabilité qu'il avait débuté. Le goût du vomi ne voulait quitter sa bouche. Et l’odeur du sang ne voulait quitter son nez. Jusqu’au plus profond de son âme, il se usé souillé. Plus usé que jamais. Addair ne se leurait pas sur cas: son esprit était au bord du précipice de la démence. En lui, l'envie grandissante d’écraser toutes formes de vie croissait de manière inexorable. Car le cycle de notre homme n’était pas un cycle normal, ce n’était pas une naissance, une vie puis une mort. C’était un cycle de fuite perpétuelle, de naissances tâchées, de morts corrompues… Addair n’avait pas eu le temps de grandir correctement, il n’avait pas eut le temps de se créer un esprit solide pour supporter ce qu’il avait vécu. Oui, il était très fragile, sans doute plus que beaucoup des gens présent dans la boîte. Se tenant sur la corde raide, il était en constant équilibre entre la folie et le reste. Et la folie d’un mutant de 300ans ne serait pas une folie agréable, surtout en ces temps agités. Ses yeux lapis - ainsi que son esprit - revint lentement dans l'instant présent. Assit dans cet endroit miteux, en face d'un homme bien trop propre sur lui pour avoir sa place ici. Il dénotait fortement avec les lieux - rempli d'hommes usés. Les haut personnages téléphonaient. Les pauvres observaient les gens avec une inquiétude certaine dans leur allure. Alors qu'était il? Que faisait il ici? Il était visiblement riche - et ce depuis l'enfance: il avait ce regard arrogant, comme si le monde lui devait quelque chose... Il était étonnamment jeune, surtout pour la blessure invisible qui se lisait dans ses yeux: Comme s'il portait un fardeau trop lourd pour lui. Responsabilité? Jeune héritier? Possible .... et pourtant ça ne collait pas au profil. Quelque chose lui échappait. Pas d'alliance, donc il n'était pas là pour fuir un problème conjugal quelconque. Et alors qu'il allait afficher un sourire charmeur, il le sentit. Il le sentit dans sa tête.

Un sourire carnassier déchira les lèvres de notre Ange. Un mutant. Un putain de mutant arrogant qui s'amusait à entrer dans sa tête comme dans un moulin. Addair portait en horreur les mutants aux capacités intellectuelles qui se prenaient pour des dieux. Mais il y a certaines choses qu'il faut retenir sur le pouvoir de notre homme: Son pouvoir touche de si près le cerveau que, bien utilisé, il peut ressembler à de la pseudo télépathie. En faite, il ne parlait pas, et la personne d'en face ne lui répondait pas. Il glissait dans le cerveau un signal identifiant une odeur, un son, une voix, une image ... Mais clairement nouvelle pour l'organisme, qui - essayant de traduire - transformait en mot le message. S'il le voulait, Addair pouvait même faire croire que c'était un message propre à la personne visée, qui alors n'entendait que 'la petite voix au fond de son cerveau'. Il pouvait modifier l'ordre neuronal du cerveau d'en face, ce qui venait à modifier entièrement la personne en elle même. Oui, si Ryan avait un pouvoir aisé, il l'utilisait sans finesse. Il écrasait la porte d'entrée de l'esprit, violait l'intimité de son hôte et récupérait les informations qu'il recherchait. Même un humain aurait pu se rendre compte de l'intrusion!!!!! ... Enfin, non. Un humain n'aurait pas comprit, même un mutant moyen, mais ils l'auraient sentit. Addair possédait lui un pouvoir beaucoup moins direct, qui nécessitait de la finesse. Et il avait des centaines d'années d'entrainement, gravée dans sa mémoire. Electricité, oh douce électricité. Mr. Reynolds n'était plus ici. Son esprit était dans ses propres connexions nerveuses, sautant de neurones en neurones. Il voulait trouver ce que Ryan cherchait. Son pouvoir n'agissait pas directement sur l'esprit alors il devait traduire d'abord, ce qui était long et fastidieux. Mais il avait l'habitude de côtoyer ce genre de pouvoir: Il limita la recherche à une zone particulière. Là il effectua a un tri de toutes les informations et rechercha celle qui portait une marque de souillure. Oui, entrer l'esprit d'un autre laisse des marques. Invisibles pour un expert, elles pouvaient peser après une utilisation abusive pendant trop longtemps sur hôte. Un genre d'adaptation. Ah! Trouvé!! Sa leucémie? Pourquoi? Voulait il juste se prouver quelque chose? Addair se serait il trompé?

_ Liam ! Liam Scott. Et vous êtes? ...»

Addair ne se trompait jamais. Et il aimait définitivement pas ce type. Quelque chose clochait avec lui. Comme un ton sur autre, il dénotait une impression d'anormalité. Quelque chose de gênant. Au fond, au vu des regards langoureux qu'on posait à leur table tant pour lui que son hôte, Addair devait être le seul a qui il faisait cet effet là. S'il avait été un chat, ses poils se seraient hérissés. Il dressa alors une sorte de barrière mentale, assurant l’imperméabilité de son esprit à au autre: Il foutait tellement le bordel dans ses connexions nerveuses que son esprit n'existait plus vraiment. Sa mémoire était saturée. Mais un part de son esprit, vivant en tant qu'électricité dans le reste de son corps, lui permettait d'être conscient et opérationnel. Le hic, c'est qu'il ne pouvait pas non plus aller dans l'esprit d'un autre. Les questions sans réponses qui restaient en suspension resteraient insolubles pendant encore un certain temps. Il fit un signe à une serveuse qui répondit d'un clin d'oeil. Elle lui apporta son 'comme d'habitude', qui se résumait à la même chose que l'homme avec lequel il partageait la table. Déposant son imperméable sur la banquette, il dévoila un haut marin rayé rouge, au col largement ouvert, laissant paraître un silhouette longiligne et gracieuse. Il ponctua ensuite son visage d'un sourire tendre aux yeux vides.

_ Que faites vous ici, dans ce coin de débauche, par une heure si tardive? La recherche d'adrénaline?»

Un petit rire. Addair aimait qu'on pense de lui qu'il soit bête, et il savait parfaitement jouer le jeu. Mais bloquer son esprit à toutes intrusions pourrait lever la suspicion de l'homme ....
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Ryan Camara

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MessageSujet: Re: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Lun 31 Jan - 14:50

Je me sentais étrange à ses côtés.. il me sembla que ce soir, je n'étais malgré moi pas tombé sur quelqu'un d'anodin.. mais de là à découvrir les secrets de chacun, même moi et mon CES nous n'y arrivons encore pas, à moins bien sur de s'acharner mentalement sur notre proie, au besoin si il le fallait de la tuer..
mais ce soir, je n'en avais, ni l'envie, ni le besoin.. ce mutant.. qui savait se protéger de moi, ne me livrerai que ce dont il est voué à me dire.. pas plus que son nom, et notre conversation banale qui allait suivre.. mais je voulais une suite comme envie d'élargir mon cercle de connaissance, comme si j'avais sans le connaître envie de le revoir plus tard.
Mais ne nous embarquons pas si loin, profitons seulement du moment présent, car à tout pressé, tout se mélange et vu le bazar actuel dans ma vie, j'avoue qu'il ne faudrait pas longtemps avant que je perde la tête.
En tout cas, venu ici pour me détendre et trouver de la compagnie, j'avais trouvé un être bien singulier pour occuper ma soirée, et je me détendais légèrement, n'oubliant cependant pas les dernières 48h et mes blessures qui me rappelaient à l'ordre plus souvent que je ne le désirais.

Liam m'avait -il dit qu'il s'appelait.
Il avait déposé son imperméable et m'avait souris, étrangement je notais que c'était bien malgré lui, il n'avait aucune envie de sourire...
Car bien que ne pouvant accéder à son esprit certains signes ne trompent pas.. et se forcer à sourire j'avais appris ça auprès de Phyllis, qui m'avait dressé de tels manières que si il m'arrivait d'avoir à sourire, je sache le faire malgré mon humeur et mes pensées de traques du mutant..
Ce soir rien que pour ça je me sentais bien, comme à chaque fois que j'étais loin de Phyllis et de son emprise.
Bien que je sache qu'elle est au courant de mes moindres faits et gestes, ce soir je fermais alors mes pensées pour elle et offrais à mon hôte un ryan, qui avait une envie de se divertir, le ryan homme et non le ryan mutant..
Ma rencontre avec Jenny m'avais un peu perturbée sur ma servitude inconditionnelle pour Phyllis... je ne savais plus, si je voulais encore servir cette directrice aigri, cependant je ne pouvais lui faire faut bond, sinon au péril de ma vie.

Je revins donc à mon compagnon de soirée, sa carrure était plutôt gracieuse et sans doute que les regards tournés ici, ne m'étaient pas uniquement destinés.

" Qu'est ce que je fais ici ? Sans vous raconter ma vie, j'ai besoin de me détendre, d'en venir à une soirée normal, me changeant mon quotidien.. quand à la qualité de la boîte, je vous avoues avoir eu besoin d'un remontant pour la soirée, sans aller à 200 bornes d'ici et pour ce qui est de l'adrénaline, je suis curieux de savoir quelle idée vous a traversée la tête quand vous avez prononcé ce mot... mais vous, que faites vous ici? Vous y travaillez Liam? C'est dommage, vu l'endroit. Content de faire votre connaissance en tout cas.. et sachez que ce soir, je n'ai pas l'intention de rentrer dans votre tête, je suis de repos.. "
fini-je par lui ajouter pour lui faire remarquer que malgré ma tentative, il n'y avait pas de quoi se braquer..

Que pouvait m'offrir une soirée comme celle-ci? cet homme... Je restais tout de même curieux et tout au fond de moi, j'avais hâte d'en apprendre un peu plus sur ce demoiseau.
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T. Addair Reynolds

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MessageSujet: Re: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Mar 1 Fév - 16:27

___Le monde ne tournait pas rond.
Ou alors était ce moi qui ne tournait pas rond? L'idée me révulsait et cela devait être parce que je n'y croyais pas. Dans les têtes des hommes - et par ce terme, j’englobe humains et mutants - il y a un besoin constant d'équilibre. C'est presque chimique, mécanique: Il faut qu'il y est cette dénomination manichéenne du bien et du mal. Il faut qu'il y est un blanc, et qu'il y est un noir. Le Gouvernement - et surtout le Centre - ne comprenait pas ce fonctionnement. Ils étaient secret, et je ne savais pas si le Centre travaillait pour le Gouvernement, ou si c'était l'inverse. Mais qu'importe - l'un dans l'autre - cela n'avait aucunes importances. Car le fait était qu'ils avaient tort: Si un clan - n'importe lequel - prenait le dessus, alors l'équilibre serait rompu, et il n'y aurait plus qu'une donnée universelle. Instinctivement, l'on va rechercher alors deux autres clans, afin de rectifier la donne. A grande échelle, les humains veulent exterminer les mutants pour cette raison: Il y a une normalité, et une anormalité. La Confrérie contre les Xmen, Palpatine contre Leila, Superman contre Luthor .... & le Centre contre la Résistance.
Rien n'est différent. Et, certes, l'un n'est pas forcément le strict opposé de l'autre. Mais le fonctionnement par duet est bel et bien là. Et c'est ainsi que nous sommes arrivés - mutants si différents - et que nous sommes devenu le Mal Originel.... Mais je ne devais pas penser à ce genre de choses. Au fond, c'était contraire à mon fonctionnement naturel. Moi qui passais ma vie à fuir les moindres engagements que j'aurais pu prendre. Oh, vous pouvez rire, vous pouvez vous moquer. Oui, j'ai bien 229 ans, et la seule chose qui soit commune à toutes les vies que j'ai eu c'est cette habilité à fuir dans n'importe quelle circonstance. Et je suis passé assez doué dans la matière.

Car en faite, Addair n'était qu'un gamin. Il était rempli d'illusions comme celle de croire au Père Noël. Il était persuadé qu'il pouvait soigner le Monde, qu'il avait un remède contre toutes les maladies. Qu'il avait le pouvoir d'asservir le monde afin de le rendre meilleur, voila pourquoi il s’appelait lui même: Le Roi-Sorcier.
Au fond, notre mister T était rempli de bonnes intentions. Mais dès qu'il fallait agir vraiment, faire des choix qui risqueraient de se retourner contre lui... Dès qu'il fallait s'engager dans quelque chose de durable - tout comme les relations par exemple. Alors dans ces cas là, il se rendait compte des responsabilités qu'il lui faudrait respecter. Des sacrifices qu'il aurait à faire. Et aussi de la peine qu'il ressentirait si - au final - tout ce pour quoi il s'était battu retombait au néant. Notre homme n'était qu'un simple fou, atteint d'un sévère syndrome de Peter Pan: L'enfant qui ne voulait pas grandir. Et tient, en parlant de Peter Pan ...
L'homme en face de lui n'avait plus l'air aussi grand et machiavélique qu'il y a cinq minutes. Addair regardait, il regardait intensément. Même si son cerveau était en bordel, même s'il était fatigué, il n'arrivait plus a voir cette pointe de vicissitude qu'il avait ressenti avant. Oh, évidemment, il la sentait encore dans l'air. Mais elle n'était plus si marquée. Elle n'était plus si ciblée. Elle était .... compliquée. Et notre éphèbe se dit qu'il avait le droit de relâcher un peu sa garde. Après tout, il était ici pour se changer les esprits, non? Addair devait se reposer. Et user de son don de manière permanente comme ceci n'arrangeait en rien son état. Il arrêta de protéger les choses inutiles de son esprit, gardant son protection son identité, John et tout ce qui touchait à ses pouvoirs. L'homme - puisqu'il n'avait toujours pas dit son nom - se mit à parler.

Je ne savais pas quoi faire. D'un point de vue totalement subjectif, évidemment. Il était beau, et terriblement sexy avec son côté: vous ne m'attraperez jamais. J'avais une folle envie de le violer sur la table de la boîte, et de le clouer à un mur, comme un papillon. Juste pour lui montrer que j'en étais capable. Mais John ne cautionnerait sûrement pas ce genre d'action. Et en plus, ce serait de très mauvais goût sur le mur de ma chambre.
Abandonnant donc cette idée, j'hésitais entre faire ce pourquoi j'étais revenu: Coucher avec. D'une manière ou d'une autre. Ou bien - plus difficilement - tenter de nouer des liens avec. De parler. De faire des choses normales avec quelqu'un ... quelqu'un de vraisemblablement hautement anormal. Au fond, ça me plaisait, ce côté dangereux et interdit. Et il était loin d'être moche - si j'avais oublié de le signaler. Alors que faire? Le whisky me brûlait la trachée à chaque gorgée. Le manque de drogues me nouaient l'estomac et l'envie insatiable de sexe me rongeait le bas ventre. Au premier regard, j'étais enjoué et en bonne santé. Mais après un regard appuyé de plus prêt, on me voyait réellement. Des cernes sombres se dessinaient beaucoup trop, sous de grandes pupilles bleus azures enjôleuses. Un teint pâle, presque maladif. Et détonnant sur le tout, cette légère couleur carmin sur le bord des lèvres. Du rouge à lèvre, pour donner un air maquillé à tout mon état. Mais seul le rouge était faux. Le reste était terriblement vrai, et c'était le reflet de ma faiblesse. Car après tout, je l'étais, malade.
Il était curieux de savoir pourquoi j'avais pensé. Pensé quoi, on s'en fou. Il était curieux de savoir. Pauvre de lui. Je fis petit sourire, une moue qui avait quelque chose de tristement mélancolique. Et cette fois ci, c'était une réelle émotion partagée. Ce n'était pas qu'un simple masque. Que lui répondre? Il n'y avait rien à répondre, de toutes manières, si ce n'est une suite continue de mensonges. Un débit impressionnant de conneries. J'étais fatigué, et en faite, à bien y réfléchir, j'avais terriblement envie de dormir. Pendant une semaine ou deux. Peut être trois. Mon métabolisme était désormais si différent de celui d'un humain ou d'un mutant normal, que mon mode de vie bifurquait de plus en plus des autres. Mes journées se transformaient en mois d'activité intense. Mes nuits en mois de sommeil, et de demi-éveil. J'étais presque comme les vampires des livres idiots: je ne vivais pas comme les autres. Mes deux coeurs battaient à l’unisson dans ma poitrine, un rythme doux et calme.
John m'en voudrait sûrement .

- L’Adrénaline de franchir un interdit. D'être a un endroit sans y avoir le droit. De fuir quelqu'un, peut être. Quelqu'un d'important.... »

Mes yeux se perdirent dans le vague. Je n'avais aucunes idées de si j'avais visé juste, ou pas. J'étais actuellement fatigué, et conserver des souvenirs sous clé me demandait de l’énergie. Sans doute beaucoup plus que ce que je ne pouvais fournir. Soudain, je la sentis. Grimpant le long de mes poumons, arrachant violemment mon œsophage et faisant hurler ma gorge. La Toux. Pas la simple petite toux mignonnette d'un petit Rhume. non, la vraie de vraie, celle qui faisait peur. Celle qui faisait mal. Celle qui montrait à tout le monde que je n'allais pas bien, que j'étais en piteux état. Digne de la tuberculose, ma Leucémie me faisait littéralement cracher mes poumons par morceaux. Et je sentais que si je toussais maintenant, les gens allaient s’intéresser. Ils allaient s’apitoyer, s'inquiéter même. Je ne voulais de leur hypocrisie. Je ne voulais pas de leur pitié. Je voulais John, il était la seule drogue dont je ne pouvais me passer. Se retenir .... se retenir .... A quoi bon? J'en étais incapable. Et elle était déjà remontée trop loin. Alors je ferma les yeux, et toussa. Rauque et étranglée, je fus plié en deux pendant deux bonnes minutes. Lorsque je rouvris les yeux, le sang tâchait ma main, et des gouttes perlaient sur mes lèvres. Mon visage avait l'air plus fatigué que jamais. Immobile, les yeux perdus dans le rouge envoûtant du sang, je répondis néanmoins.

- Oui, l'endroit n'est pas extraordinaire ... mais quand on a un besoin ... il est parfois dur de le rassasier »

Je ne voulais pas me redresser. Je ne voulais pas affronter tous les regards faussement inquiets posés sur moi. Je n'aimais pas les gens, et à cet instant plus que jamais. Ce n'était encore là qu'un aperçu de ma grande paranoïa, sûrement. Flux électrique, charmant petit flux, dis moi ce que je dois faire!! Inconsciemment, j'étais désormais dans le cerveau de chaque personnes de cette boîte. Peut être même plus loin encore. Ce serait si facile de les tuer. De tous les faire taire. Flux, petits flux, que vous êtes nombreux!!! Désormais, je savais. J'étais dans tous les cerveaux. Tous, sans distinctions humains ou mutants, amis ou ennemis. C'était si grand! Je n'étais évidemment concentré que sur la partie commune de chaque être, partie si minuscule. Mais pourtant nécessaire: Si je faisais bouillir cette partie, alors ils mourraient tous. Peut être pourraient ils danser avant? En silence. Ou je peux envoyer des signaux de douleurs, pour qu'ils souffrent. Mais en silence, bien entendu. Flux, gentils petits courants électriques, amusez vous! Au bord du précipice, je m'étais préparé à faire un grand pas en avant. Ma folie était grande, et les années ne l'arrangeaient pas. Je senti quelque chose dans l'un des cerveaux: Une odeur miel et acide. John. Je sursauta, comme me réveillant d'une sorte de transe. Tout cela n'avait prit que quelques secondes. L'équilibre était si fragile que le poids d'une aile de mouche suffisait pour le rompre. La petite voix machiavélique qui rodait dans mon esprit fit silence. Une remonté acide glissa le long de ma gorge, ravivant la douleur, comme si j'allai vomir. Mais rien ne se passa, néanmoins le goût affreux de la bile persista en bouche. Je posa un regard vide sur l'homme. Ryan. Ryan, c'était ce don je me souvenais. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas s'il l'avait senti. Si, évidemment, il devait l'avoir senti. J'avais - pendant ces quelques secondes - laissé mon esprit sans protection. En avait il profité? Le souffle court, un sourire amusé au lèvre, je laissa tout de même glisser :

- Enchanté, Ryan. Heureux de savoir que vous êtes de repos... »
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MessageSujet: Re: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Dim 13 Mar - 13:59

Tu désirais du mystère Ryan, te voilà servi par la personne la plus sublimement intrigante que tu ai pu croiser récemment....
Cet homme me tira soudainement du plaisir, surement, le fait des verres enchainés et de sa beauté, de son étrange teint maladif, envoutant, et de la force qu'il utilisait pour se protéger...
Il était attirant, et je garantie que l'alcool peut nous changer les conscience, car il ne me semble jamais avoir ressenti autant d'attirance pour un homme...
Surement un besoin de me libérer... de ma vie quotidienne, de ma vie sans femme, assez cruelle ou pas assez courageuse pour m'apprécier..
Si j'étais sorti c'était pour que l'on s'occupe de moi non?
alors voilà j'avais trouvé cet homme qui n'avait rien de commun avec les gens autour, nous laissant là, ainsi dans notre bulle, comme deux animaux aux yeux des autres..
Je psycotais surement car personne ne devait faire attention à nous, enfin jusqu'à après avoir il me semble s'être retenu, Liam eu une quinte de toux. Pas de celles qui nous chatouille la gorge gentillement, lors d'une petite laryngite, non comme si il manquait d'air... Je l'admirais de survivre à pareil torture, je ne connaissais pas la nature du mal que supportais mon nouvel ami, mais étrangement, moi Ryan Camara, le monstre sans coeur, j'avais de la compassion, comme si je comprenais la douleur qui le rongeait, comme si elle ressemblait à ma servitude que j'avais envers Phylis, celle qu'il m'emprisonnait, qui me réduisait à ce rôle de méchant.

Quand il put enfin respirer de nouveau presque normalement, je nota que nous étions bien bien loin d'une laryngite, car cette dernière, ne laissait pas notre fluide hémoglobique s'enfuir de notre corps ainsi...
Je n'arrivais pas à le cerner, ni à lui céder à haute voix ma compassion...
Il se protégeait toujours, jusqu'à que je sente, via la réception cérébrale de ceux qui nous entourait, qu'il était en eux, près à s'amuser, près à les sacrifier !!
Il n'était alors pas si différent de moi, il était par amusement, sans sentiment prêt à sacrifier, ceux qu'il ne connaissait pas, comme pour satisfaire une envie, comme moi je satisfaisait celles de Phylis !

Dans sa balade entre les êtres démunis qui nous entourait, je le suivais, tranquillement, essayant de comprendre son but, pour me rapprocher de lui, car il me plaisait, et je me complaisait à voir un esprit plus torturé que le mien.

Soudain, le hurlement d'un prénom, me foudroya l'esprit, me tirant une grimace de douleur !
Ce nom, était resté à l'état cérébral... il avait surligné de rouge, un homme dans la foule, une présence, plus proche de la notre que de ces inconnus indigne de notre conversation et exploration mentale.
Liam faisait comme si ça allait, mais ça ne me trompait pas, il était mal, et ma vie banale, rien, ne l'intéressait pas..
Il avait d'autre envie et je le ressentie étrangement comme d'autres volonté avant de mourir !
J'avais envie de l'aider ou du moins de l'accompagner, cet homme était tout comme moi, l'entier et l'opposé, et sa rencontre, était bien différente de ce que j'attendais de ma sortie de ce soir.
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MessageSujet: Re: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Dim 24 Avr - 1:10

Toc Toc Toc...



« Quelle rencontre intéressante pas vrai ? Vous semblez vous ressembler plus que vous ne le pensez mes amis. Deux êtres torturés, meurtris, un humour grinçant qui dresse les poils de tous le monde. A croire que le Destin à frappé de soir face à ces deux jumeaux spirituels. Mon très cher Addair, personne ne t'as dit que le mensonge était un terrible défaut ? Tout comme la curiosité mon jeune ami Ryan ! Que de pêcheurs que le Bon Dieu aura vite fait d'envoyer en enfer ! Pour l'instant Belzébuth semble vouloir tourmenter vos âmes encore un peu à défaut de pouvoir s'amuser avec vous en chaire et en os...

Un bar sympathique n'est-ce pas ? Belle ambiance, que de choix de victimes potentielles... Mais c'est sur vous que j'ai décidé de jeter mon dévolu. Coup de chance ? Ne criez pas victoire aussi vite mes mignons. Car vous semblez avoir choisit la mauvaise soirée pour venir dans ce bar.

Comme je disais, Addair, le mensonge est un très vilain défaut, même pour protéger ses arrières d'un potentiel prédateur tel que le terrible Camara. De plus, le travail de détective consultant n'attire pas que des admirateurs et des demoiselles en quête d'un peu de compagnie au fond des draps.... Laissez moi accélérer le temps d'une dizaine de minutes plus tard...

Vous êtes entrain de discuter, de ressentir que vous n'êtes pas aussi différent l'un de l'autre. Soudain cinq hommes s'approche avec nonchalance de votre table. L'un d'eux pose une main robuste sur votre table, faisant trembler les liquide à l'intérieur de leurs contenants respectifs, plongeant ses yeux sombres sur la personne de Monsieur Reynolds. Il semble visiblement avoir une dent contre lui. Ses mots sont clairs et précis " Addair Reynolds ? Ouais pas besoin de réponse en fait... On a un petit compte à régler toi et moi ! Enfin quand je dis moi, tu peux inclure mes potes dans lot" un rire gras à la limite du satanisme. Mais d'où sortent ces gens ? Rappel toi mon cher Addair, rappel toi cette enquête où tu envoya cet homme, il y a dix ans, en prison pour narcotrafic, ce Colombien immigré et son réseaux que tu as réussis à démanteler en seulement quelques semaines alors que le FBI bossait dessus depuis plus de trois ans. Je sens que ça te reviens maintenant, ça tête ne t'es pas étrangère, tu le ressens, les souvenirs remontent et son identité aussi. Romuald Pedro Sanchez, l'ancien bras droit du gang. Il ne t'as pas oublié et compte bien t'en faire baver.

Le Colombien tourna alors la tête vers Ryan pensant alors reconnaître John. Vous forçant à sortir du bar par l'arrière. Chacun d'entre eux est lourdement armé et vous vous trouvez dans un cul de sac, a moins de dévoiler votre pouvoir l'un à l'autre vous n'avez que de très mince chance proche du néant pour vous en sortir. Ne serait-ce pas dangereux de dévoiler son pouvoir face à des gens que l'on ne connait pas ? Ryan ne risque pas vraiment grand chose, contrairement à Addair qui se livre tout de même au première homme de terrain du Centre, sans le savoir... S'il se livre.


Mon intervention s'arrête ici. A vous de voir comment vous allez vous en sortir. Vous jouerez les brigands, n'oubliez pas que ce ne sont pas des agneaux. Comment à fait Romuald pour s'en sortir ? Simple, il a forcé la porte ! N'oubliez pas que vous n'êtes pas immortels....


Allez-vous vivre ou mourir ?



La Destinée

Petite précision : A vous de réagir face à cet évènement, ne perdez pas de vue que vous n'êtes pas invincible mes chéris, et je suis là pour vous mettre face à vos limites, vous faire plier les genoux ! Good Luck ! deviil
Intervention inattendue

__________________________



Vous ne m'échapperez pas...



...Personne ne le peux !
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MessageSujet: Re: Sempiternelle Solitude [PV. RYAN]   Sam 14 Mai - 12:43

Nous voilà cerner dans une ruelle dont l'accueil est loin d'être agréable.
Coup du sort, moi qui pensait avoir la paix et venir boire un coup et voir de jolies filles, je me retrouve à défendre ma propre vie dans une rixe qui n'est pas la mienne.
Mais ce soir, oh chance, je suis d'humeur solidaire et surtout d'humeur à ne pas laisser la vermine des bas-fond de cette ville agir impunément et gâcher une soirée de Ryan Camara !

Washington, sacré endroit tout de même!
Je me demande comment aurait été ma vie, si j'avais été un fermier au Texas, loin de tout ce danger, ces traitrises et cette puanteur !
Liam me paraît affaibli, pas vraiment au top de sa forme, et je ne peux pas le laisser se défendre contre ses brutes qui ne veulent que prouver que les gangs et les trafiquants font la loi, sous le nez d'un gouvernement, qui ne se préoccupe que de son pécule personnel et la pseudo menace que nous représentons nous les mutants !

Je suis tout de même fatigué mais si je me concentre mon CES et moi pourrions tourner la tête à ces 'sans cervelles" mais physiquement il n'y a rien à dire, nous sommes deux et ils sont quasiment trois fois plus nombreux et si je sais me servir de ma tête pour me défendre et avoir assez de compétences athlétiques pour savoir m'en sortir, je suis loin de leur centaines de kilos de muscles qui veulent nous torturer et nous tuer.

Je regarde Liam et lui demande :

"Me fais-tu confiance? car je peux nous sortir de là!"

Enfin il me semble ...

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