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 Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]

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Ryan Camara

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MessageSujet: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Jeu 13 Jan - 22:05


Comme un chien-chien... Je n'avais qu'une chose à faire, obéir comme un toutou bien élevé qui ne peut que se taire ...Voilà une journée qui finissait mal, une journée terminée en soirée, 21h23 précisément... J'ai l'impression d'avoir la tête sous pression... J'aurai préféré rentrer chez moi, ou allez boire quelques verres au Mood-killy bar.. histoire de trouver une raison plausible tel que l'alcool pour justifier ce marteau de Tohr qui tapait sur mes tempes...
Mais voilà son sourire vicieux et pervers...

"Mon petit 0...un de nos finders, a trouvé la trace d'un des grand monstre rebelle que nous recherchions" m'annonça la directrice dans son complet prune... C'est salace de torturer quelqu'un ainsi. Elle s'était approché de moi, avait posé sa main sur mon épaule, qu'elle avait ensuite laissé glissé sur ma chemise, jusqu'à mes côtes.
Impassible à de telles sensations, je la fixais et attendais que patiemment, elle me donna le fichier contenant les informations sur la cible...

Rue Sheldon Edward...n'avais donc pas autre chose à faire... comme je sais pas, avoir 5 minutes de libre, essayer de me reposer.... non je n'avais que le droit et surement le besoin de capturer cette vermine.. c'est vrai j'adorais mettre la main sur ces bêtes... les torturer et les livrer Dead or alive comme disais un de mes anciens collègue...Bien que fou était vraiment plus agréable que mort. Je m'attelais à un plaisir particulier à mélanger chacune de leur pensées, voir leurs regards se perdre, observer une dernière fois mon regard sadique...leur empoisonner l'esprit.
Et je savais que celui que je trouverai ce soir n'aurais pas plus de chance que les autres...Je resserrais mon col, le temps était humide et la nuit serait fraiche... Je passais la rue George VI, fixa le réverbère ... qui clignotait comme pour souligner un peu plus mon arrivée dans cet endroit Glauque... Effectivement Sheldon Edwaed, j'y étais déjà venu dans cette rue qui donne sur une arrière cour publique... Il y a longtemps en effet que je n'y étais pas venu mais comme tout quartier peu populaire, rien ne changeait, juste les générations de cafard qui y vivait.
En parlant de cafard, il ne me fallu pas longtemps pour noter la présence d'un nuisible... de deux nuisibles... fortement imbibés de whisky, dans mon dos, ils avançaient vers moi....

"T'es qui toi d'abord?" me demanda le premier qui vu sa dégaine n'était qu'un déchet de la 56e un peu plus loin.

Je ne m'abaisse pas à répondre à des gens que je désire réduire en miette, cependant ma cible, ce n'est pas cet homme vieilli avant l'age, c'est celui qui vacille à côté...Si il avait été un jour rebelle, maintenant sous l'alcool, il ne pouvait qu'être passif...
Moins drôle, il ne résistera pas, ne se souviendra peut-être même pas qu'il possède un pouvoir, qui pourrait à supposer l'aider à se défendre contre moi...
Mais je n'avais pas envie de m'initier dans les vapeurs de l'alambic qui servait de tête à ce pauvre oublié de dame nature...

Je ferma les yeux, dévoilant l'identité de l'homme que je cherchais.. Wallace... mon pauvre vieux.. ce soir, il aurait mieux fallu que je m'incombe de deux trois filles faciles trouvées au killy que de devoir m'occuper de toi, hélas Cruella Anderson en avait voulu autrement et c'est ainsi que j'aliéna le pauvre homme, simplement en tortillant quelques de ses pensées troubles. D'un geste banal.. il attrapa l'homme, son compagnon de boisson de la soirée, et le poignarda... et le laissa agonisant pour me suivre gentiment... Des soldats récupèrent le zombie que je venais de leur livrer avec pour code postale : le centre...
Trop facile, une soirée gâchée en plus... que je prenne vite de vacances, je vais craquer à ne plus pouvoir profiter de ma situation de beau gosse riche et intelligent. Je me retourna, fixa la ruelle brumeuse... ruelle qui m'évoqua quelques souvenirs et me laissèrent à rêvasser sur place un moment...
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Jeu 13 Jan - 23:26



Un besoin étrange de me changer les idées ce soir. La nostalgie du temps où je pouvais encore sortir dans la rue sans avoir peur d’avoir une horde de militaires qui risque de me tomber dessus d’une minute à l’autre me manque. Vivre cachée commence à peser sur mes maigres épaules. Alors ce soir j’avais envie de revenir dans le passé, peut être à mes risques et périls mais au moins me sentir normal le temps de quelques heures, pouvoir flâner dans les rues bondées sans attiser les regards, rentrer dans un magasin et regarder tous les nouveaux vêtements qui sont aujourd’hui à la mode et pouvoir me les acheter. Car oui, malgré notre situation de fugitifs nous avons pas mal d’argent grâce à l’un des notre qui peut matérialiser tout ce qu’il souhaite. Cela permet de subvenir à nos besoins essentiels même si nous n’allons pas faire nos courses au supermarché du coin. Non, nous organisons des raids pour voler de la nourriture dans les entrepôts, car nous savons que les hommes de terrains nous attendent au tournant.

Mais ce soir je voulais quand même prendre le risque. Sachant que je risquais ma peau. Mais cela valait le coup pour quelques minutes voir heures de bonheur instantané. Par contre je ne m’aventurerais pas dans les grosses artères, justes des petites rues pour le plaisir de me balader en ville. Je me rendis dans la chambre que Seth et moi-même partageons depuis bientôt deux ans et me permis une tenue des plus normales pour sortir, un jean slim de couleur bleu avec un t-shirt blanc et une veste à capuche en tissus grise, une paire de ballerine et le tour était jouée. Je préférais ne pas me maquiller de trop, comme à mon habitude en fait, un trait de crayon noir, du mascara et un léger far à paupière clair me suffisait amplement.

Je sortis de la grotte prétextant un besoin de prendre l’air dans la forêt. Je n’avais menti qu’à 50% mais c’était pour le bien de tous, je préférais m’y rendre à pied, marcher me faisait le plus grand bien. Je sentais la brise fraiche sur ma peau, la lune était pleine et aucun nuage ne venait obscurcir la luminosité de ses rayons argenté. Je me sentais bien, tellement que je n’arrivais pas à me décollé un léger sourire sur mes lèvres. Je ne pensais plus à rien, je me sentais libre et légère. Je croisais de temps à autre un lapin ou un écureuil qui s’empressaient de rentrer dans leur terrier pour y passer une nuit bien reposante.

Mes pas me conduisirent enfin hors du bois et loin de la grotte. J’arrivais enfin en ville, les lumières de partout, les vitrines animées et musicales. J’avais oublié combien Washington était magnifique de nuit. La foule y était bien au rendez-vous et tous les mondes s’y mélangeaient, alcooliques, snobes, hard-worker, buisness man, clochards… Il y avait de tout mais la mixité fait cette particularité qu’elle est agréable.
Je pris soin d’éviter après quelques minutes d’observation, la grande artère et m’enfonça dans la rue George VI, le réverbère clignotant comme dans les vieux films glauques. Mais, étrangement, cela ne me faisait rien, je me sentais de trop bonne humeur pour pouvoir me méfier de quoi que ce soit ce soir. Rien ne pourrait gâcher cet instant magique de ma redécouverte du monde.

Soudain j’entendis une sorte de cri étouffé, comme-ci quelqu’un agonisait. J’avais oublié cette partie sombre de Washington où les gangs règnent en maître absolus et font leur lois quoi qu’il arrive. Curieuse que je suis, l’un de mes plus gros défaut il faut être franc… Je m’aventurais dans la rue Sheldon Edward, ruelle dont j’avais l’habitude de squatter pour échapper à ma vie de gosse de riche. J’en avais passé des moments dans cette ruelles, c’est ici que je trouvais l’inspiration pour écrire tous mes articles et c’est bien ce qui me values plusieurs pris de renoms, j’aimais y venir aussi pour a tranquillité, ce que j’aimais c’est grimper sur le toit par l’échelle de service et y regarder la brume envahir petit à petit la ruelle, jusqu’à vous croire au dessus des nuages, la vue y es splendide, vous y voyez toutes les lumières de Washington DC comme des milliers d’étoile dans un ciel presque imaginaire.

Et ce soir c’était le cas, le brouillard était déjà tombé dans la ruelle ce qui rendais ma vue difficile, je ne pouvais qu’entendre des portes de véhicules claquer et le bruit d’un moteur démarrer en trombe, au loin une silhouette sur le sol, appuyée contre le mur, sans aucun autre bruit. Il devait être l’homme que j’ai entendu tout à l’heure, ne réfléchissant à rien d’autre je me précipitais vers le vieil homme en sang, en pleine agonie, pas loin de la mort, ne remarquant absolument la présence d’un autre homme à quelques pas de là. Le temps que je lui demande son nom il me montra juste la brume du doigt et lâcha son dernier soupir.

Je me retournais vivement et observa la silhouette dans la brume. En plissant les yeux cet homme semblait me dire quelque chose. Soudain mon sang ne fit qu’un tour et mon cœur se stoppa net me donnant des sueurs froides… Ryan… Je me relevais en hâte le cœur battant à une allure folle. Comment était-ce possible ? Pourquoi lui et pourquoi ce soir précisément ? A cet instant la peur prenait le dessus sur moi, en même temps que la colère, me rappelant de tout ce qui c’était passé au Centre, de mes premiers sentiments… jusqu’à la haine la plus profonde… la haine d’avoir été trahis, et la haine d’avoir ressenti de l’amour… d’avoir ressenti ? Ou de ressentir toujours ? Non c’est du passé, je le déteste bien trop pour pouvoir l’aimer, pour avoir pus l’aimer.

Je reculais de quelques pas m’enfonçant dans le brouillard en priant pour qu’il ne m’ai pas vue, même si cette option me parait complètement absurde. Je me tenais prête à utiliser mon pouvoir au moindre danger potentiel. Je n’osais parler, espérant au moins un minimum qu’il ne m’ ai pas reconnu. Si c’était le cas… j’avais intérêt de courir et vite, quitte à l’éliminer. Phylis veut remettre la main sur moi, Ryan est une sorte de toutou bien dressé qui lui obéit aux doigts et à l’œil, si Phylis me veut et s’il a l’occasion de satisfaire cette envie… il ne me loupera pas.

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Ryan Camara

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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Ven 14 Jan - 9:47

C'est vrai que j'étais déjà souvent venu ici, et de tendres pensées bien lointaine vinrent réchauffer mon cœur.. Un peu embrumé et solitaire depuis longtemps... La nostalgie et sa douceur... Je fermais les yeux pour un doux tête à tête avec mon subconscient... Lui se souvenait tellement bien .. il contenait toutes les réponses, les émotions, et mon don me permettait de lire en moi très lisiblement...
Comme une diapo en sépia, j'entendais les bruit, je voyais les images de l'époque..J'avais l'impression d'être libre comme avant...
Mais sorti de mon rêve par l'esprit de l'homme que l'on venait de tuer qui disparaissait, je me reconcentrais.. Il me semblait être déjà tard, alors que nous n'avions pas encore atteint les 23h.... Le sommeil et l'envie de ne plus penser pour aujourd'hui m'envahissait... mais soudain beaucoup moins que la présence à quelques pas de moi de qui m'observait. Mes yeux ne voyaient rien, mon mental sentait l'adrénaline des émotions se mélanger dans la tête de l'inconnu...de l'inconnue... Son tourbillon de haine et de rancœur...Mon cœur qui s'emballait... Dans la brume je ne pouvais la voir mais comment ne pas sentir une âme comme la sienne? Un pincement au cœur me ramena vite sur terre, celui d'avoir pensé à elle de manière agréable et douce... J'étais désormais voué à la capturer, mais comment ne pas être freiné par son visage qui emplit ma tête de son souvenir?
Je murmura tout bas : "Jenny..."

Comme paralysé bêtement, je fixais le chaos de son esprit... Elle m'avait reconnu pour être aussi tourmentée..
Et je sentais sa peur comme sa force.. Hélas, ma douce petite Jen' tout nous sépare désormais, je suis le loup, tu es le mouton... Cours vite, vite, car mes jambes bientôt obéiront aux souvenirs des ordres de Phylis gravés dans ma tête.

"Je remettrai la main dessus" hurlait-elle après leur évasion. J'étais à ses côtés, elle ne tenait plus en place, jetait tout ce qui lui passait sous la main....Moi un mouchoir de coton pour simple pansement sur la plaie ouverte de mon bras gauche, je l'écoutait fulminer. "Et toi, tu n'as rien fait... Tu les as tous laissé partir..." Je n'avais pas le droit de répondre, et ne pu me résoudre à esquiver le cahier qu'elle me jeta au visage...Je souffrais de ce chaos car la tumulte des gens, je ne pouvais la maitriser et elle envahissait ma tête. J'avais mal, de ces bruits incessant, de ma blessure au bras, mais surtout de la blessure au fond de ma poitrine... celle faite par le regard plein de haine de Jenny..


Et aujourd'hui alors que je travaillais banalement, le hasard mit sur ma route, celle que je devais trouver absolument, et remettre de sang froid à Phylis....
Je n'avais pas le droit à l'erreur et m'approcha d'elle rapidement, elle ne se laisserait pas faire.. qui souhaiterait retourner vivre l'enfer? Jenny, si par souvenir mon humanité est bien tant présente ce soir, elle te demande de me pardonner.. Je devais être plus proche d'elle, faire succomber sa raison... Même si j'étais fort, arriverais-je à faire plier la volonté de ces mutants qui nous haïssent autant nous les haïssons !

Je sentais son esprit, peu à peu pouvait définir la silhouette de son corps...
Jenny Sherpard, je ne te laisserais pas t'échapper....
Je ferma les yeux et fixa sa conscience, étrangement vide... Manipulateur expert, je savais que cette technique permettait à qui conque de ne pas laisser la personne en face de vous avoir une emprise sur votre esprit ou plus difficilement, car moi j'avais la capacité de ne pas toucher que l'immatériel et jouer de la guitare avec les neurones et les fils de l'esprit des gens...
J'aimerai tant que tu te laisse faire Jenny, j'aimerai me coucher tôt....
23h bippa à ma montre, ma gentillesse et compassion passagère envolées, je ramènerais cette mutante de gré ou de force Dead or alive...

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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Ven 14 Jan - 16:00



Sa montre sonna les 23h. Déjà. Il n’était pas si tard que ça finalement. Un murmure s’échappa de mes lèvres « Ryan… ».Il commença à se rapprocher rapidement, la peur grandissant en moi je ne pus faire autrement que de courir, vite, ne cherchant pas à regarder derrière mes pas, le bruit des siens me suffisait amplement à évaluer la distance qi nous séparait. Ne penser à rien, surtout ne penser à rien, je devais à tout prix vider mon esprit de n’importe quel souvenir pour éviter qu’il ne mette la main dessus et ne me fasse casser. Le proverbe chinois dis bien « le bambou pli mais jamais ne casse » je me sentais un peu comme du bambou… mais un bambou encore jeune et qui manque d’expérience en la matière. Je me cachais provisoirement derrière une beine à ordure, ne me sentant i protégée ni avantagée par le brouillard qui nous enveloppais. J’entendais ses pas ralentir et se rapprocher, discrètement et du bout des doigts je fis en sorte de défaire les lacets de ses deux chaussures et de les nouer entre eux puis me remis à courir de plus belle.

Cela n’allait le retarder que très peut de temps même si je m’étais amusée à faire plusieurs nœuds les uns sur les autres bien serrés. Je continuais ma course, droite, gauche, encore à gauche peut être à droite… cul de sac. La seule issue possible était une échelle de service. Je ne cherchais pas à réfléchir et grimpa au sommet pour me retrouver sur les toits. Des tas de bouches d’aérations de piliers… un vrai terrain de paint-ball. Je m’empressais de me cacher derrière l’un des nombreux tuyaux d’aération qui faisaient un bruit monstrueux. Je m’adossais contre la tôle froide le souffle court et le cœur battant à une cadence folle. Je fermais les yeux restant cependant aux aguets. J’étais partagée entre un tas d’émotions totalement contradictoires. Pourtant, lui, il n’avait pas hésité à faire son job. Car à mon avis, l’homme mourant sur le sol était loin d’être étranger aux actions pas très nettes de Ryan, et donc…du Centre. Si seulement je n’étais pas aussi gentille jamais je n’aurais revu Ryan… et jamais je ne me serais retrouvée dans une telle situation. J’aurais mieux fait de rester à la grotte, avec un bon chocolat chaud sous la couette.

Je me rend compte que c’est peut être la dernière fois que j’ai vu mon frère… Seth… Abbigail… Lucie… Chris… c’est peut être la dernière fois que je voyais ma famille ce soir. Car peut être que j’allais retourner en enfer, il ne me lâchera pas, il attendra que je sois fatiguée, à sa merci, ne pouvant plus lutter pour sévir. Comme le font les tigres avec leurs proies, ils les fatiguent les rendant vulnérables, les tenant par le stress, et au moment propice lorsque leur objectif baisse sa garde… il bondit et s’en délecte. Et j’ai peur. Peur que cela m’arrive une seconde fois. Surtout que Phylis nous recherche tous les quatre, Evan, Seth, Abby et moi. Elle sait que si elle met la main sur un de nous trois les autres ne la laisseront pas faire et se jetterons vite dans la gueule du loup. Il en est hors de question tout simplement.

La peur me faisait trembler, c’est la première fois depuis très longtemps que j tremblais de peur au sens propre. Je gardais les yeux fermés, les autres sens en alerte me replongeant malgré moi dans les souvenirs que j’avais partagé avec Ryan. J’étais vraiment stupide d’être tombée amoureuse de lui… enfin… c’était l’ancien Ryan… celui qui me prenait dans ses bras pour me réconforter, celui qui me parlait tout bas et trouvais les mots juste pour sécher mes larmes qui ne cessaient de couler. Je pensais que jamais il ne me ferait de mal, jamais ! Je me souvient même que parfois il nous arrivait de rire ensemble, et son rire, je ne l'oublierais jamais, tout comme son sourire d'ailleurs...Jusqu’au jour ou… il était de l’autre côté de cette vitre, aux côtés de cette vipère sans cœur, il se tenait droit, l’incompréhension commençait à se lire sur mon visage avant que je n’explose totalement. Il avait dut se servir de moi pour trouver mes faiblesses, je ne voyais que cette solution : la trahison. Je l’aimais, terriblement même, jamais je n’aurais pensé qu’il aurait pus me trahir, il était si gentil si compréhensif avec ce que je ressentais.

J’ai été fière de l’avoir physiquement blessé pendant notre évasion, mais au fond, je ne voulais pas lui faire de mal plus qu’une blessure superficielle… Sentiments lorsque vous nous tenez entre vos griffes acérées ! Je secouais doucement la tête, la pluie s’était mise à couler et je ne m’en était pas rendue compte, super, j’ai horreur d’être mouillée, une larme glissant sur ma joue que je laissais couler, à quoi bon de toute façon, on la prendrais pour une goutte de pluie.

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Dernière édition par Jenny A. Sheppard le Dim 16 Jan - 5:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Ven 14 Jan - 18:06

Dans les bribes de son esprit, j'avais entendu mon prénom.. pourquoi se souvient-elle de moi? Pourquoi ne m'a t-elle pas oublié comme elle surement fais avec son passé..?
Malgré le blanc de son espace mental, je ressentais vaguement ses émotions... celle qui dominait bien sur! Étais-je si effrayant? Oh oui, bien sur ! Quelle question.. Je m'insinue dans la tête des gens, je leur torturer chacune de leur pensées, j'allais jusqu'à toucher leur subconscient, chose qu'ils ne réalisent pas, car peu de gens peuvent se rendre compte de la présence de l'ergo sum... Certains y arrivent en faisant de l'hypnose, mais n'arrive bien généralement à ne travailler qu'en parallèle avec lui... Moi je le confronte, je joue avec, je le trompe, le soudoie, je lui montre qu'il est vulnérable face à moi... J'ai honte et peur parfois d'entrer dans la tête des gens et, merci je n'ai jamais rencontré quelqu'un aillant le même pouvoir que moi... Phyllis pourrait aisément le faire je suppose... Elle a surement envisagé un jour de trouver mieux, de me laisser pour la version moderne de moi... Moi sa 1ère créature...
C'est fou ce que l'on peut penser quand on cou...*sbam* Aie... Me voilà les quatre fers en l'air.. et mince je saigne du nez... Je sors un mouchoir de ma poche et l'appuie sur mes sinus.
Je regarde mes chaussures... Des nœuds..La garce... Elle s'est acharnée en plus... Plein de petits nœuds vicieux. Je vais faire pareil de ses neurones moi ! Je sors une lame de ma montre (et oui montre suisse magique ^^) et je coupe mes lacets.. Mince je suis moins serré, mes chevilles dans le vent, je vais devoir faire attention en courant.
Je me relève, me recoiffe un peu, et reprend ma course, la main toujours sur mon nez.
Où est-elle? Elle ne peut pas avoir disparu...Je m'appuie contre le mur, ferme les yeux et clos mon esprit à l'extérieur. In intero, je n'entends que le milliers de conscience qui vivent autour... J'arrive à distinguer les classes sociales parmi tout ses esprits... Je ferme un peu plus mon esprit et je trouve ma cible, elle est au dessus de moi quelques rues plus loin... Jenny tu sais que tu ne m'es pas invisible... J'arrive en marchant au pied de la cachette, Pourquoi ne fuis-tu plus ma chère Jenny ...Qu'attends tu là-haut? Je ressens toujours ses émotions et l'une d'elle me perce la poitrine... de la douceur, de l'affection... Elle doit penser à ses collègues mutant...Je ne me doutais pas un instant qu'elle pouvait penser à moi...
Étrangement paniquée, je ne comprend pas pourquoi elle reste là-haut...Je ne peux pas rester là..J'attaque la grimpée par l'échelle, et je me hisse sur le toit, je manque de glisser. La pluie qui commence à tomber, rend la vieille échelle instable sous mes pieds. Une fois les deux pieds sur terre, enfin à plus de 10m du sol, je me redresse, desserre le col de ma chemise... cette grimpée et mon pouvoir que j'utilise depuis ce matin et la longue journée que j'ai eu m'épuise. J'ai un vertige mais reprend rapidement mes esprits un peu fatigué.

"Jenny ! Je sais que tu es là ! Tu t'en doute n'est ce pas?"

J'avais parlé à voix haute, comme l'envie de discuter avec elle.
Mon nez s'était arrêté de saigner.
Je sentais ses palpitations dans chacun de ses nerfs cérébraux...

"Je ne peux pas te laisser partir, cela va de soit, alors sois intelligente et rends toi et je ferais en sorte que tu ne sois pas trop maltraitée..."

J'étais un manipulateur et je me doutais qu'elle n'allait pas me croire mais après tout j'avais besoin de parler, j'avais l'envie d'entendre sa voix.. pourquoi? surement "sensibilisé" par ses émotions qui traversaient le moindre capteur sensoriel de son cerveau..Que les sentiments rendent les gens faibles...
Je la sentais tout près....et je me murmurra "Jenny.. réponds moi"
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Ven 14 Jan - 20:03

J’entends l’échelle grincer et la pluie qui martèle le sol bétonné du toit. Il était là, je ne savais pas où aller dans ce grand labyrinthe car, peut importe ou j’irais il me retrouvera, me mettra la main dessus et là il en sera finit de la petite Jenny. Je sais qu’à cet instant il doit ressentir tout ce que je ressens, la peur, l’angoisse, le froid, la douleur provoqué par ce dernier qui me gèle l’intérieur de mes muscles, cet étrange ressentis que j’ai toujours gardé pour lui. Il ne doit pas se douter que j’ai eu des sentiments aussi tendres envers lui, il doit juste se souvenir de toute la rage que j’avais le jour où je me suis évadée. Au fond je n’avais pas eu l’intention franche de lui faire du mal physiquement, je voulais juste le blesser moralement… Tss le blesser moralement alors que je n’étais qu’un pantin dont il tirait les ficelles à merveille oui ! Soudain sa voix vint percer le silence pesant qui s’était instauré. Il semblait fatigué ou du moins il n’était pas à 100% de sa forme physique. Bien sur que je me doutais qu’il savait où je me trouvais, évidemment… Sinon il ne serait pas monté ici. Le son de sa voix… je ne l’avais jamais oublié et j’eus comme un pincement au cœur de l’entendre de nouveau. J’étais prête à lui répondre mais sa dernière phrase me dégouta, ce que je voulais c’est ne pas y retourner du tout, ne pas être maltraitée du tout. Alors sa pseudo promesse il pouvait se la mettre où je pense.

Je me glissais derrière une autre bouche d’aération, un peu plus loin que la précédente, je ne voulais pas être trop prêt de lui, retomber entre ses griffes. Replonger dans ce sentiment d’illusions que j’avais… Aujourd’hui mon cœur appartient à Seth, Ryan a loupé sa chance de l’avoir, et en beauté, il l’a trainé dans la boue et meurtrie à un point inimaginable. Je ne pouvais me permettre de recommencer une nouvelle fois cette erreur… mais si, je devais l’admettre, quelques bribes de sentiments persistaient à l’égard du jeune homme malgré toutes les horreurs. Stupide. Voilà ce que j’étais, stupide. Mais l’entendre murmurer mon nom me serra le cœur d’un peu trop prêt et je ne pus m’empêcher de lâcher quelques mots.

« Personne ne saura que tu m’a revue si tu me laisse partir Ryan… Personne… juste toi et moi… »

Je m’empressais de me glisser derrière une cheminée un peu plus loin encore pour ne pas qu’il se rapproche de trop. J’avais peur mais j’avais envie de lui parler. C’est dur d’être confronté à un tel dilemme à ‘intérieur de soit, l’envie de parler et de voir une personne en la serrant dans ses bras… tout en sachant que cette personne est néfaste et qu’elle causera votre perte. Mon cœur continuait de faire des excès de vitesse et la pluie m’avait vraiment trempée jusqu’aux os, je tremblais, de peur, mais aussi de froid. Je regardais l’autre côté du toit observant l’autre échelle qui pourrait me permettre une nouvelle évasion, il fallait que je l’atteigne vite et discrètement… chose totalement impossible puisqu’elle était complètement à découvert. Si je me montrais… j’allais payer le prix fort. Je n’avais qu’une solution : faire diversion en parlant du passé, ce passé qui me fait si mal quand j’en parle… faire des allusions potentielles aux sentiments que j’éprouvais pour lui à l’époque.

« Pourquoi as-tu changé ? Hein ? Où est passé le Ryan qui me prenait dans ses bras et séchait mes larmes ? Où est passé le Ryan qui s’inquiétait pour moi… où est passé le Ryan que… le Ryan que… dont j’ étais… »


Je n’arrivais pas à finir ma phrase, mais pendant ce temps je rejoignait, cheminées par cheminées, l’échelle qui serait celle de mon salut, celle qui pourrait me sauver la peau. Pas de doutes j’avais encore des sentiments pour le jeune homme que je me devais de rebuter. Tout nous séparait aujourd’hui, nous n’avions plus rien en commun j’en étais certaine. Une nouvelle larme vint s’échouer sur ma joue avant de reprendre la fin de ma phrase.

« …Le Ryan dont j’étais amoureuse… »


La voix tremblante mais sincère j’étais exténuée et usée par le froid du vent et de la pluie, je me risquais toute fois à me mettre à courir, à découvert vers cette échelle. Seulement le froid eu raison de mes jambes et me les paralysa me laissant tomber sur le sol dur et froid du toit. Non. Ça ne pouvait pas se finir comme ça. J’étais si prêt du but… Je ne pouvais pas retourner là bas. Il n’avait pas le droit… Et alors que j'étais là sur le sol des souvenirs bien présent me revinrent en mémoire...

~ Je marchais le long du couloir, le corps et l'esprit complètement bousillé, deux militaires de chaque côtés pour m'escorter jusque dans ma cellule encore vide. Mes pas se faisaient de plus en plus lourds et lents. J'étais exténuée par cette nouvelle série d'expériences qui me faisaient terriblement mal. Jusqu'au moment où je ne pus avancer plus et m'effondra sur le sol, à bout de force, complètement vidée. L'un des hommes me relevais et me secoua violemment pour que je me remette à marcher, je ne fis que deux pas avant de retomber sur le sol... Alors que je m'apprêtais à recevoir une correction physique de plu à coup de matraque et que j'avais fermé les yeux pour au moins ne pas voir le visage de contentement de mon bourreau... rien ne se produisis mis à part une voix qui s'éleva dans le silence "Ts ts non,je m'en occupe" Lorsque j'ouvris les yeux je vis un jeune homme, bien habillé, les cheveux brun et le regard sombre, te type fifils à papa bourré de fric en vérité. Mais peut m'importais il venait de m'éviter un coup qui sans doute aurait pus me précipité du bord du gouffre. Il se pencha et me porta dans ses bras avant de m'emmener dans ma cellule où il y passa la nuit, je m'étais endormie dans ses bras car, je ne sais pour quelle raison mystérieuse, je me sentais en sécurité avec lui, endormie, bercée par les battements de son cœur tout en tenant sa main dans la mienne... ~

Allez savoir ce qui a changé aujourd'hui... lui ! La situation est presque la même, je suis par terre, il est là, mais surement pas pour me relever et me prendre tendrement dans ses bras... les rôles on changé... il est là pour me précipité dans le gouffre. Rien qu'à ses souvenirs et à cette pensée mon cœur se serra, je me mordais la lèvre pour ne pas laisser échapper une nouvelle larme de plus.



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Ryan Camara

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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Sam 15 Jan - 18:09

La pluie continuait à tomber de plus belle... Mon superbe smoking.. le même abimé une fois de plus par ce teinturier à la noix...Il était trempé et les gouttes glaçées qui tombaient sur moi, usaient un peu plus de mon energie à chaque fois. Pourquoi n'étais-je pas au chaud.. dans un de ces foutus bars pour célibataire batifollant... Oui oui c'est le surnom que c'était amusé à me trouver cette garce de Greene... Cette femme ne valait pas mieux que la directrice et elle profitait de sa place et de son "amitié" avec Phylis pour me ridiculiser à chaque fois un peu plus.. Il ne tarderai pas le jour, où j'irai faire de la charpie de ses neuronnes...
Pris par un frisson, je garda quelques secondes la vue trouble... il me semble qu'il fallait que la journée se finisse et vite..
Ma jeune proie se déplaçait, elle voulait m'échapper et je peux la comprendre, enfin il me semble.. mais je ne permettrai pas une telle erreur et Phylis non plus...
Elle avait refusé le dialogue, il me restait avec la force que je possédais encore la chance de la faire plier.. car comme moi, elle était gelée, son cerveau concentré à donner des ordres à ses organes vitaux pour maintenir la chaleur du corps luttait avec d'autres pensées.. Il faudrait que je force sa barrière, que j'amménuise sa concentration et je saurais ce qu'il en est vraiment..
Mais son intelligence m'évita cette manipulation...
Mademoiselle m'avait adressé la parole... Je ne sais pas comment je pourrais expliquer ça, j'ai presque eu mal.. un sentiment mais lequel..
Voilà depuis que j'étais devenu un mutant, je n'avais plus rien ressenti... Le contrat de Phylis me lié au seul sentiment de servitude et les sentiments de plaisir que je me procure quand je bois ou vois des femmes sont eux, je supose d'instinct chez l'humain mâle.
Mais là j'avais l'impression d'avoir été mis à genoux, comme à coup de taser à l'époque où j'osais encore répondre à Phylis. Ramené à la dur réalité.. et sa voix.. sa voix avait changé.. Elle était devenue une femme...Surement plus certaine et plus sur d'elle même maintenant qu'elle était libre et vivait en "paix" avec ses amis.

"Si je t'écoute, je devrais bien finir par repartir à ta recherche un de ces quatre, laisse moi dont gagner du temps.."

Je faisais encore quelques pas et je me rapprochais d'elle qui se déplaçait, mais le bord du toit approchait et si elle voulait fuir ça serait de sauter dans le vide.. Ne serais-tu pas assez stupide pour préférer mourir à la vie du centre...Ne gache pas ta vie ainsi...

Je sentais sa peur et cela me redonna un frisson... il est vrai qu'elle n'avait aucune chance... mais je suis encore courtoie avec elle, elle devrait être rassurée...

Elle pris la parole de nouveau.
Quand mon subconscient compris le sens de ses paroles, il se figea et me laissa dans la même état... des mots et de la haine résonnaient en moi.. mais tout ça lui appartenait, j'avais abusé de mon pouvoir et devais supporter cette empathie involontaire..
Puis un seul tourna dans ma tête : "amoureuse"..
Amoureuse de moi... jenny, je t'aurais cru plus saine depuis que tu avais quitté le centre mais dire de telles inepties me constatait le contraire.. Elle avait passé son temps en cage avec ce mutrant .. son prénom, son prénom.... Seth il me semble.. Si quand elle s'est enfuie, elle m'avait bléssé c'était pour le proteger lui... Ne me fait pas croire que tu m'as aimé.. pourquoi m'aurais tu aimé... Même si je ne suis plus humain j'ai hélas encore un coeur et même l'argent que je possède ne peut rien faire contre ce qu'il ressent.. ni la haine que je voue aux gens... ni les blessures des mensonges et des humiliations...et je dirais qu'il est cruel de sa part d'ainsi rappeller à mon bon souvenir l'époque où nous nous entendions bien... Elle bougeait, elle essaye de fuir.. pour aller où... Où veux tu aller ma jenny...

Je n'arrivais plus à me concentrer, mon subconscient avait repris sa place, inacessible.
Et le flot des souvenirs vint comme tout à l'heure, m'envahir l'esprit...
Je revoie son visage.. quand je l'ai vu pour la première fois...

~ Je me rendais au bureau de Greene qui m'avait convoquée un peu plus tôt, quand je croisa dans le couloir, deux gardes et un corps quasi inerte sur le sol..
Le premier soldat sorti son taser et le second sa matraque... Au sol, une heune fille, visiblement exténuée "Ts, Ts, je m'en occupe" dis-je en arrivant à leur hauteur. On m'avait dit qu'il ne fallait pas avoir de sentiment pour ces monstres mais je n'aimais pas la violence gratuite. Je pris la jeune femme dans mes bras et la porta dans sa cellule.. Sans savoir, si elle avait perdu connaissance ou si elle s'était tout simplement endormie, je m'asseya sur le deuxième lit apparement vide de la pièce et n'osa bouger plus, de peur de la réveiller..ce jour je me suis demandé pourquoi nous les humains, nous nous acharnions à faire du mal à ces gens là.
~

Je ferma les yeux, je n'avais ni le droit me souvenir, ni la capacité à en profiter.. je m'en souvenais de ces jours passés avec elle, mais sans couleur, sans sentiment sans.... quand j'ai accepté de devenir le patient zéro, il me semble que Phylis n'avait pas stipulé la conséquence sur mes sentiments de la petite ligne tout en bas.. "tu seras mon objet, tu ne feras que m'obéir"
Mon esprit qui cessait de plus en plus de fonctionner correctement, me fit de nouveau saigner du nez.. Je força pour sentir la présence de Jenny mais une fois de plus elle me facilita la tache.
Elle se mit à découvert...Elle allait s'enfuir, je ne pouvait pas la laisser partir...
Malgré les vertiges que la fatigue me donnait, il fallait que je l'attrape, que ce soir, épuisé, j'aille déranger Phylis, ma prise pour elle avec moi.. Mais là, j'avais la chance de la voir, je la voyais à travers le rideau de pluie, et je la vis s'effondrer au sol, avant que j'ai levé le petit doigt...

Mon coeur se serra, et c'est lui qui contrôla mon esprit.. Je couru à ses côtés, m'y agenouilla... si près, j'étais en danger, bien qu'épuisée, j'étais à sa distance pour qu'elle puisse m'avoir, me blesser me tuer...
Je n'avais pas peur.. je retira ma veste et ma chemise me laissant ainsi grelotter de tout mon être...Renfila en vistesse ma veste et déposa ma chemise encore séche sur la jeune fille au sol... la même maltraitée par les gardes du centre, la même torturée de mes mains, la même qui m'avait bléssée.. la même qui ne devait pas s'échapper.. la même... hélas je savais qu'il était trop tard..ma tête toucha le sol, je lui sussura "Pardonne-moi Jen'.." et je perdis connnaissance...Voilà pour ainsi dire le seul défaut de mon pouvoir. Comme il est en lien avec mon subconscient, si les deux venaient à rencontrer conflit par des pensées soudaines et sans résolution, que les deux se cotoyaient sans maitrise de ma part.. tout mon corps partait à la dérive...et le plus faible lachâit prise.. ma conscience...
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Dim 16 Jan - 5:16


Je commençais à regretter d’être sortie prendre l’air ce soir. Je commençais à m’en vouloir terriblement, à lui en vouloir… enfin non, je ne pouvais pas lui en vouloir, il était devenu un pantin sans âme, sans cœur, sans sentiments autres que ceux qu’on lui a inculqués. Alors pourquoi en vouloir à quelqu’un qui a été dressé pour ça. Car oui, pour moi il n’a pas subit d’entraînement mais un dressage, comme tous les jolis toutous d’attaque de sa majesté Phylis… Tous bien dressés à remuer la queue et à donner la papatte quand on leur demande, à rapporter la baballe et à surtout ne pas aboyer, ne pas japper, à rester muet comme des carpes à l’aide de muselières qui leur ôte toute sensibilité humaine. De vrais petits chiens obéissants et dociles. Tss, ça me dégoute plus qu’autre chose. Ce qui me dégoutais le plus c’est de voir que Ryan c’était porté volontaire pour subir de telles atrocités, comment avait-il pu ? Surement que la veuve noire n’avait pas stipulé les thermes exactes du contrat, ou peut être que si et ils les avaient acceptés en toute connaissance de cause. Allez savoir… Je ne veux pas savoir.

J’avais songé à sauter, je préférais mourir de mon plein gré plutôt que de servir la science, ah et quelle science ! Une vraie boucherie oui ! Combien de mutants ont périt entre les griffes acérées du Centre ? Combien ont souffert de leurs petites expériences ? Beaucoup trop ! Ils n’ont même pas eu l’humanité de nous anesthésier… non ce serait moins drôle, les larmes et les cris, les évanouissements puis les retours à la réalité à cause de la douleur ! Car oui, souvent la douleur est tellement insupportable que ton corps dit stop ! Ton cerveau se déconnecte et tu sombre dans le malaise, mais la chose des plus étrange c’est qu’ils continuent, eux à côtés ils continuent à chercher le pourquoi toi tu as un don et pas eux ! Et ils te trifouillent la peau, les muscles, les organes à la recherche de LA solution, et cette douleur est tellement intense qu’elle te tire du coma dans un cri atroce. Alors oui, j’ai voulu sauter du toit pour ne pas y retourner, j’ai voulu en finir et vite, ils n’auraient pas pus me ramener à la vie tellement mon état aurait été pitoyable. Je ne sais même pas s’ils auraient voulus de moi, ils m’auraient laissés sur le sol dévorée par les rats ou d’autres bestioles répugnantes au fond d’une ruelle. Mais je m’en fou au moins je leur aurais échappé. Et non Ryan je ne te donnerais pas l’avantage, je ne te ferais pas gagner de temps en me rendant… du moins je ne voulais pas.

Le visage contre le bitume j’essayais de me relever mais mes bras ne me portaient plus, je retombais inlassablement… Allez Jenny… debout ! Le fait en lui-même qu’il s’approche de moi ne me dérangeait pas, c’est ce qu’il voulait faire et ce pourquoi il me suivait et me voulait qui me terrifiait. Je voulais à tout prix retrouver mes forces et m’enfuir, mais j’étais là, tremblante de tous mes membres durcis par le froid sur le béton gelé et trempé. La pluie battait son plein et j’entendais alors des pas se précipiter vers moi, ça y est… c’est la fin… redirection le Centre… je m’en voulais d’être si faible, de ne pas réussir à me relever de nouveau et de ne pas courir. Je fermais les yeux me laissant aller aux pleurs sachant pertinemment que s’il arrivait jusqu’à moi ce serait pour me mettre l’un de ces colliers qui me retirerait toute capacité à utiliser mes pouvoirs. Mes yeux étaient embués par les larmes et c’est alors que je vis Ryan s’accroupir à mes côtés et retirer sa veste trempée puis sa chemise sèche. Je murmurais doucement « Non… Ryan… s’il te plaît… » la pitié à mon avis était un sentiment qui lui avait été retiré, il devait faire son job point barre. Mais à ma grande surprise il renfila sa veste et déposa sa chemise sur moi, à mon avis au Centre ils ne veulent pas de mutants malades, ceux qui le sont ne résistent pas bien longtemps à leurs traitements… Si je voulais je pouvais utiliser mon pouvoir contre lui pour l’envoyer à l’autre bout du toit ou tout simplement le neutraliser à la gorge… mais je ne pouvais me résoudre à faire une telle chose, je ne pouvais lever la main sur lui une nouvelle fois… je n’y arrivais pas… je le pouvais, mais ne le ferais pas. Il y a des jours où je voudrais être dépourvue de raisons ou de sentiments pour pouvoir faire ce que n’importe qui ferait pour sauver sa peau…

La chemise chauffée par la chaleur de son corps avait réussis à déraidir un peu mes membres et je commençais à pouvoir m’appuyer sur mes avant bras quand l’improbable se produisit… Je vis Ryan chuter au sol sa tête cognant le bitume et finir par me murmurer que je devais lui pardonner avant de perdre connaissance. Je restais sous le choc, moi qui l’avait connus si fort mentalement et si persistant, il venait d’avoir un excès de faiblesse sous mes yeux. N’importe qui alors prendrait la fuite, en profiterait pour déguerpir le plus loin possible… C’est sans doute ce que j’aurais fait si ce n’avait pas été Ryan qui se trouvais inerte sur le sol à côté de moi à cet instant. Je rampais jusqu’à lui avec difficulté le prenant contre moi « Ryan… Ryan ouvre les yeux s’il te plait… Ryan ! » Je ne savais pas quoi faire j’étais paniquée et partagée, qu’allait-il faire à son réveil s’il me trouvait à ses côtés ? Et si je le laissais là et qu’il ne se réveillait jamais, achevé par le froid ? Toujours tremblante de par la peur et le froid je le serrais contre moi lui frictionnant le dos, je l’enroulais dans sa chemise et lui mis ma veste sur les épaules, j’allais mieux et lui en avait plus besoin que moi, chacun son tour comme certains diraient… pour moi c’est juste normal… je tâtais les poches de son pantalon e en sortis sont téléphone portable avant de composer le numéro des secours.
« Oui bonsoir, ce serait pour vous signaler un personne qui vient de faire un malaise assez important… peu importe qui je suis on s’en fiche ce n’est pas moi qui suis dans un sale état… » Enfin si mais ça, ils n’avaient pas besoin de le savoir… je grelottais continuant de serrer le jeune homme dans mes bras « Nous sommes sur le toit de l’immeuble 7 rue Sheldon Edward….. Ça ne vous regarde pas ce qu’on faisait là ! Envoyez quelqu’un c’est urgent, il est trempé et complètement gelé… Je… Je vais le descendre si vous voulez… Vous ne pouvez pas le manquer… Non je ne vous accompagnerais pas… Merci… »

Je raccrochais tenant fébrilement Ryan dans mes bras, je tentais de me relever et de le soulever en même temps faisant appel à mon don pour le descendre par l’échelle de service que je visais tout à l’heure. Inutile de préciser que la fatigue plus le froid rendaient les choses encore plus compliquées, mais une fois en bas je repris le jeune brun contre moi avant de me mettre devant l’entrée de l’immeuble, à l'abris de la pluie, je le serrais fortement contre moi espérant qu’il revienne à lui rapidement. « Ryan… répond moi Ryan…s'il te plais me laisse pas... j'ai besoin de toi... je sais que ça parait paradoxal complètement absurde ou tout ce que tu veu mais s'il te plais tiens le choc... me laisse pas... » allez savoir pourquoi je fais ça… la folie peut être.

Soudain les sirènes retentirent et je pus apercevoir au coin de la rue le camion de pompier. Je regardais le téléphone de Ryan que j’avais toujours dans la main et y écrivis un message « Tu ne m’as rien fais… je n’ai rien à te pardonner… Je ne t’oublierais pas, jamais… Jen’ » Les pompiers arrivèrent au même instant sortant tous leur équipement, ils s’empressèrent de prendre Ryan en charge et l’un d’eux voulus me faire passer des examens me voyant trembler comme une feuille et lui remis le téléphone.

« Non, je vous jure que je vais très bien, contentez-vous de prendre soin de lui… et surtout quand il sera réveillé, dites lui de regarder dans les brouillons des messages de son téléphone portable, c’est important. »

«Votre réflexe de le garder prêt de vous lui a surement permit de garder la vie sauve. Bon réflexe mademoiselle.»

Après quoi il ferma les portes de l’ambulance, je m’assis sur les marches de l’immeuble contemplant la lune, le cœur lourd et la tête grouillant de questions. L$Je venais probablement de ui sauver la vie alors qu'il allait m'emmener dans un endroit où on allait me la retirer tôt ou tard... Je continuais de grelotter, gelée jusqu'aux os, ne souhaitant pas encore rentrer. Mais le camion fit demi-tour et me força à grimper à l'intérieur, pour la première fois de ma vie je grimpais à l'avant d'un des camions de pompier, je ne compris pas. Ils avaient vu l'état dans le quel j'étais, étaient partis, mais sont revenus. Je n'ai rien dis de tous le trajet même si au moment où ils m'ont embarqué je ne pus que contester.

Nous arrivions à l'hôpital, ils prirent rapidement Ryan en charge, à vrai dire je ne l'ai pas vu, je ne peux que le supposer, quant à moi, ils m'ont installée dans une chambre au second étage, chambre 402, j'allais pouvoir passer la nuit au sec, au chaud... mais pas sereinement... Dieu seul sait ce qui pouvait se passer maintenant. Les autres allaient surement s'inquiéter de ne pas me voir revenir... et Seth... qu'allait dire Seth... Qu'allais-je bien pouvoir raconter en rentrant ? Si jamais je rentre évidemment... Ce soir je ne dormirais pas, je le sens, la peur prendra le dessus avant tout me tenant éveillée par le stress.

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Dernière édition par Jenny A. Sheppard le Dim 16 Jan - 22:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Dim 16 Jan - 17:43

~J'entendais son rire, mais ne la voyait pas .. Elle rit de nouveau m'indiquant sa position..
J'allais la rejoindre, elle se cahciat, mais je sentais sa peur..
"Allez sors de là, nous n'avons pas le temps de jouer"
Elle sortit toute penaude de derrière l'armoire..
Elle me fixa de ses beaux yeux, si tendrement... Pourquoi devais-tu rester là...
Puis ses yeux me fixèrent différement...Comme si ils me suppliaient.. Je ne veux pas y allait, me dit-elle en se jetant dans mes bras.
Je la serra fort contre moi, en essayant de la rassurer mais les exercices me semblaient se transfomrer chaque jour un peu plus en torture...
Deux gardes pénétrerent dans la cellule. "Sauf mon respect monsieur Camara, vous ne devriez pas avoir de contact avec "eux".
Jenny se mit derrière moi, je ne rétorqua rien mais me concentra et fis comme un coup d'élastique avec les connexions cérébrales de ce soldat stupide. Il tira un grimace mais ne dit rien.
Deux autres gardes pénétrerent dans la cellule, jetant le corps épuisé d'un homme sur le liit.
Le garde qui venait d'avoir ce geste, empoigna Jenny par le bras et l'emmena de force..
Quand je fis un pas, les gardes me montrèrent bien qu'ils ne fallaient pas que j'oublie qui j'étais et me dirent : "Il s'apelle Seth, il est assez dangereux mais nous n'avons pas de cellule pour ml'isoler..." et l'un d'eux me racompagna à la porte, en sous-entendant qu'il fallait que je retourne vaquer à mes occupations.
Ce soir là, Phylis ne m'avait pas raté, elle savait comment me torturer via mon pouvoir et elle n'hésitait pas en faire usage.
"Dois-je te rapeller qui tu es et la chance que je t'ai offert ? Que tu dois m'obéir !!"
A genoux, dans son bureau, j'avais l'impression que ma tête allait exploser..
Puis elle s'approcha de moi, une seringue à la main, qu'elle planta dans mon épaule dénudée.
"Voilà j'espère que cet inhibteur va te rappeller ta faiblesse et te ramener sur le droit chemin..."
Et elle me fit jeter en dehors de son bureau par deux molosses à l'entrée...
J'étais épuisé et quand j'essaya au moins de me calmer nerveusement, pas moyen de me connecter à mon subconscient... Cette seringue... Elle m'avait injecté le produit qui neutralisait les effets mutogènes. Celui-ci fonctionnait comme les colliers mais son effet se dissispait au bouts de plusieurs jours... Des jours que j'allait vivre comme un enfer, me sentir ainsi coupé de moi-même et dans l'impossiblité de maitriser ou de jouer de quelques conscience que ce soit. Les quatres jours qui suivirent, furent les plus difficiles depuis que j'étais devenu le "patient 0". Et quand je récupéra mon "don", je me sentis différent comme si j'avais tout perdu, et n'avais gardé que l'envie de récupérer mon pouvoir et la force qu'il me procurait...La faiblese m'avait traumatisée puis rendu le plus sec possible... Depuis ce jour, on me nommait enfin Deceiving... Plus de sentiment qui pouvait détroner la conscience, j'étais devenu une arme de combat.. contre ces mutants..
~

J'ai ouvert les yeux dans une pièce si blanche qu'ils se refermèrent aussi tôt par reflexe.
Où étais-je.. Je l'ognorait mais une chose et sur c'est que le mal de crâne que j'avais m'avait surement conduis ici. Je me sentais vidé de tout mes forces et faire appel à mémoire aller me demander un gros effort... effort que je ne voulais pas encore faire.. je ne suis pas du genre à souffrir pour le plaisir.. Je n'entendais rien autour de moi, mais il est vrai que quand je n'utilise pas mon pouvoir et que je ne perçois pas l'esprit des gens alors tout est plus calme. Une femme pénétra dans la pièce, elle était vétue de blanc et me regarda avec le sourire.

"Comment vous sentez vous?"

Son sourire bien que naturel ne me changerait pas et je n'avais pas envie de me baisser à de tels banalités du genre, répondre à sa question idiote..
Elle s'approcha et je nota la présence d'un électro-cardiogramme et d'une autre machine qui sifflait.

"Je vais vous faire subir une petite série de test, pour voir si tout va bien. Puis-je vous demander tout d'abord, votre nom, votre prénom, votre âge et l'endroit où vous travaillez."

Vu l'endroit et ma position d'infériorité, j'avais surement pas d'autre choix que de répondre.
Et me voilà repartit sur les chapeaux de roues, et mes m"ninges tels des processeurs se mirent en activité pour donner à cette dame les réponses qu'elle voulait.

"Je m'apelle Ryan Camara, j'ai 26 ans. Pourquoi me demander tout ça, est ce qu'un bel homme comme moi vous tente?"

La jeune femme sourit, et rougit aussi par la même occasion.

"Monsieur Camara un peu de sérieux, vu votre état à votre arrivée, il serait bon d'arrêter de faire autant de folie. Dites moi, où vous travaillez, et je pourrais surement vous annoncer que vous aller mieux."

"Je suis un haut avocat dans le plus grand cabinet de Washington, dois-je plaider ma cause, ou vous pouvez enfin m'indiquer ce que je fais ici?"

"Vous êtes à l'hôpital central monsieur, vous avez été admis en état d'hypothemie aggravé mais je suis ravie de vous voir aller mieux."

"C'est que vous êtes intéressée par mes avances pour être ainsi réjouit"

Mon mal de tête me rendait vraiment stupide.. comme quand j'ai trop bu..
La jeune infirmière rougit d'autant plus quand je me redressa et vit ma carrure.

"Si vous vous sentez vraiment mieux, je vous invite à vous rendre à la cafétéria et prendre un petit déjeuner, histoire de reprendre un peu de force, vous serez tranquille, à cette heure-ci il n'y a pas grand monde mais les stocks sont faits !! Puis vous passerez au secrétariat récupérer vos effets personnels et signer la décharge pour ensuite faire comme bon vous semble."

"Je vous remercie mademoiselle l'infirmière..."
"Oh appellez moi Penny.."
"Alors merci Penny.." Je finis ma phrase avec un sourire charmeur, laissant ainsi partir l'infirmière conquise et sous le charme.. ahhh ces femmes, si prévsible...

Je resta un instant assis au bord du lit... En hypothermie.. Ce mot me donna des frissons, qui finirent de me réveiller et je pus enfin me rapeller : Jenny ! me mis-je soudainement à dire.
Oui, nous étions sur ce toit, rue Sheldon Edward. Il pleuvait, voilà donc pour l'hypothermie, mais comment n'avais-je pas réussi à résister au froid? J'étais épuisé mais elle aussi, elle était si près..
Je frappa du point sur le matelas avant de basculer mon corps en arrière le laissant tomber sur la surface dites moelleuse de ce coussin en longueur.. Je réalisais tout à coup mon erreur, j'avais laissé échapper une fugitive, et forcément Phylis le saurait.. Comment se fait-il qu'elle ne le sache pas déjà? et qu'elle ne soit pas là, me trainant de force pour me ramener au centre, lui devoir quelques explications.. des explications.. je n'en avais pas, ou du moins, je n'en comprenais pas le sens.. j'avais était rattrapé par une sorte d'humanité, et qui au moment où elle avait pointée son nez, m'avait affaibli.. Un conflit coeur-esprit comme l'expliquerai les chercheurs au centre.
Mais il n'y a pas de place au sentiment face au devoir, les coups de taser et de torture de l'esprit me l'avait pourtant bien appris...
Soudain je m'arrêta de penser à Phylis pour me concentrer sur Jenny, que lui était-il arrivé? comment les secours m'avait trouvé là-haut ? Je m'en voulais de l'avoir laissé s'échapper.. mais de penser que celà me soulageait presque vint se contredire avec mon travail raté... et ces ce genres de contradiction qui restreignait mon pouvoir.. et qui me procurait cette douleur.
Il ne fallait pas que je pense à Jenny, ni à ces mots... si étranges, ils résonnèrent encore dans ma tête... Mon travail et mes sentiment n'étaient pas compatible pour le bien de ma santé mentale... Un jour où l'autre j'avais fait le choix, choix qui aujourd'hui venait à être remis en cause.
Je stoppa net ce flot de souvenirs, j'avais d'autre chose à "penser" dorénavant, et rien ne lassait envisager quoi que ce soit de bon.

J'avais un peu faim et accorda allégeance aux conseils de l'infirmère.
Je sortit de la chambre, dans ces pyjamas ridicules qu'ils vous filent quand vous êtes hospitalisé. J'étais au 5ème étage chambre 506, je me mis à suivre quelques panneaux indiquant au rez de chaussée, la cafétéria. Je pris une rangée d'escaliers et me reconcentra en marchant. Il était bon quoi qu'encore un peu douloureux de ressentir de nouveau les esprits constament en pleine réflexion de la population environnante à mon subconscient. Des médecins concentrés, des esprits torturés, des infirmières attentionées, des... je sentis, arrivé au palier au dessous une conscience... qui me figea sur place.. Moi qui croyait que tu avais fuis.. Je te retrouvais juste en dessous de moi.. Je passa des portes battantes, ton étage était encore calme et le peu de personnel qu'il y avait était occupé. Je pu ainsi me rendre tranquillement là où tu te trouvais.
Je resta un instant derrière la porte et me posa doucement sur ta conscience. Tu es triste, appeurée et tu avais sommeil.. Tu étais épuisée, une chance pour moi.. car j'avoue que cette fois-ci, je m'étais régénéré assez vite. Puis comme un bon médecin, je me permis d'entrer dans ta chambre et te vis là, assise sur ton lit, la tête dans les bras.

"Comment vas-tu Jenny? Je ..."

Je n'eu pas le temps de continuer, je venais de ressentir une présence si forte que je ne pu en ignorer l'identité : Phylis avait bien était prévenue et elle se trouvait au rez de chaussée, accompagné de molosse un et molosse deux. Elle me cherchait... Je fixa Jenny, j'avais le choix, rester là et la maintenir ici, le temps que la directrice arrive, soit de partir car si elle ne me trouvait pas en présence de la fugitive, elle ne se douterait peut-être pas qu'elle se trouve ici..

"Je te retrouverai quand même tu sais, c'est mon travail.. ma mission.. mais autrement, je n'aime pas la facilité, et j'aimerai enfin pouvoir t'avoir de nouveau face à moi avant d'avoir à te ramener au centre.. A un de ces jours Jen' !" et je quitta la pièce pour me rendre à la cafétéria le plus vite possible, en évitant soigneusement ma directrice qui devait se rendre à ma chambre..
Quand j'arriva à la salle de restauration, je fis en vitesse semblant de prendre un petit déjeuner, quand elle débarqua dans la pièce.
Sa main se posa sur mon épaule et elle me fixa sans rien penser. Je ne pouvais pas abaisser le regard. Ses deux gardes avaient récupéré mes affaires, que j'eu à peine le temps d'enfiler, ma chemise humide, mon téléphone dans ma poche, mes lunettes, et tous les quatres, nous nous engouffrions dans la voiture garée juste devant l'entrée.
La journée s'annonçait rude..
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Dim 16 Jan - 22:54


Mes membres avaient finit par se réchauffer et je ne grelottais plus. Je ne cessais de repasser en boucle les images de Ryan entrain de s’effondrer sur le sol en me demandant de l’excuser. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé pour que son cerveau se déconnecte si subitement et si violemment. Je ne sais pas s’il allait bien mais le sentir si froid contre moi m’avait fait quelque chose. A vrai dire c’est la première fois que je le voyais s’effondrer, d’habitude, enfin si je peux dire ça, c’est moi qui m’effondrais dans ses bras complètement vidée, meurtrie, à bout de force et complètement brisée… Là les rôles avait été inversés, il me semblait que c’était lui qui était brisé, ou du moins perdu, ce fut à mon tour de prendre soin de lui et d’assurer sa survie malgré tout ce qu’il c’était passé quelques minutes avant le choc… Pendant cet instant j’avais eu l’impression de me voir en lui, si faible, si fragile… je ne pouvais pas le laisser là tous simplement parce qu’il avait été lorsque j’en avais eu le plus besoin. Je ne sais pas s’il va mieux, s’il va s’en sortir, combien de temps il va rester inconscient, s’il va se souvenir de tout… s’il m’a entendu pendant qu’il était inconscient… Ont dit que les gens qui font des comas ou des malaises tout ce qu’il se passe autours d’eux dans leur sommeil mais que ça leur revient un peu plus tard. Allez savoir si c’est vrai. Je n’en saurais jamais rien. Une fois en pleine forme je partirais, mais là je suis bien trop exténuée pour aller où que ce soit.

Un médecin pénétra dans la chambre pour prendre mes constantes, lorsque je lui posais des questions quant à l’état de Ryan il se contentait de me dire qu’il n’avait pas eu d’informations de la part de ses collègues, mais que si je voulais je pouvais aller le voir. Non. Je n’irais pas, mieux vaux pas qu’il sache que je suis toujours ici, du moins pas avant que soit partie. Il me remercierait peut être sur le coup mais me remercier pour mieux m’attraper serait la situation plus juste. Phylis devait surement avoir été mise au courant que son joujou avait disparu de la surface de Washington pendant quelques heures avant d’être de nouveau localisé à l’hôpital, à mon avis elle devait déjà être en route pour le rejoindre et lui demander des explications quant à son admission ici, à moins qu’elle soit déjà là. Je ne l’espérais pas ou alors il faudrait que je me fasse toute petite voir minuscule. La seconde solution serait de jeter par la fenêtre… D’ailleurs je suis a second étage mais je ne sais pas vraiment à quelle hauteur je suis précisément du sol… arf ça peut pas être pire que le toit de l’immeuble rue Edward Sheldon… Je me levais et m’approchais près de la fenêtre alors que le médecin gribouillait quelques notes sur une feuille… Ce n’est pas très haut cela dit si je saute, j’en ressors minimum avec des os brisés et quelques contusions. Je me tournais vers l’homme en blanc et lui adressa doucement la parole.

« Pourrais-je avoir une feuille et un stylo s’il vous plait ? » L’homme se tourna vers moi intrigué sans répondre « j’aimerais écrire à quelqu’un… » Il me sourirait et me promis de me rapporter tout ça le plus vite possible. Il sortit de la chambre et je me réinstallai sur mon lit ramenant la tablette à moi. Je trifouillais la télécommande du lit au quel je ne comprenais strictement rien, un coup ce sont les pieds qui se lève, la fois d’après c’est tous le lit entier qui se baisse… bref au bout de dix bonnes minutes je réussis à redresser correctement mon dossier pour pouvoir me mettre dans une position plus confortable et plus propice à l’écriture. C’est à cet instant qu’une infirmière me rejoins me tendant quelques feuilles et deux trois stylo. Les quantités étaient plus que suffisante mais je remerciais la jeune femme et me mis à écrire. Je ne savais pas trop commencer, mais une fois que j’étais lancé le stylo semblait glisser de lui-même sur la feuille blanche ciglée du logo de l’hôpital… classe.

Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour écrire ces mots mais plutôt du courage car ce que j’avais à dire était assez pesant. J’avais prévenue l’infirmière que lorsque j’aurais finit je l’appellerais pour qu’elle porte la lettre à Monsieur Camara, je lui expliquais qu’il avait été admis en même temps que moi et qu’il avait surement dut souffrir d’hypothermie ou de quelque chose qui s’en rapprochait fortement. Elle se contenta de me sourire et m’indiquer que ma requête était tout à fait possible puisqu’il se trouvait en chambre 506. J’avais finit ma lettre, mais j’hésitais encore à l’appeler pour qu’elle aille lui porter. Je lui dirais de l’apporter seulement quand je m’en irais, comme ça, aucun risque, et surtout de ne pas lui dire que je suis ici. Surtout pas. Je tournais la tête vers la fenêtre, la nuit était noire et la lune était zébrée par les grosses gouttes de pluies qui ne cessaient de s’abattre, la météo de Washington était vraiment comme celle de mon cœur ces temps-ci : perturbée. J’enfouis alors ma tête dans mes bras en essayant de lutter inlassablement contre le sommeil. Je ne pouvais pas dormir, surtout en sachant que Phylis risquait fort de débarquer. Soudain ma porte s’ouvrit, je sursautais et remarqua Ryan sur le pas de la porte, il la ferma et commença à s’adresser à moi, j’avais beau ne pas être télépathe je voyais bien qu’il n’était pas venu ici pour m conduire au Centre. Je me levais donc, la lettre à la main et m’approcha de lui. Il stoppa sa phrase net pendant un instant avant de me fixer. Quelque chose semblait le déranger.

« Je vais bien… mais toi est-ce que…. » Je n’ai pas pus finir ma phrase qu’il s’empressa de me dire qu’il me retrouverait et me ramènerai au Centre, qu’il ferait son job quoi… Je ne pense pas qu’il se souvienne que ça soit moi qui ai appelé les secours, après tout c’est peut être faux ce qu’on dit sur les gens dans le coma… Il mis la main sur la poignée et allait sortir, non pas tout suite s’il te plaît… attend… je m’empressais d'un coup de mal habile de refermer la porte à l'aide de la télékinésie, je le collais alors contre la porte quelques instants avant qu’il ne prenne la fuite, avant qu’il n’ouvre la porte et ne parte, je collais la lettre sur son torse le fixant dans les yeux « Tu as un message dans les brouillons de ton téléphone, les médecins n’ont pas dut t’en informer… Quant à la lettre ne la lis qu’une fois au Centre et seulement au Centre, jure-le ! Tu ne devais la recevoir que quand je serais parti… Du coup quelques phrases changeront de la réalité… je ne voulais pas que tu saches que j’étais là… » Je pliais alors un peu plus mon écrit et le glissais dans la petite poche de sa chemise et glissais ma main sur son cou pour déposer un bisou sur sa joue avant de murmurer «Prends soin de toi… » J’eus un pincement au cœur, puis me recula et le laissa filer. Je restais là, comme… choquée, devant la porte ouverte qui donnait sur le couloir. Tout avait été si vite, si je n’étais pas à l’hôpital j’aurais pus croire que j’avais fait un mauvais rêve…
Je me réinstallais sur le lit resongeant à mon écrit

~
Ryan…
A vrai dire je ne sais pas par quoi commencer, j’espère que tu ne m’en voudras pas de t’écrire ces quelques lignes. Ça m’a pris d’un coup et je n’avais que ce papier là sous la main. J’espère au moins qu’il n’attirera pas l’attention… Promet moi de me lire jusqu’au bout, s’il te plait. Tu dois te demander comment cette lettre t’ai parvenu ? Simplement j’étais là moi aussi, à un seul étage en dessous ta chambre, la 402. C’est là que je passe ces quelques heures, c’est de là que j’écris ces mots qui te sont destinés. J’ai demandé aux médecins de te l’apporter une fois que je serais partis, et de ne pas dire que j’étais là, alors pas la peine de venir me cueillir dans la chambre je n’y suis plus, à mon avis tu resteras ici bien plus longtemps que moi… tu étais dans un sale état cette nuit…

Je voulais que tu saches que contrairement à ce que tu aurais pus croire non je ne t’ai jamais oublié, je n’ai jamais oublié le Ryan qui arrivait à me faire rire même dans la douleur, je n’ai jamais oublié le Ryan qui me prenait dans ses bras pour me dire de ne plus avoir peur, je n’ai jamais oublié non plus les bras de ce Ryan là… Mais out ça semble si loin maintenant même si au fond de moi il y a la lueur d’espoir qui me fait penser que ce Ryan là n’est pas mort et qu’il se cache, attendant l’heure de son retour… Pour moi il a fait une brève réapparition hier soir. Quand il m’a donné sa chemise au détriment de sa propre santé, en ne me jetant pas dans le fourgon pour le Centre… Quand il m’a demandé de lui pardonner. Je ne vois pas ce que j’ai à te pardonner… mis à part le fit que le jour où je t’ai vu derrière cette vitre je me suis sentie trahis et blessée au plus profond de moi, je pense que cette plaie restera à jamais ouverte et ne pourra jamais se consolider complètement. J’avais une confiance totale en toi, tu étais mon protecteur, la personne à qui je confiais ma vie à chaque fois que j’allais en salle d’expériences… tu tenais ma vie entre tes mains, et mon cœur par la même occasion… Puis il y a eu Seth, mais Seth c’est Seth et toi c’est toi. Rien n’est comparable entre vous deux et pourtant, j’ai eu des sentiments pour toi tandis que j’en ai pour lui. Il n’empêche que tu auras, quoi que tu fasses, quoi que tu dises, une place en moi qui n’est pas négligeable. Je ne saurais te dire quoi à l’heure qu’il est, je suis assez perdue par tout ce qui s’est passé ce soir, je suis passé par les montagnes russes de l’émotion… mais ça tu le sais déjà, pas vrai ?

Tu sais, j’ai eu tellement mal en te voyant par terre, pendant une fraction de seconde j’ai même pensé que tu étais mort… tu étais si froid quand je t’ai pris contre moi, que je t’ai serré, car oui c’est moi qui ai appelé les secours. Je vais te raconter ce qui s’est passé pendant que tu étais inconscient, parait-il que ceux qui sont dans le coma se rendent compte de ce qu’il se passe autours d’eux mais qu’ils ne s’en souviennent que plusieurs heures après leur réveil… Je te ne relaterais pas mes paroles, ça ne sert à rien… Je pense que tu te souviens être tombé… Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs… je n’en ai aucune idée, mais ce que je sais c’est que j’ai rampé difficilement jusqu’à toi pour te prendre tout contre moi pour tenter ne serait-ce que de t’apporter un peu de chaleur même si j’étais frigorifiée. Je me suis alors servie de ton téléphone pour appeler les secours tout en te gardant contre moi. Il fallait que je te descende de là… c’est ce que j’ai fais, j’ai ramassé les quelques forces qui me restaient pour te porter à l’aide de mon don que vous méprisez tant, je t’ai déposé en bas avant de te rejoindre et de nous emmener sur le parvis de l’immeuble, là je t’ai repris contre moi en te frictionnant jusqu’à ce que les pompiers arrivent et te prennent en charge… sois disant que je t’aurais sauvé la vie en te gardant prêt de moi ainsi, je n’y crois pas vraiment, je sais qu’au fond de toi il en faut plus pour t’anéantir… même si j’ai eu peur pour ta vie. Oui ça y est je te vois venir « Tsss comment pourrais-tu avoir eu peur pour moi alors que j’ai tenté de te ramener en enfer ! » tous simplement pour toutes les raisons que je t’ai dis précédemment… Les pompiers m’ont laissé là, sur les marches de l’entrée pendant un moment. Ils sont revenus quelques minutes après t’avoir pris et m’ont fait monté à l’avant du camion, je ne voulais pas y aller… Ils t’ont pris tout de suite en charge et puis après je ne sais pas. Plus de nouvelles, silence radio. Alors je continu d’espérer que tu vas bien et que tu t’en sors comme un chef, comme à ton habitude quoi.

Tout nous oppose, tout nous sépare, je me demande maintenant comment auraient été les choses si nous n’avions pas été ce que nous sommes. Stupide hein ? En ait je sais même pas si tu continue de me lire, si ça se trouve quand tu as vu mon écriture tu as déchiré cette lettre, ou peut être que Phylis te la prise je ne sais pas. En tous cas, ne salue pas cette garce pour moi. Ni elle, ni cette vermine de Natasha ! Elles par contre ne me manquent absolument pas, toi en revanche c’est une autre affaire sur la quelle je me suis déjà assez étalée.

Tu sais parfois j’aimerais juste que l’on se revoit, juste pour se revoir, mais qu’on baisse les armes, une heure ou deux, ne rien dire à personne et se voir, juste faire la trêve, oublier ta mission et moi la peur qui domine en te voyant. Ah mais ça, je sais bien que nul ne le permet, surtout pas toi… Je sais qu’on se retrouvera, je le sais, mais j’espère que ce jour ce sera pour me dire que tu as quitté le Centre et non pour m’y emmener, car tu l’as bien vu la dernière fois, c’est quand tu ne me cherche pas que tu me trouves… Je sais je me fais encore des films et ça doit bien te faire rire, ou pas, peut être que tu te dis que je suis pathétiquement idiote et folle, ça serait plus probable… Mais une chose est certaine Ryan, j’attendrais que le vrai toi revienne, j’ai besoin de ce vrai toi. Je ne t’oublierais pas comme le stipule ce message tapé à la va vite sur ton téléphone, je ne t’oublierais jamais… Fais en de même s’il te plait, n’oublie pas qui tu es VRAIMENT…

Je pense que je t’ai tout dis, je n’aurais pas eu la chance de te revoir avant mon départ, c’est pas l’envie qui manquait, juste l’instinct de survie, j’espère que tu me comprends, enfin si ce sentiment là ne t’a pas été retiré avec ce qui s’appelle en cinq lettres : amour.


Je t’embrasse quand même.
Ta petite Jenny.
~


Je regardais la fenêtre puis me leva d'un bon, j'avais envie qu'il remonte, qu'il reste encore un cinq minutes, il fallait qu'on parle sérieusement et je n'hésiterais pas à user de mes pouvoir pur le maintenir sur une chaise, je sortis en courant de la chambre dans le dos des infirmières et des médecins, ne prenant pas l'ascenseur et grimpais les escaliers à toute vitesse, je croisais les doigts pour qu'il soit encore là, je débarquais dans la chambre 506 mais ne trouvais personne, plus aucunes affaires. Trop tard. Non peut être pas. Je fis demi-tour et dévala les marches quatre à quatre, j'arrivais au niveau de la cafétéria quand je le vis à une table entrain de manger, un sourire de soulagement se dessina sur mes lèvre et je ralentis, j'étais à l'angle du couloir, face à lui mais il ne semblait pas m'avoir remarqué. Soudain je me stoppais net, Phylis et deux gorilles tenant les affaires de Ryan, je les avait loupé de peu et je dois dire que mon moment de rêvasserie m'a peut être sauvé la vie. Était-ce pour ça qu'il était descendu subitement sans finir sa phrase en me parlant de facilité ? Peut être, mais justement, il aurait eu les mérites de cette vipère... Alors pourquoi ne pas m'avoir livrée ? L'amour de notre jeu chat-souris ? Nan je ne pense pas. Je ne sais pas. Je me cachais contre le mur, observant la scène, la main de Phylis se posa sur l'épaule du jeune homme et elle le fixa en silence. Ils étaient là, entrain de se fixer dans les yeux l'un l'autre. Il eu à peine le temps d'enfiler, sa chemise humide, je l'aperçue mettre son téléphone dans sa poche, ses lunettes, et tous les quatre, ils allèrent jusqu'à la voiture garée devant l'entrée... A leur passage je m'étais cachée derrière le faux gros buisson en plastique. Allez savoir s'il avait senti que j'étais là... A mon avis son esprit était bien trop occupé à préparer sa défense qu'à faire attention à ma petite personne. Je me mis derrière la vitre tintée de l'accueil et observa Ryan pénétrer dans le véhicule, la main posée sur la vitre je regardais alors la voiture s'éloigner. Finalement il n'y aura pas de discution, et il n'y en aura probablement jamais...


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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Lun 17 Jan - 9:55

La voiture roulait à vive allure, les hommes de main de Phylis à l'avant, elle à mes côtés, silencieuse..
J'avais la tête en piteuse état tout de même et j'avais envie d'une chose: rejoindre mon appartement, me noyer dans un bain chaud et enfilé mon peignoir.. M'installer dans mon canapé, un verre de Whisky à la main. Envie de profiter de mes avantages de fils à papa et de me reposer un peu..
Mais hélas, j'étais dans la carriole du bourreau. Ce silence m'oppressait quelque peu, mais à quoi bon.. j'avais commis une faute professionnelle, une de fautes que Phylis pardonne avec difficultés..

"Comment te sens-tu Ryan?" me demanda t-elle soudain, toujours plongée dans son téléphone.

Je devais répondre, mais lui répondre quoi...

"Encore quelques peu mal à la tête.. mais ça va, j'aimerai seulement un peu me reposer, et me changer."

"Me demanderais-tu un jour de repos Ryan?" me taquina t-elle.

Je ne répondis pas ... et elle se tourna vers moi.

"Comment en es-tu arrivé là? Ryan répond moi !"

Et voilà, je savais qu'elle ne tarderait pas à venir au sujet délicat.
Il fallait que je me concentre, que je trouve chacun de mes mots.

"Je vous ai ramené le mutant que vous désireriez.. et j'en suis venu à tomber sur un autre, un peu plus coriace.. surement un de ces amis.. je.. j'étais exténué, et j'ai succombé..."

"Essayerais-tu de te trouver une excuse? Enfin je veux dire, de me faire croire que la pluie t'as fatiguée." insinua t-elle.

Je déglutit, dans sa phrase et son esprit, je ne voyais aucun soupçon concernant Jenny

"Sauf votre respect Phylis, hier la journée a été rude, la semaine aussi à vrai dire.. J'ai eu à faire à Mme Greene et son neveu, j'ai quasiment réalisé toutes mes missions de nuit, tout en étant à l'heure pour répondre et satisfaire chacun de mes devoirs envers le centre."

Elle ricana et elle me dit de sa voix de crécelle:

"Pauvre petite nature, est-ce ton don qui t'épuise ainsi.. Tu préférerais surement être un humain, redevenir un de ces banales êtres sans envergures, travailler dans le premier fast-food du coin, fonder une famille? Dois-je te rappeler la chance que je t'ai offert? Où est l'impassible mutant que j'ai mis au monde? Tu t'affaiblis et je ne le tolérerai pas.. Nous allons devoir un peu te nettoyer les méninges, histoire d'être sur que tu ne vienne pas te mettre à pleurer dans mes jupons que je te laisse à une vie plus tranquille !"

Il me semble que le ton de sa phrase ne m'autorisait pas à répondre...
Elle n'ajouta rien et nous arrivâmes bientôt au centre.. où je savais parfaitement ce qu'il allait m'arriver.
Je repensa à Jenny, ce papier qu'elle avait glissé dans ma poche, son regard et le fais qu'elle veuille que je prenne soin de moi. Phyllis avait raison, j'étais en train de changer, mais comme je l'avais constaté, cela était impossible vivre avec mon pouvoir et mon travail. Il fallait il me semble que je fasse très rapidement un choix ou que je fasse en sorte de pouvoir allier les deux situations sans me blesser. Nous passâmes les portes d'entrée et je devais suivre les deux gros bras de Phyllis, qui me conduisait à cette salle que je connaissais bien malgré moi.. Celle des exercices, celle du travail.. celle où l'on se permettrait de rentrer dans ma tête.

(Il me semble que le topic s'achève ici je vais continuer dans mon appartement quelques jours plus tard, on peut se retrouver là bas, si ça te tente.. c'est comme tu veux ma jenny ^^ )
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   Lun 17 Jan - 18:27

[Oh oui oh oui oh ouiii je suis totalement pour !!!]

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MessageSujet: Re: Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]   

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Rue Sheldon Edward, par une nuit de traque. [Jenny & Ryan]

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