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Mais hé ho... approche, je vais te dire un secret que tu as le droit de partager autours de toi, si si je te jure que c'est vrai.... : il parait que y'a une ambiance de folie ici et que les membres sont super actifs !!!

Incroyable pas vrai ? Bah alors qu'est ce que tu attends ? Rejoins-nous vite !

En tous les cas merci de ta visite et je suis pressée de te revoir bientôt !

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 Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)

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Sherwyn Stearne
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MessageSujet: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Dim 9 Jan - 16:15

&



Qu'est ce que je fais ici? Je n'en ai aucune idée... Mes pas mon amener ici de bon matin alors que je venais de partir de chez ma tante. Je l'aime beaucoup, heureusement qu'elle est là pour m'aider mais aujourd'hui, je suis fatigué de courir après lui. J'ai tellement envie de le revoir, Adonis, dis moi où tu es. Je n'ai jamais été croyant, j'ai l'impression que si dieu existait, il ne faisait que jouer avec nous comme si nous étions des poupées et cette idée ne me plait pas du tout. Pourtant, je suis bien là à regarder la nef d'un air un peu sombre. Je m'avance vers la grande croix d'un pas lent, passant les sièges numérotés les uns après les autres. Un vitrail semble m'observer passer avec ses couleurs appauvris par la pluie qui s'abat sur la ville telle un déluge qui semble sans fin. Les inondations ne sont pas pour tout de suite mais il fait tellement moche que c'en est déprimant. J'avais hâte de trouver un endroit où rester le temps que ça se calme.

Je finis par m'arrêter au milieu de l'allée et je regarde au dessus de moi. Même les gargouilles semble se moquer de ma situation, vers qui vais je pouvoir me tourner même si ce lieu saint ne veut pas de ma présence? La douce mélancolique qui étreint mon coeur se renforce de minute en minute, j'ai presque envie de pleurer, mon âme saigne de ne pas pouvoir lui parler. J'aime énormément mon frère et son absence me pèse de plus en plus. Tout ça parce que je ne suis pas comme lui. Il m'avait promis de me sortir de là et il m'a laissé derrière lui. Je pensais qu'il m'aimait un peu mais je crois que finalement, non. Il s'est joué de moi et ça me met dans une colère noire. J'ai envie de tout casser et pourtant je reste là, comme une pierre à regarder ces maudits visage en haut des colonnes. Mais je me souviens de ce qu'il m'a dit avant de partir, nous ne faisons pas parti du même monde et il refuse que je sois pris entre les humains et les mutants. Pourtant, rien ne me retient ni d'un coté ni de l'autre, je n'ai jamais été vraiment sociable alors à quoi bon?

Mais ce qui me fait le plus mal sans doute, c'est la manière dont certaine personne me regarde avec haine, comme s'ils savaient qui j'étais vraiment. J'ai du mal à comprendre, je viens d'arriver en ville. Peut être connaissent ils mon frère et qu'ils ne l'aiment pas... Non, je n'arrive pas à y croire ! Adonis a toujours été aimé de tous ! Il était le chouchou de tout le monde. Peut être que je traine avec moi quelque chose qui ne plait pas. Cela m'attriste mais ça ne change pas de d'habitude. Je soupire avant d'aller m'assoir sur un banc, face à la croix. Seigneur... si jamais vous entendez ma voix, tendez moi la main, j'ai l'impression de sombrer dans la paranoïa. J'entends vaguement la porte qui s'ouvre mais perçois nettement un mouvement un peu derrière moi. Je me retourne rapidement mais je ne vois personne... Je suis un peu inquiet, j'ai peur pour un oui ou pour un non et je demande, doucement:

"Qui est là?"

Ma voix tremble un peu, je ne suis pas rassuré, il n'y a aucun bruit dans cette église alors n'importe quoi peut me surprendre. Surtout que j'étais tout seul tout à l'heure... J'espère juste que la personne ne va pas tenter de me faire peur sinon, je vais très rapidement monter dans les aiguës. Je suis un froussard, j'y peux rien !
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Lun 10 Jan - 21:25


~ Le train s'arrête enfin, je regarde par la fenêtre et songe à cette nouvelle vie qui commençait devant moi, comme le début d'un film. Je me lève, prend mon sac et descend, tout le monde s'agite entre et sors en vitesse du wagon, on se bouscule ou on se marche dessus. Le monde est différent de d'habitude, les habits et les visages ne me disent rien. Je marche sur le quai de la gare les yeux balayant l'horizon, tout semble si différent, aucun immeuble ni grosse voitures, seulement des arbres, des milliers d'arbres. Je regarde le train, il est bien loin de ressembler au TGV que j'ai pris au départ, il ressemble à une vieille locomotive des années 50. Je descends, avec le cliquetis agaçant des roulettes de ma valise sur les marches en pierres, un peu inquiète. Je sors de la gare et m'assois sur un banc le temps de réfléchir à un endroit dans le quel je pourrais passer la nuit. Le soleil m'éblouit ce qui m'empêche de me concentrer comme il faut et de pouvoir repérer les bonnes adresses. Je regarde dans la pochette avant de ma valise le peu d'argent que j'ai réussis à prendre durant ma fuite.*45$67ct mouais maigre butin*. Je me lève et glisse dans les rues de la vieille ville avec toujours derrière moi le cliquetis rythmé et infatigable des roulettes de ma valise sur les pavés. Il ya des arbres partout, de l'herbe, des fleurs, des buissons, et même une fontaine sur la place centrale, c'est magnifique. Les ruelles sont larges, un peu sombre mais à ma grande surprise très propre, il n'y a aucune ordure ou rat qui trainent par terre. Les maisons sont en pierres apparentes avec de jolis volets en bois faits main ornés de jolies fleurs dans les coins. Les fenêtres sont en réalités de splendides vitraux avec des carrés de toutes les couleurs ce qui doit être fort agréable vu de l'intérieur lorsque le soleil les caresse de sa douce lumière. On se croirait presque au Moyen-âge avec une gare du tout début du XXe siècle. D'ailleurs, quand je me retourne pour la regarder, la gare n'est plus là, seule une grande forêt verdoyante se dresse là, majestueuse et imposante. Je sens l'inquiétude monter en moi. Au loin j'aperçois un luxueux château blanc avec de grandes tourelles surmontées de chapiteaux bleus émeraude. Il me semble voir de grandes lumières et entendre une musique festive. Je décide donc dallez voir, plus je me rapproche et plus la musique est forte, tout semble redevenir de mon temps. Les maisons tout... je me rapproche d'une boite je rentre cinq minutes mais ne peut tenir plus longtemps, étouffée par l'odeur de cigarette. Je ressors, marche dans la ruelle, soudain des pas pressants derrière moi j'accélère, mon cœur aussi... Je tourne à gauche, cul de sac, je me retourne tremblante, un homme dans l'ombre une seringue dans une main et un scalpel dans l'autre, pointé vers moi, j'ouvre la bouche pour hurler mais aucun son ne sort quand soudain... ~


Je me réveille en sueur le cœur battant à toute allure, j'ai encore fait ce rêve, un peu plus loin cette fois mais toujours le même. La respiration haletante par une nuit noire, un sommeil sans rêves, voilà ce que je veux.. Ne plus être rattrapée par ce passé qui fait maintenant partie intégrale de ma vie... Je tournais doucement sur moi-même dans l’obscurité, essayant de reprendre mon souffle. Je fermais les yeux, il fallait que je me rendorme, absolument… Il faut que je me rendorme…il faut que…dodo.

Un filet de lumière traversait la pièce depuis déjà deux bonnes heures. Je m’étirais doucement, je n’ai pas rêvé en cette seconde partie nuit, du moins je ne m’en rappel strictement pas et c’est tant mieux. Je poussais doucement la couette de sur moi et m’aventura dans l’obscurité complète en prenant soin de bien m’éclater le doigt de pied contre l’angle de la porte . Je me retins de pousser un cri déchirant pour ne pas réveiller Seth qui dormait toujours. Il ya des jours ou je me déteste à un point inimaginable. Je pris ma douche le plus lentement possible,laissant l'eau chaude couler sur ma peau. Laissant les minutes défiler je ne songeais à rien, laissant mon esprit dans le néant total.

Je sortis de la douche, attrapa une serviette que j'enroulais autours de moi et alla dans ma chambre où je pris mes sous-vêtements et une robe légère que j'enfilais sans mal.
Je sortis calmement de la grotte me dirigeant vers l'Église. Si j'y allait à pied c'est bien parce que justement elle n'était vraiment pas loin du tout et sans risques apparents pour la confrérie ou pour moi même. C’est là que je me trouvais, m'asseyant sur un banc à l'extérieur, contemplant les ondulations de l'eau et les doux reflets dorés qu’exerçait le soleil sur cette dernière, un petit ruisseau coulait le long du bâtiment avec un clapotis des plus agréables. Les cheveux légèrement flottant dans le vent j'étais bien, complètement ailleurs, dans une autre réalité. A chaque fois que je venais ici c'était dans ce genre d"état que j'étais. Je venais toujours ici lorsque quelque chose me tracassait... et là il y avait de quoi. Le fait que le Centre ai encore essayé de nous mettre la main dessus me tetanise de plus en plus et de jour en jour, la peur de revenir à la grotte et de ne retrouver personnes, tout saccagé... Mais si j'étais venue ici ce n'était pas pour ressasser tout ça. Je venais pour faire un break, me libérer l'esprit. Il était encore tôt ce matin mais le soleil tapait étrangement fort pour cette matinée hivernale.

La journée s'annonçait malgré ça, plutôt bien il fallait le dire. Hmm cette journée est calme... beaucoup trop même et c'est ce qui m'inquiétais un peu. Il fallait le dire, je suis une incorrigible à ce sujet. Rien ne peut être totalement blanc il faut toujours qu'il y ai quelque chose qui se passe sinon ma vie serait bien trop monotone.

Soudain un bruissement dans les feuilles et quelques aboiements, des chasseurs sans doutes mais ce n'est pas la première chose qui me vint à l'esprit, je n'y ai même absolument pas pensé, ni une ni deux prise de panique je me décidais à rentrer dans l'Eglise que je pensais déserte jusqu'à ce que j'entende une voix masculine s'élever et résonner un peu partout, légerment tremblante. Je n'étais finalement pas seule.

Je me faufilais discrètement entre les rangées de bancs, prête à utiliser mes pouvoirs en cas de soucis imminent. Ne sachant pas si le jeune homme présent faisait partis des hommes à l'extérieur ou s'il ignorait jusqu'à leur existence. D'un geste furtif de la main un ruban de soie de l'hôtel s'approcha doucement du jeune homme venant dans son dos avant de se plaquer sur sa bouche et d'y faire un nœud. Je me précipitais derrière lui pour le tenir et l'embarquer derrière la table de l'hôtel, assis, cachés par la grande nappe blanche, le plaçant face à moi, un doigts sur mes lèvres pour lui faire signe de se taire avant de murmurer :

"N'aie pas peur, surtout ne fais aucun bruit, ne parle pas tu ne sourcille même pas !"

Du même geste habile de la main je fis en sorte que son bâillon se défasse de lui même. Ce petit brunet semblait inoffensif et plus perdu et surpris qu'autre chose. Rien à voir avec les hommes et les chiens à l'extérieur dont les aboiement continuaient de retentir.

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Sherwyn Stearne
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MessageSujet: Re: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Lun 10 Jan - 22:15

    Bon, personne... Je soupire de soulagement avant de sentir quelque chose sur ma bouche. J'ai un petit cri étouffé et tout ce passe très vite par la suite. Je me retrouve planqué derrière l'autel avec une jeune femme devant moi. Mon coeur bat à la chamade et j'ai le loisir de la détailler de haut en bas, Brune, yeux sombres, assez mince et grande. Une belle femme en fait. J'ai la vague impression de graver chaque détail de sa physionomie dans mon cerveau, de la moindre mèche de cheveux jusqu'à la forme de ses chaussures. Elle ne ressemble pas du tout à une délinquante alors pourquoi est ce qu'elle m'a fait ça? De l'adrénaline monte d'un coup dans ma tête quand elle murmure, sa voix semble plutôt calme malgré une petite pointe de peur et j'entends du bruit dehors. Je n'ai pas le moindre ici de ce qu'il se passe mais je suis devant une femme qui m'a bâillonne et qui a l'air de redouter quelque chose. Je cherche à toute vitesse un moyen de me sortir de là, chaque neurone de mon cerveau se mettant en fonction ensemble pour que je trouve très vite la solution. Quelque chose me disait que quoi qu'il arrive, je n'aurais jamais le dessus sur elle et mon regard se posa sur la nappe qui nous cachait tous les deux. Dans ce genre de cas, on s'attache aux détails insignifiants et mes yeux se perdirent dans le vague, détaillant les plis de ce fichu tissu pendant qu'elle semblait attendre quelque chose. Mais pourquoi diable suis je ici? Je n'ai aucune idée de ce qu'il s'est passé, j'étais tranquillement en train de réfléchir et maintenant là, dans cette situation ! La bâillon se défait doucement et je me retrouve libre de hurler si je veux. Ma lèvre tremblotte doucement, si je veux partir, c'est maintenant mais pour le moment, je fais semblant d'obéir, avec un peu de chance, on m'entendra hurler. J'ouvre la bouche comme si je voulais parler mais elle m'intimide beaucoup... Il me faut du courage et je me relève d'un coup en hurlant:

    « GYAAAAAAAAAAAAAAAAA ! AUUUUU SEEEEEECOUUUUUUURR !!! »

    J'espère qu'elle est assez déboussolé pour ne pas me rattraper et je sors de là en me frottant la tête, je me suis cogné violemment en me relevant et un fin filet de sang s'échappe de la blessure. Une douleur lancinante me prend à la tête mais je n'y prête pas attention, je regarde autour de moi où je pourrais aller et je vois une porte sur le coté, cachée par un pilier. Je l'ouvre d'un coup dans le but de partir mais la porte principale s'ouvre d'un coup et je vois des hommes armés qui entrent, allerté par mes cris, je suis sauvé ! Un sourire rassuré se forme sur ma bouche et je vais vers eux mais je suis arrêté très rapidement, l'un d'eux pointe son arme vers moi. Je comprends encore moins ce qu'il se passe et je lève vite les bras en l'air, les laissant me regarder. Je dirais qu'ils ressemble à des hommes du gouvernement et l'un d'eux me crit:

    « Ne bouge pas ! Donne nous ton identité! »

    Oh mon Dieu ! Ils sont encore plus effrayant que la fille et ils me crient dessus encore une fois. Je tremble de tout mon corps et mon cerveau tourne de nouveau à pleine vitesse. Il faut que je trouve un truc, je ne sais pas qui ils sont et je baisse mon bras jusqu'à ma poche et une balle siffle juste à coté de mon oreille. Je le relève très très vite, ils me hurlent de ne pas bouger sinon la prochaine est pour moi. Je commence à avoir vraiment très peur, si ça se trouve, ce sont eux qui cherche la femme... Je ne peux pas la leur donner, ce sont des malades ! Je cherche de nouveau quoi faire et je dis:

    « Je... Je suis Sherwyn Stearne... Je... Je voulais juste prendre mes papiers d'identité... »

    Ils me laissent faire cette fois ci et je sors ma carte d'identité, ils la lisent longuement, comme s'il y avait des millions d'information à lire et je me demande vaguement s'ils ne sont pas tout simplement des brutes épaisses qui se planque sous le couvert du gouvernement pour blesser les gens. C'est pas juste du tout ! Mon choix est fait, ils ne doivent pas trouver la femme même si elle m'a foutu une peur bleue. Je suis partagé entre les deux mais elle, elle m'a juste baillonné, eux, ils m'ont presque tiré dessus, ils sont bien plus effrayant. Ils me demandent ce qu'il se passe et j'ai une idée:

    « J'ai été attaqué ! Quelqu'un est arrivé d'un coup et m'a attaqué! »
    « Qui ça? Cette personne savait elle faire quelque chose? »


    Bah oui, banane, elle a su me bailloné, c'est pas suffisant pour toi?! J'ai la vague envie de le traiter d'abruti mais je continue mon show, pleurant presque pour de vrai tellement j'ai peur. L'un d'eux prévient les autres que je suis le neveu d'une personne du Centre alors ils baissent leurs armes pour m'écouter attentivement. Rien ne leur dit que je leur mens, je suis forcément avec eux vu que ma tante est une des leur. Je continue mon histoire, ne parlant pas de l'identité de la personne, leur racontant juste que j'ai pas vu son visage mais qu'elle était partie par la porte que j'ai ouverte un peu plus tôt. Ils ne m'ont pas vu l'ouvrir donc c'est bon... Ils se dirigent vers celle ci et j'ai quelques sueurs froides quand ils me regardent avec un air qui veut dire qu'ils sont pas certains de me croire. Mais mon air paniqué réussit enfin de les convaincre et encore plus quand je fond en larme en disant que je vais prévenir ma tante de ce qu'ils m'ont fait et que, de part son statut, ils vont se faire réprimander. Je reprends:

    « En plus, vous êtes dans la maison de Dieu, je suis pas certain que ça soit bien vu les coup de feu contre moi. C'est un péché de tirer dans la maison du Seigneur ! »


    Je continue de pleurer et ils finissent par s'en aller. Je les regarde partir, pleurnichant dés qu'ils me voient et je ferme la porte quand ils sont loin et que je suis certain qu'il ne vont pas revenir. Je vais aussi fermer la porte d'entrée et je glisse, mes jambes ne pouvant plus me tenir. Je ne sais pas trop ce que j'ai fait mais je sens que si ça se sait, je vais m'en prendre plein la gueule. Ma lèvre tremble un peu mais je laisse le calme m'apaiser. Je finis par me relever, reprenant contenance et je ne peux pas m'empêcher de parler tout seul:

    « Mais c'était qui ces malades?! »

    Je me dirige doucement vers l'autel, voir si elle est encore là. Si c'est le cas, elle doit comprendre que je suis le neveu d'une personne qui travaille contre eux mais que j'ai raconté n'importe quoi pour qu'ils s'en aillent. Et je trouve que je joue plutôt bien la comédie à faire semblant de pleurer. Je suis assez fier de moi. Je n'ose pourtant pas trop m'approcher, j'ai peur qu'elle réagisse mal envers moi. Ne me fais pas regretter d'avoir menti pour sauver ta peau, s'il te plait.


Dernière édition par Sherwyn Stearne le Mar 11 Jan - 2:28, édité 2 fois
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Mar 11 Jan - 0:06



Il ne semblait pas avoir compris le sens du mot « se taire » j’aurais du employer des thermes plus directes comme « tu ouvre la bouche t’es mort » je pense que ça aurait évité toute la scène qui se produit par la suite. J’aurais dut le saucissonné et le planquer sous la table pour être tranquille… Mais ce n’est pas dans mon caractère de faire du mal à un innocent. La preuve, au lieu de l’avoir bâillonné pacifique je lui aurais tranché directement la gorge, et moi et le sang… ça fait deux. Depuis que j’ai fait mon grand séjour au Centre la simple vue d’un couteau me répugne et me donne la nausée. Ce n’est donc pas moi qui risque de commettre des meurtres en série, surtout pour des bagatelles. Il ne semblait pas avoir compris pourquoi je lui avais ôté la parole, une fois le bâillon enlevé il semblait trembler un peu, je voulu parler pour lui dire que tout allait bien se passer à condition qu’il reste calme, qu’il ne bouge pas et que surtout il ne dise rien quand à cet instant précis il décida de se lever d’un bon en hurlant à qui mieux-mieux qu’il était en danger. Il se cogna la tête mais ne semblait pas y prêter attention. J’étais complètement sous le choc ne pensant pas à lui mettre la main dessus, du moins pas tout de suite. S’il devait bien avoir peur ce n’est pas de moi mais bien des personnes qui se trouvent à l’extérieur et qui n’allaient pas tarder à pénétrer ici.

Ni une ni deux je me précipite derrière l’une des colonnes imposantes du bâtiment, se trouvant à la droite de l’autel. Me jurant de rattraper ce petit monstre. Au moins s’il avait la suprême stupidité de dire que je me trouvais derrière la nappe blanche je ne m’y trouverais plus. Discrètement mais rapidement je me glissais dans le parloir afin de mettre un peu plus de distance et de sécurité entre ma position initiale et l’actuelle. Je voyais et entendait tout ce qui se passait. Les hommes de terrains firent leur entrée accompagnés de leurs satanés cabots, pointant leurs armes sur le jeune brunet. Le pauvre, il était dans une situation des plus cocasse et j’espérais sincèrement qu’il allait tenir sa langue même si c’était déjà très mal parti pour. Je commençais à me préparer psychologiquement à un affrontement imminent qui me terrorisait au plus haut point. Des gros bourrins voilà ce qu’ils étaient, des gros ours brutaux avec rien dans le cerveau… à supposer qu’ils en aient un. Une première balle siffle je me retins de justesse de pousser un cri, heureusement elle n’a fait qu’effleurer le jeune homme qui semblait totalement apeuré, un peu comme un enfant.

« Je... Je suis Sherwyn Stearne... Je... Je voulais juste prendre mes papiers d'identité... » Stearne… ce nom me disait quelque chose mais impossible de savoir quoi exactement. Et pourtant il sonnait étrangement à mes oreilles. « J'ai été attaqué ! Quelqu'un est arrivé d'un coup et m'a attaqué! »
« Qui ça? Cette personne savait elle faire quelque chose? »

Ça y est je suis fichue, bon sang mais qu’il est nouille ce gars ! Tu me diras face à des hommes tels que ces mercenaires il y a de quoi faire pipi dans son pantalon. Mais quand même ! Je ne l’ai pas attaqué ! J’ai juste voulu le protéger d’eux… à ma manière maladroite certes, mais quand même…Et lui il allait me livrer à des gens qui venaient d’essayer de le descendre ! C’est le monde à l’envers. Je sentais le rythme de mon cœur s’accélérer et des sueurs froides couler le long de ma nuque. C’est encore pire lorsque j’entends qu’il est le neveu d’un gérant du Centre, mon sang ne fit qu’un tour. J’ai voulu protéger une de ces ordures ? Comment ais-je puis être aussi naïve mon Dieu… oh pardon excusez moi… Il ne faut pas jurer dans la maison du Saint Père.

Mais… Mais pourquoi il ne leur a pas dit que j’étais là ? Pourquoi a-t’il dit que je m’étais enfuis ? Il a peut être eu une hallucination avec la peur en croyant que je m’étais volatilisée par la porte peut être… Ou peut être pas ! Peut être qu’il voulait me protéger d’eux. Rah mais pourquoi faut il toujours que je trouve un bon côté à ce que les gens fassent ? Je n’en sais fichtre rien. Les hommes sortirent par la porte après quelques hésitations, et une fois qu’ils furent loin ma petite andouille ferma la porte avant de demander à quel genre de malades il avait eu à faire. Je ne bougeais pas, redoutant la moindre de ses réactions à son égard. Il s’approcha de l’autel, espérant alors que je m’y trouvais… Il avait donc réellement voulu me protéger… Ou alors vérifier que son hallucination était vraie.

Une fois m’être assurée qu’ils étaient bien loin, pour ne pas entendre le vacarme que j’allais faire, je sortis du parloir en claquant la porte, me fichant totalement de lui faire peur ou non, je m’approchais de lui complètement furax, les yeux larmoyant de par la peur et me mis à hurler, la voix tremblante à cause des larmes qui me serraient la gorge. Envoyant balader la table de l’autel d’un geste de la main ainsi que tous les bancs qui se trouvaient devant moi pour me frayer un passage direct jusqu’au jeune homme, tout se brisait contre les murs éclatant en millier de morceaux volant dans tous les sens.

« ALORS TOI !!!!!! MAIS TOI !!!!!! TU VAS PASSER UN SALE QUART D’HEURE ENCORE PIRE QUE CE QU’ILS AURAIENT PUS TE FAIRE TU M’ENTENDS ????!!!!QUAND JE TE DIS DE TE TAIRE ET DE PAS BOUGER TU M’ ÉCOUTES ESPÈCE DE PETIT …. PETIT…. »

Je ne pus terminer ma phrase et me laissa tomber à genoux sur le marbre blanc enfouissant ma tête dans mes mains laissant les larmes couler. J’avais eu peur, et même au-delà, je me voyais déjà revivre tout l’enfer que j’avais vécu là bas, scalpel, chocs électrique, opérations sans anesthésies, privations coups, froid, douleur, solitude… J’oubliais totalement où je me trouvais me laissant aller aux sanglots qui me secouaient violemment le dos. Je me relevais, les yeux rouges en me précipitant sur le jeune homme le serrant dans mes bras en essayant d’articuler un « merci » audible. Il ne devait sans doute pas comprendre, je venais de lui hurler dessus et maintenant je le remerciais… Une vraie folle devait-il se dire. Je le serais contre moi, heureuse de voir que tous les humains n’étaient pas corrompus, de voir que dans certains être la bonté parlait encore.


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MessageSujet: Re: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Mar 11 Jan - 1:37

    Ah... Tiens, elle est plus là... Oh merde... Et si elle était sortie? J'ai envoyé ces brutes tout droit vers elle ! Je commence à avoir peur pour elle mais un claquement sec retenti dans toute l'église et je tourne la tête pour la voir. Un petit sourire de soulagement se forme sur mes lèvres mais il disparaît d'un coup quand je vois qu'elle a pas l'air contente du tout. J'ai l'impression d'avoir fait une bêtise et je vais me planquer derrière l'autel, entendant des objets se briser. J'ose un regard à l'extérieur et je manque de me manger un banc dans la figure. Je comprends ce qu'ils voulaient dire, elle est comme Adonis ! Elle le connait peut être alors ! Je voulu sortir de ma cachette pour lui parler mais un autre objet passa proche de moi, me retirant l'envie de me montrer. Elle va me tuer ! Mais cette fois, hors de question de crier ! J'ai pas envie qu'ils reviennent, j'ai peur qu'ils me tuent eux aussi... Quitte à choisir, je préfère mourir de la main d'une belle femme que part une balle d'un de ces guignols. Je n'ai pas le temps de faire quoi que se soit que la table qui me cachait vole contre le mur et je me retrouve à découvert face à cette furie. Je vois toute ma vie défilée d'un coup, Adonis est là lui aussi et il me dit de prendre mon courage à deux mains. J'ai envie de le faire mais je suis qu'un simple humain ! Je ne peux pas lutter contre une mutante et j'ai pas envie de lutter comme qui que se soit, je n'aime pas me battre. Je ferme les yeux et me protège la tête de mes bras quand je l'entendis hurler comme une folle. Cette fois, c'est sur, elle est vraiment furax. Mais elle s'arrête très rapidement de crier et je m'autorise à regarder par dessus ma maigre protection ce qu'elle fait et je la voix qui tombe à genoux. Je me demande ce qu'elle fait et je me lève d'un coup pour lui demander:

    « Ça va pas?! »

    Même là je m'inquiète pour les gens et je vais la voir, non sans crainte, pour voir si elle va bien, c'est pas normal et elle pleure. Oups... qu'est ce que j'ai fait? J'ai fait pleurer quelqu'un. Je n'aime pas ça du tout et je panique légèrement, m'excusant piteusement comme je peux et je cherche un mouchoir pour qu'elle s'essuie les yeux, je ne veux pas qu'elle pleure ! Ça me rappelle que des mauvais souvenirs, ne pleure plus, s'il te plait. Je t'en supplie. Ces hommes doivent vraiment l'effrayer pour qu'elle réagisse comme ça. Je me sens terriblement coupable et je cherche quoi faire pour qu'elle se calme. Je pose ma main sur son épaule doucement et elle me regarde avant de faire la chose la plus bizarre depuis le début. Je me retrouve je ne sais comment dans ses bras et elle continue de pleurer en me remerciant... Elle est folle je crois. Je reste sans rien faire, la laissant pleurer sur mon épaule et je finis par l'entourer à mon tour de mes bras. J'ai aucune idée de ce que je fais mais je lui frotte doucement le dos pour tenter de la calmer. J'ai l'impression de sentir sa detresse, je ne sais pas ce qu'ils lui ont fait mais je suppose que ce n'est certainement pas joyeux. Sinon, elle ne serait pas dans cet état.

    « Calme toi, c'est fini. Ils ont parti. Je suis désolé, je ne voulais pas que tout ça se passe. »

    Mais c'était aussi sa faute, j'ai eu la peur de ma vie. Je finis par la lâcher et je lui donne un mouchoir en lui donnait un petit sourire. Je suis content qu'elle ne soit pas néfaste finalement, mais je suis aussi étonné de la voir aussi vulnérable. Je ne sais pas trop ce qu'il se passe dans cette ville si je peux éviter des morts, je ferais tout pour protéger les gens. Je n'aime pas les larmes, quand mon père est partie, ma mère n'a pas arrêté de pleurer. Bon, il est revenu par la suite mais ça n'a été qu'une série de dispute. Je me demande ce qu'ils font maintenant, est ce qu'ils sont heureux? Ils pensent à Adonis? Et à moi? Non, ils ne doivent pas penser à moi, sinon, il ne m'aurait pas jeter dehors sans raison valable quand il est parti. J'ai un léger soupire, je n'aime pas me replonger dans mes pensées. Mais plus je pense à ça et plus que je dis que si je suis ici, c'est peut être pas pour rien. Peut être que je devais me retrouver ici pour une raison que j'ignore encore. Pouah ! Rêve pas trop mon petit Sherwyn, si t'es ici c'est que tu adore t'attirer les ennuis.

    « Ça va mieux? »

    Je préfère demander, au cas où. Mais le silence des lieux est assez pesant. Je regarde un moment autour de moi, c'est un joyeux merdier d'un coup. Quand je pense que j'étais assis sur un des bancs il n'y a pas si longtemps que ça. Et je pense qu'il va falloir ranger avant que quelqu'un arrive et voit le carnage. Cette fois, je pourrais pas la sauver ni sauver ma peau alors je préfère que ça soit au moins ranger. Par contre, pour les meubles cassés, on va rien pouvoir faire, je suis pas super collage moi, la réparation express, c'est pas mon rayon... Enfin bon, au moins, elle s'est calmé et ne veut plus me trucider. Je commence à aller ramasser des débris que bois, autant commencer à ranger pendant qu'elle se calme réellement. Je suis peut être trop serviable, c'est pas ma faute si tout est cassé. Mais à vrai dire, j'ai peur que si les gens reviennent, qu'ils se doutent qu'elle était ici tout ce temps là et que je me suis foutu d'eux... Je penche un peu la tête et je commence à avoir mal. Quelques goûtes de sang tombe devant moi et je me fige. Je... Je saigne? Je lève légèrement le bras vers ma tête pour sentir quelque chose d'humide et douloureux. Ça fait mal... Je comprends pas quand j'ai pu me faire ça et je regarde ma main avec un peu de rouge dessus. Je saigne... Je saigne...

    « Je saigne! »

    Re-oups, c'est sortit tout seul... Mais je panique, j'aime pas la vue du sang, je sais pas quoi faire et plus je m'agite et plus j'ai mal à la tête. Je suis bien obligé de me calmer au bout d'un moment, j'ai l'impression d'avoir une cafetière à la place du crâne.
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Mar 11 Jan - 3:25

Lorsqu’il me vit débarquer comme une furie il n’eut que l’espace d’une microseconde pour sourire, la peur ayant de nouveau fait face sur sa petite bouille adorable. Il alla se planquer derrière l’autel pour éviter tous les projectiles que j’expulsais un peu partout, à droite, à gauche, en bas ou en hait, plus rien n’avait d’importance, il fallait que j’exprime cette peur qui m’avait bouffé de l’intérieur pendant ce moment bref pour certains, une éternité pour moi. Il semblait si fragile, si craintif, si chétif que je m’en voulais de lui avoir fait peur, mais ça je ne l’ai réalisé qu’une fois que je me trouvais dans ses bras pourtant si réconfortants. Il avait au départ hésité puis, finalement, m’avait serré contre lui, et je devais avouer qu’il avait le pouvoir de m’apaiser rapidement et efficacement. Je commençais à sécher mes larmes l’entendant se confondre en millions d’excuse, je posais alors, doucement, un doigt tremblant sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire, un petit sourire gêné sur mon visage trempé. Ce n’était pas une menace, juste pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas à s’excuser, aucunement

J’avais honte de me montrer aussi vulnérable face à quelqu’un que je ne connaissais pas, et ce quelqu’un a risquer sa peau pour protéger la mienne. D’autant plus surprenant sachant qu’il n’a pas l’air d’être un mutant, et qu’il sait que j’en suis une. Comme quoi, la bonté n’est pas morte dans ce monde, il y a des survivants et ça fait toujours chaud au cœur. Il me frictionnait tendrement le dos ce qui faisais que malgré tout ce qu’il venait de se passer je me sentais en sécurité, je ne voulais pas partir même si le lieu était dangereux, je me sentais comme dans une petite bulle apaisante, relaxée, détendue… A vrai dire je me sentais même bien. Étrangement bien. Il s’écarta lentement de moi et me tendis un mouchoir en souriant. Je n’en revenais pas, je l’avais terrorisé et il me souriait, ce petit bonhomme était vraiment quelqu’un de bien. Je le remerciais en prenant le mouchoir pour m’essuyer les yeux, j’avais horreur de montrer mes faiblesses devant les gens, surtout ceux que je ne connais pas, j’ai l’impression de paraître pour une mauviette trouillarde qui passe son temps à pleurnicher. Personne que je ne suis absolument pas. Sa voix vint troubler le silence me demandant si je me sentais mieux, je lui fis oui de la tête encore incapable de m’exprimer correctement. Puis, son regard balaya l’enceinte de l’église contemplant mes ravages… Mon Dieu qu’est ce que j’ai fait… Oui roh c’est bon on ne jure pas je sais, je sais ! Oh et puis crotte de bique hein ! Ne dit-on pas « vous êtes ici chez vous ? » bah alors je jure si je veux ! Na !

A ma grande stupéfaction, Sherwyn commença a ranger tout les débris de bois, de verre et de tissus en lambeau qui jonchaient le sol. Je souris, plaçant une main sur son torse, le faisant reculer doucement. C’est sur que lorsque l’on est humain ça prend beaucoup plus de temps de ranger un lieu que lorsque l’on a une capacité qui peut vous y aider efficacement. D’un geste de la main tous les bous de bois étaient empilés les uns sur les autres, les nappes pliées malgré leur pauvre état, les bouts de verres mis dans une poubelle. Je me tournais de nouveau vers le petit brunet sentant que je pouvais à peut près parler normalement. . Je pris une grande inspiration avant de parler lentement mais bas pour éviter qu’il entende ma voix trembler.

« Je vais mieux…. Merci… Tu ne pouvais pas savoir… Ces gens sont sans pitié… Ne t’excuse pas s’il te plaît… C’est de ma faute j’aurais dut… t’expliquer ce qu’il se passait… et non te sauter dessus en te bâillonnant… mais j’ai eu peur… je m’en excuse… Je m’excuse aussi d’avoir tout saccagé… de t’avoir encore plus fait peur… Et surtout… merci… merci de ne pas m’avoir livrée… de m’avoir couverte… de ne pas m’avoir dénoncée… Pardon de t’avoir effrayé… »

Alors que j’allais continuer sur ma lancée le jeune homme s’arrêta et son teint devint des plus pâle que j’en eu un frisson. Quelques goutes de sang à ses pieds, bon sang et si c’était moi qui lui avait fait ça ? Et si par mégarde je l’avais blessé sans le vouloir ? Un éclat de verre, ou un bout de bois qui l’aurait heurté alors que je laissais exploser ma colère ? Je m’en veux, ça y est je m’en veux. Il était tellement blanc que ça en devenait inquiétant, je regardais autours de moi et d’un geste de la main j’empilais les morceaux de bois dans anciens bancs pour lui en fabriquer un pour qu’il puisse s’asseoir afin qu’il ne tourne pas de l’œil. Je construisis aussi une petite tablette en amenant le bol d’eau bénite et un morceau de tissus provenant de l’autel, tout ça en restant aux côtés de Sherwyn. Je pris doucement sa main tandis que de l’autre, ma main s’ agitait comme pour commander le torchon qui s'imbibait d’eau avant de venir très doucement se poser contre la plaie du jeune homme pour la nettoyer. C’est comme s’il y avait des petites infirmières invisibles qui m’aidaient à la tâche, ou alors que mes instruments avaient pris vit, comme dans Fantasia. C’est alors que je me rappelais qu’il s’était violemment cogné la tête lorsqu’il a ameuté tous les militaires en hurlant qu’il était en danger. Étrange qu’il ne s’en soit pas rendus compte plus tôt. Je caressais doucement sa main tandis que mon torchon nettoyait le sang et faisait office de compresse sur la plaie le temps que celle-ci se calme. Je pris alors une voix douce, avec un regard tendre totalement en opposition avec la peur et la fureur que j’éprouvais tout à l’heure.

« Ça va mieux ? Tu veux boire quelque chose ? Tu te sens comment ? »

C’était un peu, beaucoup, de ma faute s’il était dans cet état là. Si j’avais été plus douce et que je lui avais expliqué les raisons qui m’avaient poussé à le bâillonné comme un vulgaire poulet, il ne se serait pas blessé. En attendant j’abordais maintenant un joli sourire qui se voulait rassurant sur tous les plans. Je regardais ses yeux bleus, un bleu magnifique lorsque l’on se plonge à l’intérieur il est difficile d’en sortir. Ce petit bonhomme avait décidément tout pour lui malgré le fait qu’il prenne la mouche un peu trop vite. Trouillard ? Surement, mais il est tellement mignonnet qu’on lui pardonnerait presque le pire des crimes… j’ai dis PRESQUE !

La plaie finit par s’arrêter de couler et commence à peine à se reconstruire, une chance qu’elle ne soit pas trop profonde. Je fis reposer le torchon dans le bol qui retourna à sa place d’un geste furtif mais précis de la main.
Je souriais au jeune homme qui semblait reprendre petit à petit ses esprits pour mon lus grand soulagement.

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MessageSujet: Re: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Lun 21 Fév - 19:20

    C'est froid... Très froid... Un long frisson me parcouru le dos, partant de la base de ma tête pour mourir au creux de mes reins. Je me rends compte un peu tard que c'est de l'eau et je suis presque trempé. Mais qu'importe, la douleur se fait moins vive et je me demande ce qu'il s'est vraiment passé. Je me rappelle de ce qu'elle m'a dit, que c'était de sa faute et non de la mienne et qu'elle s'excusait. Mon regard s'arrêta quelques minutes sur elle avant que je tente de parler. Elle a l'air un peu inquiète pour moi mais je n'ai aucune envie de la rendre encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'étais déjà. Sa voix est devenue douce d'un coup, comme si elle approchait un animal craintif et fragile. Je ne suis pas le plus courageux du monde mais je n'était absolument pas craintif. Elle me fait penser à Adonis quand il voulait me rassurer, c'est assez troublant je dois dire. Je laissai mes pensées s'enfuir une par une vers mon passé, ce passé avec Adonis que je désirais tellement retrouver ici. Mais quelque chose me dit que c'est tout bonnement impossible car j'ai l'impression qu'il se cache. Et quand je dis mon nom à certaines personnes, ils font comme si je n'existais plus. C'est vraiment bizarre cette histoire et je revins brutalement à la réalité quand je me rendis compte qu'elle attendait sans doute une réponse. Réponse qui ne tarda pas à venir car je dis, rougissant un peu d'avoir été aussi long:

    « Non, ça ira, merci. J'ai juste un peu mal à la tête mais j'ai vu pire. »

    Mouais, ou pas en fait. Mais passons, là n'est pas la question, je tente de me lever mais mes jambes refusent de me tenir debout, sans doute à cause de toutes ses émotions. Mon propre corps se rebelle contre moi, mais où va le monde?! Je vous le demande... Je suppose que je vais devoir attendre et je rougis un peu plus d'avoir montrer autant de faiblesse face à une jeune femme. Je suis un crétin, voilà, c'est dit. Y a plus rien à rajouter, point final.

    Enfin peut être que si, je veux savoir ce qu'il se passe ici, dites moi cela, jeune femme aux cheveux bruns ! Je veux savoir ! Oups, si je n'annonce pas clairement ce que je veux, je vais jamais réussit à l'obtenir. Du coup, je vais devoir ouvrir la bouche comme si j'étais un poisson rouge pour chercher quoi dire et finir par lui demander:

    « Je vais paraître idiot mais... Qu'est ce qu'il se passe ici? C'était qui ces gens? Je suis en ville que depuis quelques jours, j'ai du mal à comprendre. »

    Tout le monde se comporte de manière tellement... Bizarre que je n'ai pas encore pu avoir tous les renseignements voulu. Mais le pire est sans doute le petit sourire de Natacha quand je lui demande si elle sait ce qu'il se passe... Elle me fait froid dans le dos quand elle s'y met. Mais sans elle, je serais sans doute sous un pont ou même mort de faim. Je lui dois beaucoup, il ne faudrait pas que je l'oublie.
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Jenny A. Sheppard
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MessageSujet: Re: Prête moi la force de continuer... (PV Jenny)   Sam 9 Avr - 23:51

Il se réveilla enfin, un peu déboussolé semble-t-il. Le pauvre j’aurais vraiment rien fait pour arranger sa journée à ce petit, pas si petit que ça en fait. Je continuais doucement d’éponger son front pendant qu’il me répondait que ça allait. Vu le teint pâle qu’il avait je préférais ne pas prendre de risque et le laisser assis ici sur le sol contre le mur en lui humidifiant le front. Cela m’étonnerait qu’il ait vu pire, il est bien jeune et de par ses réactions cela se remarque facilement que c’est la première fois qu’il devait gérer une telle situation. Il tenta de se relever mais peine perdue, il retomba aussi sec sur le sol, il est totalement irresponsable ! Ou alors il s’est surestimé… En tous les cas cette situation semble le mettre mal à l’aise


« Arrête de jouer les idiots reste là bouge pas ! T’es encore trop faible pour te lever… Je n’ai pas envie de te revoir tomber dans les pommes ! Reste juste à espérer qu’ils ne reviennent pas. »

Il me demanda alors qui étaient ces gens. Il ne les connait pas ? Pourtant d’après ce que j’ai entendu il semble être le neveu de Natasha… ah cette garce. J’hésite, je ne sais pas si je dois lui dire, s’il me tend un piège où s’il est sincère. Car après tout si ça se trouve s’il s’en est sorti c’est parce que c’était une mise en scène. C’est peut-être pour mieux me piéger !!! Non… non je ne pense pas… il semble si… innocent ?!

« Hum… ce sont des sortes de militaires surentrainés qui traquent les mutants… comme moi, dans le but d’en faire des rats de laboratoire que l’on torture jusqu’à ce qu’ils rendent leur dernier souffle. Évidemment ce genre de lieux est inaccessible pour ceux qui souhaitent y rentrer de leur pleins gré… tsss de toute manière…. Qui voudrait y rentrer de son plein gré en sachant ce qu’il s’y passe, meurtre en série, tortures des plus ignobles, cris de douleurs face à des visages en extases… L’enfer est bien sur terre mon jeune ami… »

C’était bref mais ça résumait bien ce qu’était le Centre sans pour autant le nommer. Le jeune homme commençait à reprendre des couleurs ce qui me rassurait. Soudain je tendis l’oreille entendant des bruits de pas dans les gravillons bordant cette vieille chapelle, je posais un doigt sur la bouche du jeune homme pour tenter d’éclaircir ce bruit. J’entendis alors des bruits de mousquetons claquer contre du métal… Les revoilà. Sans réfléchir plus longtemps j’attrapais le jeune homme que j’entrainais dans l’un des parloirs. La petite pièce était des plus étroites. Généralement on entre qu’à un dedans ! Nous étions plus que serrés l’un contre l’autre, plus ? C’est impossible ! Il faut même que nous respirions en décalé pour pouvoir le faire, je gardais un doigt sur sa bouche pour bien lui faire comprendre qu’il fallait absolument qu’il se taise car je ne garantissais pas notre survie dans le cas contraire. La porte vermoulue grinçât et les hommes pénétrèrent alors dans ce lieu dévasté en écarquillant de grands yeux. On pouvait les apercevoir à travers le grillage en bois de la porte. Ils se forent signe de se disperser dans la pièce… mauvais signe… très mauvais signe…

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